L’option d’une sortie de NCA-Rouiba de la Bourse d’Alger «n’est pas d’actualité», selon Slim Othmani, président du conseil d’administration de NCA-Rouiba. «Nous n’avons pas dit que nous comptons nous retirer de la Bourse.

Nous avons dit : si l’Autorité de régulation boursière ne fait pas les efforts qu’il faut pour que notre entreprise soit bien cotée et pour qu’il y ait des transactions normales et une animation normale du titre, l’option de sortie de Bourse serait à considérer évidement avec beaucoup d’attention», a tenu à préciser M. Othmani, jeudi dernier, lors de la présentation du bilan financier 2015 de l’entreprise à l’occasion de l’assemblée générale ordinaire qui s’est tenue à l’hôtel El Djazaïr.

Ce dernier y voit d’un bon œil l’actuel frémissement autour de le place boursière. «Il y a un prise de conscience de la part de tous les acteurs de le nécessité de revoir le fonctionnement de la Bourse d’Alger pour que les entreprises soient valorisées à leur juste valeur et que leurs titres soient animés. Beaucoup de chemin reste à parcourir. Le nouveau ministre des Finances tient à dynamiser la bourse d’Alger et incite tous les acteurs à s’impliquer davantage pour que la bourse soit un outil de financement de l’économie. Pour le moment, ce n’est pas du tout d’actualité, mais si on continue à subir des contrecoups extrêmement fort, on reverra notre position», a-t-il ajouté.

Le président du conseil d’administration de NCA-Rouiba a par la suite fustigé l’attitude de la Banque d’Algérie quant à son projet  d’expansion au Benin, actuellement en «stand-by», suite à l’élection présidentielle dans ce pays. «Il faut dire que la Banque d’Algérie n’a pas répondu du tout à notre demande de nous accompagner sur le projet béninois. La loi nous autorise à faire des investissements. Nous avons demandé une autorisation de transfert d’un million d’euros pour installer notre plateforme logistique. La Banque d’Algérie n’a pas jugé utile de nous répondre», a-t-il déploré,  en soutenant que les opérateurs économiques algériens ont besoin d’une «volonté politique forte» pour conquérir le marché africain. Enfin, Slim Othmani a plaidé en faveur de la révision du système fiscal algérien qui prélève, selon lui, 73% des revenus de l’entreprise. 

H. L.