Les portail citoyen et gouvernemental et le programme e-Algérie

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PAR : CARE
24 Décembre 2022

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Le 7 décembre 2022, un portail gouvernemental des services publics a été lancé par le Ministère de la numérisation et des statistiques. Ce dernier fait suite dans son esprit et remplace dans les faits, le portail El Mouwatin, lancé par le MPTIC en 2011. Il répond à la recommandation de l’Axe majeur “A” décrite à la page 27 du Programme e-algérie. 

Le programme e-Algérie a été approuvé par le Gouvernement et lancé le 31 décembre 2008. C’était une initiative ambitieuse, à son époque elle visait la promotion des technologies de l'information et de la communication liées à l'administration en ligne et aux services publics. L'objectif de ce programme était de moderniser l'infrastructure numérique et les processus administratifs du pays et de fournir de meilleurs services aux citoyens.

Le programme comprend 14 axes qui peuvent être regroupés en cinq composantes : infrastructure et équipement, renforcement des capacités, logiciels, formation et gestion, et avantages sociétaux. Infrastructures et équipements visait à assurer la disponibilité d'équipements et d'infrastructures appropriés au sein du ministère des postes, des télécommunications et des technologies de l'information et de la communication, pour permettre une communication directe avec d'autres institutions et permettre ainsi l'interopérabilité.

En outre, le programme devait permette la fourniture des programmes et des services associés à la conception et à la gestion de portails, de sites Web et de bases de données. En se concentrant sur la formation et le management, l'Algérie avait également travaillé pour favoriser les entreprises spécialisées dans les technologies de l'information et de la communication ainsi que la mise en place de centres de données et de systèmes d'information et la formation d'experts dans le domaine des nouvelles technologies sous tous leurs aspects.

Pour qu'e-Algérie devienne une réalité, le gouvernement devait s'assurer qu'il eût disposé des ressources nécessaires. A cet effet, le gouvernement algérien avait prévu un budget d'environ 4,5 milliards d'euros, dont 60% proviennent de fonds publics. Ces fonds devaient être utilisés de plusieurs manières, telles que le développement des infrastructures, les technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement primaire et secondaire, le portail e-gouvernement, les centres d'accès publics à Internet et le travail à distance via des réseaux publics et privés.

Le projet devait devenir un moteur pour créer de nouveaux services pour les citoyens, avec un ensemble de « boîtes à outils » numériques qui facilitent  l'interaction des citoyens avec leur gouvernement. 

Cela comprend de nouveaux outils TIC disponibles sur le portail e-Algérie et le lancement de plus d'un millier de nouvelles actions débouchants sur au moins autant de projets, tels que la soumission directe aux institutions gouvernementales, la mise à disposition de cours et d'éducation en ligne et le paiement des impôts en ligne pour ne citer que ceux-là.

Le programme e-Algérie 2013 représentait un effort majeur de l'Etat pour fournir au pays la technologie dont il avait besoin, pour embrasser le numérique dans toutes ses dimensions. 

Grâce à ce programme, non seulement les citoyens auraient dû avoir la possibilité d'interagir avec leur gouvernement de manière plus efficace, mais le pays dans son ensemble aurait dû voir son infrastructure numérique complète et fonctionnelle dans le temps imparti, il y a de cela 10 ans. 

Il se trouve que le programme e-Algérie 2013 était, en fait mort-né dès janvier 2009! Son histoire est un patchwork d’incompréhensions ayant généré un puzzle de tentatives, plus ou moins heureuses, déserté par l’harmonie qu’aurait permis le mouvement d’ensemble nécessaire à la transition numérique du pays.