Interventions des membres de care dans la presse nationale

Le ministre des finances Abderahmane Benkhalfa est remonté au front mercredi à l'APN pour rassurer les députés sur quant à certaines dispositions contenues dans le projet de loi de

finances 2016 jugées antipopulaires.

Face aux députés, dont beaucoup veulent donner un coup à certains articles de ce PLF2016, dont particulièrement l'article 71 ou la proposition de hausse des prix des carburants et de l'électricité, il a répondu que le gouvernement a une "vision prospective" de l'économie du pays qu'il "maîtrise parfaitement". Et ce en dépit de la baisse des prix du pétrole. Pour autant, le gouvernement doit ''gérer avec prudence" ses ressources, a-t-il dit.

Le premier argentier du pays a cru bon d'ajouter dans une ambiance survoltée que ''nous avons les pronostics sur la situation financière du pays sur les trois prochaines années, mois par mois. Une situation que nous maîtrisons parfaitement". Il a expliqué sur la question des revenus des hydrocarbures que leur gestion devrait se faire avec prudence dans un contexte de baisse des prix.

L’empreinte de l’oligarchie

Rassurant, il ajoute que l'Algérie a pu ramener le montant de ses investissements additionnels dans les infrastructures de base de 4.700 milliards DA sur la période 1990-2000 à 18.000 mds DA en 2000-2009 avant d'atteindre 25.000 mds DA en 2009-2014. "L'Etat a investi dans la prospérité sociale.

C'est vers cela qu'a été orienté l'argent du pétrole", a soutenu le ministre, en indiquant que grâce à ces réalisations, l'Algérie est classée 93ème pays au monde sur un total de 187 dans l'indicateur du développement humain (IDH) du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud). En face, les députés du parti des travailleurs et du FFS n'ont pas chômé.

Les salves les plus directes viendront de Smail Kouadria, chef de file du groupe parlementaire du PT. L'ex secrétaire général du syndicat des travailleurs du complexe sidérurgique d'El Hadjar (Annaba) va droit au but et dénonce ’l’empreinte de l’oligarchie sur loi de finances 2016.

Fustigeant l’ouverture du capital des entreprises publiques aux étrangers, il a tenu à rappeler le sort d'El Hadjar, dont l’indien Arcelor-Mitall n’a pas su améliorer la rentabilité.

Le FFS : quid des surfacturation et de la fuite des capitaux ?

Le FFS garde également le cap et met en avant son inquiétude sur certaines dispositions du PLF2016. M. Chaafa Bouaiche, président du groupe parlementaire du parti estime que ‘’toutes les questions relatives à la surfacturation et à la fuite des capitaux n’ont pas été prises en considération dans le PLF2016.‘’


Avant de dénoncer le fait que c’est au peuple algérien (à travers la hausse des taxes) de payer les frais des errements de la gestion des recettes pétrolières.

Les réponses ne tardent pas à tomber: ''l’argent du pétrole -des années précédentes- a été utilisé dans la construction des infrastructures nécessaires au développement de l’Algérie'', réplique M. Benkhaklfa, qui rappellera que des milliers d’écoles et des universités ont été bâties, outre la réalisation d’infrastructures routières et l’extension des réseaux télécoms.

L'article 71 en question

Sur l'article 71, qui propose l'introduction d'un "mécanisme budgétaire" permettant au ministre des Finances d'annuler ou de geler des projets à travers des "décrets d'ajustement", M. Benkhalfa explique que cette pratique vise à consacrer le principe d'une gestion "prudente" des ressources de l'Etat.

Selon lui, cela va contribuer à diversifier les ressources de financement puisqu'il n'est plus possible de continuer à financer l'investissement par le budget uniquement. Il a enfin rappelé que la règle des 51/49% régissant l'investissement étranger est non seulement maintenue, mais aussi élargie au commerce de gros et aux services.

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