CARE est un espace de rencontres de type « think-tank »

CARE en appelle à la poursuite de la mobilisation pacifique de la population algérienne

mars 12, 2019

COMMUNIQUE 12 mars 2019 CARE en appelle à la poursuite de la mobilisation pacifique de la population algérienne.   Dans son communiqué daté du 1er mars 2019, CARE, le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise, avait salué la réaction salutaire de la population algérienne ; celle-ci, dans un sursaut remarquable de dignité et de maturité politique, a dénoncé la mascarade humiliante du cinquième mandat d’un Président gravement malade, et les risques qu’elle laissait peser sur le destin du pays et sur ses perspectives de développement économique et social. La mobilisation exceptionnelle des jeunes femmes et des jeunes hommes algériens, et leurs aînés à leur côté, a eu un retentissement mondial authentique qui, pour la première fois depuis longtemps, a forcé le Président en place et le clan qui l’entoure à renoncer formellement à leur funeste projet. Néanmoins, ce retrait purement tactique a été accompagné d’un habillage douteux, sous la forme de sept propositions aussi incohérentes qu’irréalistes, dont la seule finalité est celle de la pérennité aux commandes d’une équipe qui, après avoir exercé le pouvoir sans partage vingt années durant, aura lamentablement échoué après avoir surtout fait montre de son incompétence et de sa corruption. Son mandat venant à échéance, la sagesse voudrait que le Président en exercice se retire tout simplement. L’article 7 de la constitution dispose que : « Le peuple est la source de tout pouvoir. La souveraineté nationale appartient exclusivement au peuple ». En procédant unilatéralement à l’arrêt du processus électoral et au prolongement de son mandat, au mépris des dispositions de la constitution en vigueur, il a mis en danger les institutions de notre pays. Rien que pour cette raison, il s’est de lui-même disqualifié pour la recherche de solutions pour l’avenir. Les membres de CARE, s’ils déplorent l’absence affligeante de réaction formelle du Conseil constitutionnel, n’ont pas de doute que la société algérienne, riche de sa diversité, de son enracinement civilisationnel et de la détermination de tous ses enfants, dispose largement des moyens de surmonter, dans le consensus, les défis qui sont les nôtres. Par ailleurs, en raison même de la vocation qui est la sienne, CARE exprime sa très forte inquiétude face à la détérioration sans précédent des grands équilibres de notre économie et, en particulier, du budget de l’Etat algérien. Le gouvernement en place jusqu’ici, s’était enfermé dans une forme de fuite en avant avec l’option dangereuse du financement par la planche à billet de déficits abyssaux du Trésor public, une option qui signe, par là-même, le constat de sa faillite économique. Le communiqué Présidentiel du 11 mars 2019, en engageant le pays sur un chemin aventureux, tourne le dos au nécessaire consensus sur les réformes économiques promises depuis longtemps et jamais mises en œuvre ; surtout, il ne crée pas les conditions du retour rapide à la stabilité et à la confiance des investisseurs nationaux et internationaux, dont l’engagement est la seule voie ouverte pour le redressement économique et la diversification dont notre pays a un urgent besoin. Enfin, il nous faut rappeler que, en l’état actuel de dégradation des comptes publics, la disponibilité de réserves de change encore […]

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Ali Kahlane au Soir d’Algérie: L’intelligence artificielle serait-elle une opportunité qui permettra à l’Algérie de faire le saut technologique?

janvier 10, 2019

https://docs.google.com/document/d/1R07JbJ9wOdQ03SEuIZYI86-9w9rZe0ZdCNUX_MGy0hE/edit?usp=sharing L’intelligence artificielle envahit notre quotidien. Elle est désormais bien loin du concept effrayant qu’elle avait autrefois. Elle est en train de nous montrer qu’elle peut rendre notre vie beaucoup plus facile. Nous avons tous constaté la popularité et l’efficacité des traductions instantanées, des compagnons vocaux ou de quelle manière Facebook l’utilise pour améliorer les résultats des campagnes publicitaires et/ou électorales. En Algérie, 85% des utilisateurs de téléphones connectés savent depuis longtemps que leur smartphone comprends ce qu’on lui dit et qu’il reconnaît leur visage. Des entreprises de commerce électronique algériennes, nous suggèrent déjà des articles et produits à acheter bien avant que nous y pensions nous-mêmes. L’Intelligence Artificielle avec la puissance des algorithmes, surveille notre santé avec des objets connectés, gère aussi notre sécurité en détectant bien à l’avance tout ennemi et menaces ou cybermenaces, elle peut y donner une contre attaque bien plus vite et bien plus efficacement que celle que nous pourrions faire nous-mêmes. Pour répondre à nos questions sur ce sujet et l’impact que cela pourrait avoir sur notre pays, Ali Kahlane, consultant en transformation et maturation numérique et ancien professeur à l’Ecole Militaire Polytechnique (Ex. ENITA), a été sollicité pour nous éclairer sur cet aspect mystérieux de l’informatique qui relevait, il n’y pas si longtemps de la science fiction mais qui est en train de bouleverser nos vies à un rythme jamais égalé par aucune autre science auparavant. Q : Sommes-nous en train de vivre une autre révolution avec cet accélération du développement du numérique attisée par les derniers  progrès de l’intelligence artificielle? Ali Kahlane : Une révolution est effectivement en train de se produire sous nos yeux depuis le milieu du siècle dernier. Elle s’appuie sur la troisième révolution, celle de l’électronique et des TIC. Elle a eu un développement exponentiel et s’est accélérée au début des années 2000. Elle se nourrit de la convergence de toutes les technologies, en les intégrant systématiquement dans son sillage. Les lignes de démarcation qui prédominaient jusqu’à présent sont en train de se brouiller et l’organisation en “silo” qui existait entre toutes les technologies, est en train de disparaître. L’intelligence artificielle est en train de rapprocher et de confondre de plus en plus les sphères physiques et biologiques en les conjuguant avec le tout numérique. En plus de l’informatique, l’IA utilise les mathématiques pour la conception de ses algorithmes, les neurosciences pour la modélisation du fonctionnement du cerveau humaine et même la philosophie pour inclure l’éthique et l’humain dans ses processus. Ce sont autant de domaines et sujets de recherche pour nos universités pour peser un tant soit peu dans cette révolution. Q : L’ordinateur sous toutes ses formes, avec ses algorithmes, ses logiciels et un accès illimité aux données massives, serait-il en train de mimer le cerveau humain avec ses réseaux de neurones ? Le moteur de cette intégration hors du commun est bien sûr le fait de l’ordinateur, dont la vitesse de traitement flirte avec celle de la lumière et dont les principes de fonctionnement se rapprochent effectivement de plus en plus de ceux du cerveau humain. Avec une différence tout de même, l’ordinateur a la […]

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Slim Othmani. Patron de NCA-Rouiba : «L’impact social de la dépréciation ne doit pas être négligé»

décembre 18, 2018

photo : H. Lyes  AKLI REZOUALI in El Watan. 16 DÉCEMBRE 2018 À 11 H 05 MIN Le patron de la Nouvelle conserverie algérienne (NCA)-Rouiba, Slim Othmani, aborde dans cet entretien les difficultés que fait peser la dépréciation du dinar sur la trésorerie et l’activité des entreprises de production.   La crise financière que traverse le pays depuis fin 2014 a fait chuter drastiquement la valeur du dinar. Quelles en sont les répercussions sur les entreprises de production ? Les répercussions sont multiples. En effet, compte tenu du caractère extraverti de notre tissu économique (dominé par les importations de produits finis et de matières premières), les effets furent quasi immédiats dans le sens où cette dépréciation a induit une réelle perte de productivité à peine partiellement compensée par une hausse des prix de vente. Mais aussi une dégradation de notre trésorerie avec tout ce que cela implique au niveau du cycle financier. Nos clients nous payent moins rapidement et nous payons moins rapidement nos fournisseurs, qui inquiets se mettent à réclamer davantage de sécurité pour leurs paiements, etc. C’est une spirale infernale, dont il est difficile de sortir dans un contexte économique aussi perturbé. Quelle stratégie adoptez-vous en tant que producteur pour faire face aux fluctuations du taux de change de la monnaie nationale ? L’achat de devises à terme n’étant pas encore généralisé et maîtrisé, nous avons cherché avant tout à rediscuter avec nos principaux fournisseurs afin d’obtenir des baisses de prix susceptibles d’amortir les effets de cette dépréciation et surtout à rallonger nos délais de paiement. Le succès de cette première démarche, compte tenu du contexte international, fut mitigé. Il va sans dire que n’ayant aucune visibilité sur le court et le moyen termes, nous nous sommes engagés dans un processus de réduction des charges et de gains de productivité assez agressif. L’impact social de cette dépréciation ne doit en aucun cas être négligé. Un fort renchérissement des prix des produits locaux peut-il être évité, si la dépréciation du Dinar se poursuit ? C’est une utopie que les politiques essaient de faire croire à l’opinion publique. Dans l’inconscient collectif, appuyé par un fort discours démagogique, on induit en erreur l’opinion au sujet des marges des industriels algériens. Un audit rigoureux de l’industrie algérienne mettrait à nu l’état de sinistralité dans lequel se trouve notre tissu industriel. Pour rappel, les marges servent à rémunérer le capital, soutenir la croissance par des investissements et de l’innovation, puis bâtir un matelas de sécurité pour amortir le choc des périodes difficiles. Dans l’état actuel, j’émets des doutes quant à la concrétisation de ses trois objectifs. La politique d’ajustement du taux de change qu’observe actuellement la Banque centrale est-elle inadaptée, selon vous, aux besoins de promouvoir la production locale ? Certes, cet ajustement nous offre un répit, nous permettant tout de même de mettre en œuvre sereinement nos plans de sauvegarde. Cependant, la dépréciation est bien là, alors que les prix de vente n’ont quasiment pas bougé. Une équation difficilement supportable.   https://www.elwatan.com/edition/actualite/slim-othmani-patron-de-nca-rouiba-limpact-social-de-la-depreciation-ne-doit-pas-etre-neglige-16-12-2018      

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L’employabilité et la performance économique et sociale dans un monde en transformation.Lucien DESCOFFRES -Frederic CALAS -M’hamed KOUIDMI – Agustin RODRIGUEZ. 08 Octobre 2018

octobre 2, 2018

Partant du constat des différentes mutations économiques, des pressions démographiques et de la menace du tarissement du pétrole, force est de dire que la société algérienne se trouve dans une situation de perplexité croissante face au marché de l’emploi mais aussi de son système d’enseignement supérieur, auquel elle demande chaque fois plus de résultats concrets. Comment dès lors améliorer l’employabilité des jeunes diplômés dans un contexte où de nombreuses inconnues pèsent dans l’équation ?

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Le président Slim Othmani présente ses vœux

décembre 28, 2017

Chers ami(e)s Nous quittons une année particulièrement difficile pour notre pays. Notre économie entre de plain-pied dans une crise durable qui aurait pu être évitée pour peu que nos dirigeants aient eu la sagesse d’engager les réformes nécessaires à sa diversité. Pourtant ce n’est pas faute, pour les intelligences vives de notre pays, d’en avoir sollicité l’engagement depuis de nombreuses années, en particulier au moment où nous pouvions le faire dans le confort. L’entêtement de nos dirigeants d’en reporter sine die le lancement oblige notre pays à les engager dans la contrainte et peut-être les larmes. L’image que CARE renvoie auprès de nos concitoyens, la confiance que nous témoigne l’opinion publique et que confirme aussi bien les nombreuses personnes toujours présentes à nos LMC que les associations professionnelles et les organisations patronales qui ont rejoints le PREE, ne sont-ils pas la preuve de la justesse de nos engagements ? Nos partenaires étrangers, en nous témoignant leur soutien concret, ne s’y trompent pas ; avec l’appui des uns et la confiance des autres, nous continuerons à agir et à militer pour faire de notre économie nationale une économie saine et florissante, productrice de richesses et de nombreux emplois. A l’orée de la nouvelle année, souhaitons-nous et à nos familles, tout le bonheur que nous méritons; que nos efforts soient récompensés pour le bien-être de nos concitoyens et plein de succès pour l’économie de notre cher pays. Bonne année à tous. Slim Othmani. Président de CARE Télécharger le message en format PDF

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Energies renouvelables: une nouvelle stratégie prochainement

juin 6, 2017

ALGER- La ministre de de l’Environnement et des Energies  renouvelables, Fatma Zohra Zerouati a annoncé lundi à Alger, une nouvelle  stratégie en matière d’énergies renouvelables tenant compte les défis  climatiques et économiques qui se posent aujourd’hui à l’Algérie.  « Une nouvelle stratégie en matière d’énergies renouvelables sera élaborée  en tenant compte, sur orientations du Premier ministre, les défis qui se  posent l’Algérie, d’une part et la conjoncture économique qui impose ce  type d’énergie pour le développement d’une économie alternative, d’autre  part », a indiqué la ministre en marge de l’inauguration du nouveau siège de  l’Agence Nationale des Déchets. Précisant que la priorité sera accordée au Sud au vu du potentiel énorme  qu’il offre dans ce domaine, la ministre a fait état de consultations en  cours entre son département et des experts pour l’étude de cette stratégie  qui englobe tous les secteurs. « Nous  devons faire en sorte que toute étape  franchie soit une réussite », a-t-elle ajouté. Le secteur de l’Environnement était rattaché avant l’avènement du nouveau  gouvernement aux Ressources en Eau alors que les Energies renouvelables  dépendaient du secteur de l’Energie.     Concernant l’Environnement, Mme Zerouati a mis l’accent sur la  « priorité » que constitue l’élimination des Déchets notamment des points  noirs et la lutte contre le gaspillage, plus particulièrement, du pain dont  le prix est subventionné. « Nous ne pouvons continuer à jeter les déchets et à gaspiller. Il est  important de lutter contre ces comportements », a-t-elle renchéri avant de  rappeler que 16 000 baguettes de pain sont jetées quotidiennement dans les  poubelles.   Concernant les centres d’enfouissement technique (CET), Mme Zerouati a  indiqué qu’un état des lieux sera effectué tout en se penchant sur les  problèmes qui se posent au niveau de la gestion, annonçant la réception du  deuxième bassin dans les tous prochains jours d’une capacité de trois millions de m3 pour une durée de dix ans. A Alger, sera réceptionnée prochainement une unité de lavage et de  transformation des sacs en plastique à raison de 2 tonnes par jour.  Par ailleurs, l’Algérie consomme 7,7 milliards de sacs en plastique par  an, selon la ministre qui a tenu à préciser que son département ministériel  avait d’ores et déjà, entamé des contacts avec plusieurs investisseurs pour  la fabrication de sacs en remplacement des sacs en plastique. La politique du secteur sera centrée s’agissant des déchets, sur la  formation, la sensibilisation et la participation du citoyen tout en axant  l’éducation des enfants sur les notions de protection de l’environnement et  de lutte contre les déchets. Après un exposé sur l’Agence nationale des déchets, Mme Zerouati a  souligné l’importance de mener une bataille contre les déchets en tout  lieu, appelant les cadres de cette entreprise publique à faire usage de la  numérisation afin de cibler les objectifs liés à la gestion des déchets.   L’Algérie produit 12 millions de tonnes de déchets par an soit, un taux de  0,85 kg par individu.  Source: APS

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