CARE est un espace de rencontres de type « think-tank »

Slim Othmani :“Contourner économiquement la fermeture des frontières entre l’Algérie et le Maroc est possible”(CEE)

janvier 22, 2019

https://www.maghrebemergent.info/contourner-economiquement-la-fermeture-des-frontieres-entre-lalgerie-et-le-maroc-est-possible-cee/   « En termes de statistiques, après la fermeture des frontières, le volume des changes entre l’Algérie et le Maroc a augmenté », assure Mourad Goumiri. Le Café des Experts économiques (CEE) de Radio M, a reçu cette semaine le P-DG de NCA Rouiba et président du think-tank Care, Slim Othmani, pour débattre de la question de la fermeture des frontières terrestres entre l’Algérie et le Maroc. Pour l’invité du CEE, Salim Othmani, tout le monde présente la fermeture des frontières comme le ‘’nœud gordien’’ de l’intégration maghrébine. A ce propos, il a évoqué la proposition du ‘’Corridor économique’’. Il a indiqué que « le contournement politique existe et on le retrouve  de par le monde, comme c’est le cas  pour la Corée du Nord avec le Corée du Sud, la Chine avec Hong Kong et d’autres pays du monde qui ont pu contourner les décisions politiques et permettre que des échanges commerciaux se fassent ». Ferhat Ait Ali, a expliqué, quant à lui,  qu’il existait un accord de l’UMA définissant les règles d’intégration maghrébine même avec des closes douanières. « Le Maroc n’est pas exclu des accords de l’UMA. Donc l’intégration du Maroc a toujours été dans l’esprit des décideurs de tous les pays Maghrébins », a-t-il souligné en ajoutant qu’aujourd’hui cette contrariété d’ordre politique et sécuritaire, « ne peut être expliquée par des considérations d’ordre économique». Pour sa part, Mourad Goumiri a indiqué que le commerce mondial se fait à 80% par voie maritime. « En termes de statistiques, après la fermeture des frontières, le volume des changes entre l’Algérie et le Maroc a augmenté », a-t-il expliqué, en indiquant, dans ce sens, que la fermeture des frontières terrestres « ne pénalise pas autant les échanges commerciaux entre les deux pays mais son impact est plus négatif sur le volet humain ».

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Ali Kahlane au Soir D’Algérie: L’intelligence artificielle serait-elle une opportunité qui permettra à l’Algérie de faire le saut technologique?

janvier 10, 2019

Cliquer pour l’article L’intelligence artificielle envahit notre quotidien. Elle est désormais bien loin du concept effrayant qu’elle avait autrefois. Elle est en train de nous montrer qu’elle peut rendre notre vie beaucoup plus facile. Nous avons tous constaté la popularité et l’efficacité des traductions instantanées, des compagnons vocaux ou de quelle manière Facebook l’utilise pour améliorer les résultats des campagnes publicitaires et/ou électorales. En Algérie, 85% des utilisateurs de téléphones connectés savent depuis longtemps que leur smartphone comprends ce qu’on lui dit et qu’il reconnaît leur visage. Des entreprises de commerce électronique algériennes, nous suggèrent déjà des articles et produits à acheter bien avant que nous y pensions nous-mêmes. L’Intelligence Artificielle avec la puissance des algorithmes, surveille notre santé avec des objets connectés, gère aussi notre sécurité en détectant bien à l’avance tout ennemi et menaces ou cybermenaces, elle peut y donner une contre attaque bien plus vite et bien plus efficacement que celle que nous pourrions faire nous-mêmes. Pour répondre à nos questions sur ce sujet et l’impact que cela pourrait avoir sur notre pays, Ali Kahlane, consultant en transformation et maturation numérique et ancien professeur à l’Ecole Militaire Polytechnique (Ex. ENITA), a été sollicité pour nous éclairer sur cet aspect mystérieux de l’informatique qui relevait, il n’y pas si longtemps de la science fiction mais qui est en train de bouleverser nos vies à un rythme jamais égalé par aucune autre science auparavant. Q : Sommes-nous en train de vivre une autre révolution avec cet accélération du développement du numérique attisée par les derniers  progrès de l’intelligence artificielle? Ali Kahlane : Une révolution est effectivement en train de se produire sous nos yeux depuis le milieu du siècle dernier. Elle s’appuie sur la troisième révolution, celle de l’électronique et des TIC. Elle a eu un développement exponentiel et s’est accélérée au début des années 2000. Elle se nourrit de la convergence de toutes les technologies, en les intégrant systématiquement dans son sillage. Les lignes de démarcation qui prédominaient jusqu’à présent sont en train de se brouiller et l’organisation en “silo” qui existait entre toutes les technologies, est en train de disparaître. L’intelligence artificielle est en train de rapprocher et de confondre de plus en plus les sphères physiques et biologiques en les conjuguant avec le tout numérique. En plus de l’informatique, l’IA utilise les mathématiques pour la conception de ses algorithmes, les neurosciences pour la modélisation du fonctionnement du cerveau humaine et même la philosophie pour inclure l’éthique et l’humain dans ses processus. Ce sont autant de domaines et sujets de recherche pour nos universités pour peser un tant soit peu dans cette révolution. Q : L’ordinateur sous toutes ses formes, avec ses algorithmes, ses logiciels et un accès illimité aux données massives, serait-il en train de mimer le cerveau humain avec ses réseaux de neurones ? Le moteur de cette intégration hors du commun est bien sûr le fait de l’ordinateur, dont la vitesse de traitement flirte avec celle de la lumière et dont les principes de fonctionnement se rapprochent effectivement de plus en plus de ceux du cerveau humain. Avec une différence tout de même, l’ordinateur […]

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Slim Othmani. Patron de NCA-Rouiba : «L’impact social de la dépréciation ne doit pas être négligé»

décembre 18, 2018

photo : H. Lyes  AKLI REZOUALI in El Watan. 16 DÉCEMBRE 2018 À 11 H 05 MIN Le patron de la Nouvelle conserverie algérienne (NCA)-Rouiba, Slim Othmani, aborde dans cet entretien les difficultés que fait peser la dépréciation du dinar sur la trésorerie et l’activité des entreprises de production.   La crise financière que traverse le pays depuis fin 2014 a fait chuter drastiquement la valeur du dinar. Quelles en sont les répercussions sur les entreprises de production ? Les répercussions sont multiples. En effet, compte tenu du caractère extraverti de notre tissu économique (dominé par les importations de produits finis et de matières premières), les effets furent quasi immédiats dans le sens où cette dépréciation a induit une réelle perte de productivité à peine partiellement compensée par une hausse des prix de vente. Mais aussi une dégradation de notre trésorerie avec tout ce que cela implique au niveau du cycle financier. Nos clients nous payent moins rapidement et nous payons moins rapidement nos fournisseurs, qui inquiets se mettent à réclamer davantage de sécurité pour leurs paiements, etc. C’est une spirale infernale, dont il est difficile de sortir dans un contexte économique aussi perturbé. Quelle stratégie adoptez-vous en tant que producteur pour faire face aux fluctuations du taux de change de la monnaie nationale ? L’achat de devises à terme n’étant pas encore généralisé et maîtrisé, nous avons cherché avant tout à rediscuter avec nos principaux fournisseurs afin d’obtenir des baisses de prix susceptibles d’amortir les effets de cette dépréciation et surtout à rallonger nos délais de paiement. Le succès de cette première démarche, compte tenu du contexte international, fut mitigé. Il va sans dire que n’ayant aucune visibilité sur le court et le moyen termes, nous nous sommes engagés dans un processus de réduction des charges et de gains de productivité assez agressif. L’impact social de cette dépréciation ne doit en aucun cas être négligé. Un fort renchérissement des prix des produits locaux peut-il être évité, si la dépréciation du Dinar se poursuit ? C’est une utopie que les politiques essaient de faire croire à l’opinion publique. Dans l’inconscient collectif, appuyé par un fort discours démagogique, on induit en erreur l’opinion au sujet des marges des industriels algériens. Un audit rigoureux de l’industrie algérienne mettrait à nu l’état de sinistralité dans lequel se trouve notre tissu industriel. Pour rappel, les marges servent à rémunérer le capital, soutenir la croissance par des investissements et de l’innovation, puis bâtir un matelas de sécurité pour amortir le choc des périodes difficiles. Dans l’état actuel, j’émets des doutes quant à la concrétisation de ses trois objectifs. La politique d’ajustement du taux de change qu’observe actuellement la Banque centrale est-elle inadaptée, selon vous, aux besoins de promouvoir la production locale ? Certes, cet ajustement nous offre un répit, nous permettant tout de même de mettre en œuvre sereinement nos plans de sauvegarde. Cependant, la dépréciation est bien là, alors que les prix de vente n’ont quasiment pas bougé. Une équation difficilement supportable.   https://www.elwatan.com/edition/actualite/slim-othmani-patron-de-nca-rouiba-limpact-social-de-la-depreciation-ne-doit-pas-etre-neglige-16-12-2018      

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Slim Othmani: Président du Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE) « On ne peut diversifier dans un cadre aussi restrictif, instable »

novembre 26, 2018

in Oil & Gas Business, 24/11/2018. http://magazineogb.com/index.php/le-magazine/a/467-slim-othmani-president-du-cercle-d-action-et-de-eflexion-autour-de-l-entreprise-care-on-ne-peut-diversifier-dans-un-cadre-aussi-restrictif-instable Dans cet entretien, le président du cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE) et patron de NCA-Rouïba revient sur l’évolution du climat des affaires en Algérie. il estime que même si l’accès au financement est facilité pour certains opérateurs, il reste ce complexe pour les nouveaux arrivants : les PME et les TPE en particulier. OGB : Du côté du gouvernement, les engagements portant sur l’amélioration du climat des affaires s’enchaînent ces derniers temps à la faveur de la volonté de diversifier l’économie. Qu’en est-il à votre avis ? Slim Othmani : Vous dites que les engagements s’enchaînent cela me surprend car cela suppose une réelle dynamique de réforme ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Pour ma part les seuls éléments concrets que nous observons sont le fait du ministère de l’Intérieur ainsi que celui de la Justice, en termes de modernisation et de digitalisation. Il va sans dire que dans ces deux cas l’intérêt est partagé entre le citoyen et les institutions. En effet, ce confort et ces facilités offerts au citoyen se font au prix de la vie privée puisque rien ne vient encadrer toutes ces bases de données qui sont constituées, avec tout ce que cela suppose comme dépassement et comme arbitraire. Malheureusement tout à un prix. Et toutes  ces années de parcours du combattant dans cette jungle bureaucratique ont mis à mal la résistance des citoyens. Je ne vois pas d’avancées dans la cohérence fiscale ni même dans le traitement apporté pour rendre notre économie effectivement inclusive. L’informel continue à régner et gangrener toutes nos chaînes de valeur. Et pour finir les activités de service, continuent à être perçues comme marginales voire parasitaires. Pour s’en convaincre il suffit de mesurer la fiscalisation de ce pan de l’économie qui est à des niveaux au-delà du confiscatoire. En un mot, on pousse les acteurs à tricher. Internet, le principal outil d’une économie moderne, au lieu d’être perçu comme une opportunité est davantage perçu comme une menace pour le pays avec tout ce que cela suppose comme restrictions, décisions de coupure arbitraire et surtout hyper centralisation. Malgré cela nous sommes tous les jours rappelés à la réalité par une multitude de jeunes qui nous démontrent que tout est surmontable mais quasi- ment toujours en contournant la loi. Il est tout de même important de rappeler que le niveau de taxation des produits informatiques est choquant à plus d’un titre. Ce n’est absolument pas la bonne façon de protéger la production nationale bien au contraire on la pousse au déclin. On ne peut diversifier dans un cadre aussi restrictif, instable et qui place la paranoïa au-dessus des intérêts de la nation. Le discours politique fait de la diversification son leitmotiv cependant il lui manque indiscutablement la volonté et les actions sur le terrain. De même le dialogue et la concertation sont systématiquement rappelés comme valeurs cardinales mais force est de constater que nous en sommes bien loin tant l’autisme a pris le dessus. L’exportation fait visiblement l’objet d’une attention soutenue pour des raisons qui relèvent davantage de la géo- politique. Cependant, […]

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NI PYRAMIDE DE KHÉOPS, NI MURAILLE DE CHINE

septembre 2, 2018

Contribution in MAGHREB ÉMERGENT, 2 septembre 2018. Les circonstances ne sont jamais favorables pour agir, c’est notre décision et notre détermination ainsi que la mise en œuvre d’une nouvelle forme de gouvernance à laquelle toute l’Algérie aspire, qui rendront les circonstances idéales. Plus que jamais la nécessité d’un projet mobilisateur pour l’Algérie s’impose. Il ne s’agit ni de la construction de la pyramide de Khéops, ni de bâtir la grande muraille de Chine, c’est certainement bien plus complexe encore puisqu’il s’agit de restaurer la confiance entre le citoyen et le monde politique qui le gouverne. Ou plus précisément le pouvoir en place. Outre la faible compétitivité de notre économie, la société Algérienne dans son ensemble, ploie sous le poids grandissant du fondamentalisme et de la bigoterie, générateurs d’archaïsmes et véritables freins au développement socioéconomique. L’émancipation des femmes et l’emploi féminin en sont l’une des illustrations. Raison de plus pour mobiliser la société tout entière et la jeunesse en particulier autour d’un projet qui fasse rêver, porteur d’espoir pour cette jeunesse en mal de perspectives et qui ne conçoit son avenir qu’au-delà des mers ; si elle n’a pas sombré dans les bras de l’informel, du terrorisme ou du grand banditisme. Cette confiance retrouvée devra être l’élément central, la clé de voute, d’une économie attractive aux fondamentaux plus équilibrés loin de la malédiction des hydrocarbures dont nous sommes frappés, loin du populisme et de la démagogie ravageurs, loin d’un patriotisme économique irréfléchi et étriqué qui a fait de la loi 49/51 un dogme de souveraineté. Confiance et économie attractive vont de pair. En effet malgré la faible diversification de notre économie qui laissait entrevoir de réelles opportunités d’investissements, force est de constater que la non consécration du droit de propriété, l’insécurité juridique (la vie moyenne d’un texte de loi dans la sphère économique n’excède pas 18 mois ce qui est bien inférieur aux délais de réalisations d’un projet), le népotisme et l’arbitraire (le cas CEVITAL en est la parfaite illustration et ce n’est pas un cas isolé), ont largement contribués à ébranler la confiance des investisseurs matérialisée aussi par un réel désintéressement de la destination Algérie. Dans un de ses ouvrages Raymond Barre soulignait que la principale source d’attractivité est le « Traitement réservé à l’investisseur local ». Dans le cas de figure de l’Algérie, le pays traite mal ses investisseurs locaux. C’est un fait. D’ailleurs le qualificatif « secteur privé » demeure péjoratif et la discrimination avec le « secteur public » est systématique. Alors que c’est le secteur privé qui depuis plusieurs années porte la valeur ajoutée de l’économie Algérienne. Quant aux IDE (Investissements Directs Étrangers), la Loi de Finance complémentaire 2009 avait amorcé un virage à 180° à leur égard et le nouveau code des investissements a fini de sceller leur sort en réduisant à sa plus simple expression la notion d’attractivité. En un mot ils ne sont pas en odeur de sainteté. Plus concrètement la convertibilité du Dinar pourrait être ce grand projet mobilisateur catalyseur de confiance au sein de la société. Certes, d’un point de vue purement technique un tel choix serait discutable. En effet les […]

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Slim Othmani . Président du Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE) «La paresse et l’incompétence pèsent lourdement sur l’avenir économique du pays»

mai 14, 2018

le 14.05.18 | 12h00  In El Watan:  « Il y a une masse critique de chefs d’entreprise qui ont peur de peser sur la décision économique. Il ne s’agit pas de lobbying. Il s’agit plutôt d’apporter des propositions constructives et qui ne vont pas forcément dans le sens des idées du pouvoir, mais dans le sens de l’accélération du processus de diversification de l’économie. »  

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Global Go-To Think Tanks Index 2017: Qui sont les meilleurs think tanks tunisiens selon l’université de Pennsylvanie?

février 8, 2018

La Tunisie a-t-elle suffisamment de think tanks? Sont-ils performants? Chaque année, l’université de Pennsylvanie publie un index des think tanks qu’elle a répertoriés, pays par pays. Ce 30 janvier, la 11ème édition du « Global Go-To Think Tanks Index 2017 »vient de paraître. Il constitue le répertoire le plus complet sur les think tanks dans le monde, portant sur plus de 7815 instituts et centres de recherche dans 182 pays. HuffPost Tunisie  |  Par Wafa Samoud Publication: 06/02/2018 16h06 CET Mis à jour: 06/02/2018 16h08 CET http://www.huffpostmaghreb.com/2018/02/06/think-tank-tunisie_n_19166204.html  

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