CARE est un espace de rencontres de type « think-tank »

SLIM OTHMANI, PATRON DE LA NCA-ROUIBA “La désignation d’un intérimaire au FCE n’est pas un signe de renouveau”

avril 14, 2019

© Archives Liberté https://www.liberte-algerie.com/actualite/la-designation-dun-interimaire-au-fce-nest-pas-un-signe-de-renouveau-313470 Chef d’entreprise connu, Slim Othmani, patron de la NCA-Rouiba, nous livre dans cet entretien son appréciation sur les changements opérés récemment au sein du FCE, ainsi que sur les urgences économiques auxquelles doit faire face le prochain gouvernement. Liberté : Comment appréhendez-vous les chamboulements qui s’opèrent actuellement au sein de  la communauté d’affaires locale et notamment dans l’organisation de la plus importante association patronale du pays, le FCE en l’occurrence ? Slim Othmani : Ce n’est pas un chamboulement, c’est le cours normal des choses. Quand un patronat s’est autant compromis avec le pouvoir au point d’en devenir un démembrement, on ne pouvait s’attendre qu’à son quasi-démantèlement, en même temps que celui du pouvoir. Il faut bien prendre conscience que dans le “Irouhou gaâ” (ils partiront tous, ndlr), le FCE faisait bien partie de la liste des appelés à dégager. La désignation d’un président intérimaire pour une période de 90 jours, contre la volonté de la vieille garde du Forum, reflète l’application stricte du règlement intérieur de cette organisation, mais ne représente nullement un quelconque renouveau, ni une réelle remise en question. En parallèle, les discussions quant à l’opportunité de la création d’un nouveau patronat, latentes depuis 2014, ont repris de plus belle. Je ne peux que m’en réjouir. La situation économique du pays inquiète grandement en cette phase de transition politique. Quelles sont, selon vous, les priorités à prendre en charge en urgence en ce contexte particulier ? L’inquiétude est largement justifiée et la liste des mesures à prendre est bien trop longue. Heureusement que les priorités sont claires pour beaucoup d’entre nous. En revanche, leur mise en œuvre représentera un véritable défi pour le prochain gouvernement. La légitimité de ce gouvernement sera l’élément central de l’acceptation des mesures et des réformes à mettre en œuvre. À la lumière de l’état des lieux des finances publiques et de la situation de l’économie en général, le gouvernement aura pour mission première d’échafauder des scénarios, de communiquer le plus largement possible et surtout d’opter pour le programme le moins contraignant pour les couches sociales défavorisées. Car quel que soit le scénario adopté, ce sera inévitablement celui de l’austérité. À titre d’illustration, plusieurs mesures devront être prises pour retrouver un équilibre budgétaire normatif, à commencer par la révision du train de vie de l’État, l’adoption d’un plan de réduction progressif des subventions, ainsi que la prise en charge du problème de l’économie informelle qui représente plus de 50% de l’économie. Pour ce qui est de la balance des paiements, il faudra sérieusement se pencher sur le climat des affaires, afin d’accélérer la diversification, et d’accroître l’attractivité du pays vis-à-vis des IDE. Les institutions de l’État sont-elles suffisamment crédibles pour entreprendre des démarches judiciaires contre des faits avérés ou suspectés de corruption, d’enrichissement illicite ou de transferts illégaux de devises ? Elles se sont, certes, discréditées, ces dernières années, en se mettant au service du pouvoir, mais pouvaient-elles faire autrement après l’accaparement du pouvoir par le clan Bouteflika ? Si certains ont résisté, car il doit y en avoir, d’autres ont payé cher leur attachement à leurs valeurs, à l’éthique de […]

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Slim Othmani dans Les Echos : « Ce véritable coup d’Etat va durcir la contestation en Algérie »

mars 12, 2019

L’entrepreneur algérien et président de Care, estime que la décision du régime est contraire à la Constitution. Il minimise les risques de déstabilisation du pays ou d’émigration.

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CLASSEMENT ÉTABLI PAR L’UNIVERSITÉ DE PENNSYLVANIE Care au 33e rang sur 103 think tanks de la région Mena

février 6, 2019

https://www.liberte-algerie.com/radar/care-au-33e-rang-sur-103-think-tanks-de-la-region-mena-308940  Le Care (Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise) vient d’être classé au 33e rang sur 103 think tanks de la région Moyen-Orient Afrique du Nord pour l’année 2018, par le “Think Tanks and Civil Societies Program” (TTCSP) de l’université de Pennsylvanie. Care encourage et contribue à toutes les actions favorisant la création et l’émergence de l’entreprise, notamment par la réalisation et la diffusion d’études et de réflexions auprès des médias et des relais d’opinion. Depuis sa création, ce réservoir d’idées plaide pour l’amélioration des conditions de développement économique et social du pays, la communication et la promotion de toute initiative économique positive.    

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Casbah Tribune: CARE classé 33e sur 103 think tanks de la région MENA

février 5, 2019

http://casbah-tribune.com/care-classe-au-33e-sur-103-think-tanks-de-la-region-mena/ 05/02/2019 Casbah Tribune Le think tank algérien CARE a été classé au 33e rang sur 103 think tank mondiaux de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient pour l’année 2018, selon un communiqué transmis à notre rédaction. Ce classement annuel a été effectué par le « Think Tanks and Civil Societies Program » (TTCSP) qui est affilié à l’Université de Pennsylvanie aux Etats-Unis. Le Cercle d’Action et de Réflexion autour de l’Entreprise CARE a été fondé en 2000 par Slim Othmani et Samy Boukaila. Selon Slim Othmani, contacté par nos soins, l’idée est née de cette volonté de ne pas vouloir une association patronale mais un espace pour avoir des discussions autour des questions économiques. « Ce classement prouve que nous sommes vus et regardés au niveau national et international, et que nos publications sont analysées », affirme Slim Othmani à Casbah Tribune. Il ajoutera que CARE a une vue très objective de la situation économique de l’Algérie.  

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Slim Othmani :“Contourner économiquement la fermeture des frontières entre l’Algérie et le Maroc est possible”(CEE)

janvier 22, 2019

https://www.maghrebemergent.info/contourner-economiquement-la-fermeture-des-frontieres-entre-lalgerie-et-le-maroc-est-possible-cee/   « En termes de statistiques, après la fermeture des frontières, le volume des changes entre l’Algérie et le Maroc a augmenté », assure Mourad Goumiri. Le Café des Experts économiques (CEE) de Radio M, a reçu cette semaine le P-DG de NCA Rouiba et président du think-tank Care, Slim Othmani, pour débattre de la question de la fermeture des frontières terrestres entre l’Algérie et le Maroc. Pour l’invité du CEE, Salim Othmani, tout le monde présente la fermeture des frontières comme le ‘’nœud gordien’’ de l’intégration maghrébine. A ce propos, il a évoqué la proposition du ‘’Corridor économique’’. Il a indiqué que « le contournement politique existe et on le retrouve  de par le monde, comme c’est le cas  pour la Corée du Nord avec le Corée du Sud, la Chine avec Hong Kong et d’autres pays du monde qui ont pu contourner les décisions politiques et permettre que des échanges commerciaux se fassent ». Ferhat Ait Ali, a expliqué, quant à lui,  qu’il existait un accord de l’UMA définissant les règles d’intégration maghrébine même avec des closes douanières. « Le Maroc n’est pas exclu des accords de l’UMA. Donc l’intégration du Maroc a toujours été dans l’esprit des décideurs de tous les pays Maghrébins », a-t-il souligné en ajoutant qu’aujourd’hui cette contrariété d’ordre politique et sécuritaire, « ne peut être expliquée par des considérations d’ordre économique». Pour sa part, Mourad Goumiri a indiqué que le commerce mondial se fait à 80% par voie maritime. « En termes de statistiques, après la fermeture des frontières, le volume des changes entre l’Algérie et le Maroc a augmenté », a-t-il expliqué, en indiquant, dans ce sens, que la fermeture des frontières terrestres « ne pénalise pas autant les échanges commerciaux entre les deux pays mais son impact est plus négatif sur le volet humain ».

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« La qualité des institutions, vecteur de la diversification de l’économie algérienne ». Zoubir BENHAMOUCHE. 29 janvier 2019. Sofitel

janvier 20, 2019

Comprendre pourquoi les économies nord-africaines ne se développent pas de manière aussi dynamique que d’autres pays émergents pour générer suffisamment d’emplois est une question centrale. Depuis la crise financière de 2008, l’écart entre la croissance de l’emploi et la croissance globale de la population active s’est creusé de manière constante, engendrant un chômage endémique. La transformation structurelle en Afrique du Nord demeure beaucoup trop lente pour répondre aux défis de développement de la sous-région, et notamment en Algérie dont l’économie est encore dominée par le secteur des hydrocarbures. Par ailleurs, la productivité du travail en Afrique du Nord, et en Algérie notamment, enregistre une croissance très faible. Zoubir Benhamouche nous présentera un nouvel angle d’approche, celui des distorsions, pour comprendre comment la qualité des institutions permet de comprendre l’évolution structurelle de l’économie algérienne. Il nous présentera également des pistes de réformes. Panéliste: Mouloud Hedir, expert des politiques commerciale, Care Modération: Mohand TOUAZI, Care. Le teaser PPT Z. Benhamouche 290119 PPT M. Hedir 290119 Revue de presse Album-photos

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Slim Othmani. Patron de NCA-Rouiba : «L’impact social de la dépréciation ne doit pas être négligé»

décembre 18, 2018

photo : H. Lyes  AKLI REZOUALI in El Watan. 16 DÉCEMBRE 2018 À 11 H 05 MIN Le patron de la Nouvelle conserverie algérienne (NCA)-Rouiba, Slim Othmani, aborde dans cet entretien les difficultés que fait peser la dépréciation du dinar sur la trésorerie et l’activité des entreprises de production.   La crise financière que traverse le pays depuis fin 2014 a fait chuter drastiquement la valeur du dinar. Quelles en sont les répercussions sur les entreprises de production ? Les répercussions sont multiples. En effet, compte tenu du caractère extraverti de notre tissu économique (dominé par les importations de produits finis et de matières premières), les effets furent quasi immédiats dans le sens où cette dépréciation a induit une réelle perte de productivité à peine partiellement compensée par une hausse des prix de vente. Mais aussi une dégradation de notre trésorerie avec tout ce que cela implique au niveau du cycle financier. Nos clients nous payent moins rapidement et nous payons moins rapidement nos fournisseurs, qui inquiets se mettent à réclamer davantage de sécurité pour leurs paiements, etc. C’est une spirale infernale, dont il est difficile de sortir dans un contexte économique aussi perturbé. Quelle stratégie adoptez-vous en tant que producteur pour faire face aux fluctuations du taux de change de la monnaie nationale ? L’achat de devises à terme n’étant pas encore généralisé et maîtrisé, nous avons cherché avant tout à rediscuter avec nos principaux fournisseurs afin d’obtenir des baisses de prix susceptibles d’amortir les effets de cette dépréciation et surtout à rallonger nos délais de paiement. Le succès de cette première démarche, compte tenu du contexte international, fut mitigé. Il va sans dire que n’ayant aucune visibilité sur le court et le moyen termes, nous nous sommes engagés dans un processus de réduction des charges et de gains de productivité assez agressif. L’impact social de cette dépréciation ne doit en aucun cas être négligé. Un fort renchérissement des prix des produits locaux peut-il être évité, si la dépréciation du Dinar se poursuit ? C’est une utopie que les politiques essaient de faire croire à l’opinion publique. Dans l’inconscient collectif, appuyé par un fort discours démagogique, on induit en erreur l’opinion au sujet des marges des industriels algériens. Un audit rigoureux de l’industrie algérienne mettrait à nu l’état de sinistralité dans lequel se trouve notre tissu industriel. Pour rappel, les marges servent à rémunérer le capital, soutenir la croissance par des investissements et de l’innovation, puis bâtir un matelas de sécurité pour amortir le choc des périodes difficiles. Dans l’état actuel, j’émets des doutes quant à la concrétisation de ses trois objectifs. La politique d’ajustement du taux de change qu’observe actuellement la Banque centrale est-elle inadaptée, selon vous, aux besoins de promouvoir la production locale ? Certes, cet ajustement nous offre un répit, nous permettant tout de même de mettre en œuvre sereinement nos plans de sauvegarde. Cependant, la dépréciation est bien là, alors que les prix de vente n’ont quasiment pas bougé. Une équation difficilement supportable.   https://www.elwatan.com/edition/actualite/slim-othmani-patron-de-nca-rouiba-limpact-social-de-la-depreciation-ne-doit-pas-etre-neglige-16-12-2018      

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