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Qatar : L’aggravation de la crise diplomatique pourrait faire flamber les prix de pétrole et du gaz

juin 5, 2017

WASHINGTON- L’aggravation de la crise diplomatique  autour du Qatar pourrait aiguiser l’appétit des grands consommateurs de  brut et de gaz et conduire à une flambée des cours sur les marchés, ont  prédit dimanche plusieurs analystes aux Etats-Unis. Pour l’instant, la rupture des relations entre le Qatar et ses voisins du  Golfe « n’a eu aucun impact immédiat sur l’appétit des grands consommateurs,  mais si les tensions s’aggravent les cours de pétrole pourraient augmenter  ce qui pourrait avoir une incidence sur les prix du gaz », prévoit le Wall  Street Journal, citant des analystes pétroliers. Selon le quotidien économique américain,  » la réponse relativement calme  des marchés  » à la décision des pays du Golfe de rompre leur relation avec  le Qatar  » reflète le fait que ce pays n’est pas un important producteur de  pétrole « . Avec une production quotidienne de 618.000 barils par jour, le Qatar  représente environ 2% de la production de l’organisation des pays  exportateurs de pétrole. En revanche, ce petit Etat de la péninsule arabique joue un rôle vital sur  les marchés gaziers internationaux en tant que premier exportateur mondial  de gaz naturel liquéfié. En 2016, il a exporté 77,2 millions de tonnes de  GNL, soit l’équivalent d’un tiers de l’offre mondiale, selon l’Union  internationale du gaz.  » Comme la plupart des contrats gaziers à long terme sont encore indexés  sur le pétrole, cela pourrait augmenter les prix du GNL contractés », a  déclaré Kelvin Li, analyste, spécialiste du gaz au groupe Lantau. L’entreprise japonaise, Jera Co, plus grand importateur mondial de GNL, a  déclaré lundi qu’elle surveillait de près les risques géopolitiques qui  peuvent résulter de cette crise diplomatique en indiquant avoir reçu des  assurances de Qatar Gas sur le maintien de ses approvisionnements vers le  Japon. Bien que le Qatar ne soit pas un grand producteur de pétrole, le risque  que ce pays abandonne l’accord de réduction de production convenu entre les  membres de l’Opep pourrait provoquer un effet domino. « Si le Qatar se retire de l’accord de réduction de l’offre, d’autres  producteurs, déjà angoissés par la perte de leurs parts de marché, peuvent  suivre son exemple « , avance le Wall Street Journal. Les retombées de cette crise diplomatique pourrait « laisser peu de raisons  au Qatar de maintenir son quota de production « , relève Phin Ziebell,  l’économiste de National Australia Bank. La crise devrait pousser les prix à la hausse mais va  » nuire à l’unité de  l’Opep « , estime, de son côté Monica Defend, responsable chez Pioneer  Investments en relevant dans un entretien accordé à Bloomberg que « les  impacts majeurs de cette crise seront cruciaux « . Mais pour l’analyste londonien, Abdulsamad Al-Awadhi, la crise  diplomatique ne va pas impacter l’entente au niveau de l’Opep qui a su  durant les années précédentes surmonter les différends politiques entre ses  membres.  » Ce n’est pas la première fois que l’Opep connaisse un clivage politique  entre ses pays membres, et ce ne sera pas le dernier », a déclaré Al-Awadhi,  à l’Agence américaine Bloomberg.  » L’OPEP a traversé de nombreux conflits politiques et militaires entre  ses membres et cela n’a jamais eu d’impact sur le flux de travail de  l’organisation ni […]

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M. Guitouni s’entretient avec le P-dg de la société pétrolière libyenne NOC

juin 5, 2017

ALGER – Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a reçu lundi à Alger le P-dg de la société nationale pétrolière de la Libye (NOC), Mustapha Sanallah, a indiqué un communiqué du ministère. « Les deux parties se sont entretenues sur l’état des relations de coopération et de partenariat entre Sonatrach et NOC ainsi que sur l’exploration et l’identification des opportunités d’affaires et d’investissement dans des projets concrets à développer notamment dans le secteur des hydrocarbures », a souligné la même source. Pour rappel, M. Sanallah a également été reçu lundi par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel. A l’issue de l’audience que lui a accordée M. Messahel, le P-dg de la NOC a déclaré à la presse que l’entrevue avait été « l’occasion d’examiner la situation économique en Libye notamment du secteur du pétrole et de l’énergie, épine dorsale de l’économie libyenne », soulignant le rôle important attendu de l’Algérie pour la stabilité de la Libye et de son secteur pétrolier. M. Sanallah a dit avoir informé M. Messahel de la conjoncture actuelle et des difficultés auxquelles est confronté le secteur pétrolier au vu de la crise sécuritaire qui secoue la Libye, qualifiant « d’extrêmement importants » l’avis et les observations de M. Messahel pour la protection des ressources et des plateformes pétrolières et la préservation de l’unité de la compagnie nationale pétrolière de Libye, d’autant que « l’Algérie et la Libye ont des frontières et des champs (pétroliers) communs ». Par ailleurs, le responsable libyen a évoqué les consultations politiques interlibyennes et « le rôle constructif de l’Algérie dans la réunification des belligérants libyens pour la stabilité du pays et de son économie ».  M. Sanallah a tenu, à cette occasion, à exprimer « ses remerciements à l’Algérie, gouvernement et peuple, pour tout l’intérêt accordé à la Libye et pour les efforts déployés pour le règlement de la crise ».  « L’Algérie qui supervise le dialogue entre un groupe de pays sur la crise en Libye a un rôle important à jouer pour la stabilité de la Libye et de son secteur pétrolier, fondement de son économie », a-t-il soutenu.  Source: APS

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Raffinerie d’Alger: le conflit entre Sonatrach et TechnipFMC « définitivement réglé »

juin 5, 2017

ALGER – Le groupe Sonatrach et la société d’ingénierie pétrolière et gazière TechnipFMC ont annoncé lundi le règlement définitif de leur litige lié aux travaux de réhabilitation de la raffinerie d’Alger, a indiqué Sonatrach dans un communiqué. « Sonatrach et TechnipFMC ont décidé de régler de manière complète et définitive tous les différends relatifs à la résiliation du contrat de réhabilitation de la raffinerie d’Alger, et de mettre fin immédiatement à la procédure d’arbitrage », lit-on dans le communiqué. Sonatrach « a exprimé sa satisfaction d’être parvenu à un accord définitif qui met un terme à un contentieux préjudiciable aux deux entreprises », note le groupe pétrolier national. Pour sa part, le président exécutif de TechnipFMC, Thierry Pilenko, a déclaré « être très heureux d’être parvenu au règlement final et amiable du litige ».  Cet accord, a-t-il poursuivi, « est satisfaisant pour les deux parties et nous permet, désormais, de regarder ensemble vers l’avenir ».Pour rappel, la raffinerie de Sidi R’zine d’Alger, une fois remise en service, devrait voir sa capacité de production en gasoil passer de 737.000 tonnes/an à 1,18 million de tonnes/an ainsi qu’un doublement de la capacité de production de l’essence super avec une hausse conséquente des capacités de stockage de carburants.  Source: APS

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mai 29, 2016

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