CARE est un espace de rencontres de type « think-tank »

FACE À L’IMPASSE POLITIQUE Care préconise des mesures économiques urgentes

mai 7, 2019

https://www.liberte-algerie.com/actualite/care-preconise-des-mesures-economiques-urgentes-315307   © D. R. Le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (Care), s’il soutient “sans réserve” les initiatives de la société civile pour la tenue d’assises nationales de la transition, insiste “sur la nécessité d’aborder, en même temps que les éléments de la vision future qui devra guider la politique économique nationale, le programme des actions les plus urgentes à mettre en œuvre en vue d’une reprise en main des leviers de notre budget et de nos finances”. Dans son communiqué n°3, Care rappelle qu’il avait salué la mobilisation citoyenne pacifique qui a entrouvert la perspective sur des changements salvateurs dans le système de gestion politique et économique du pays.  “Cette dynamique exemplaire de la société algérienne devra être poursuivie sans relâche jusqu’à l’établissement d’un cadre démocratique, de la primauté du droit et d’une gestion transparente des affaires publiques, de sorte à tourner définitivement la page des dérives d’une gestion hypercentralisée et despotique du pouvoir”, souligne-t-il. Care, qui plaide pour des assises de la transition politique et économique, fait part “de sa grande préoccupation quant à l’absence de réponse immédiate à la détérioration lente, mais continue des équilibres de l’économie nationale, avec ses implications prévisibles et potentiellement dangereuses sur l’emploi et la croissance au cours des prochains mois et des prochaines années”. Il reconnaît que la tâche de redressement économique “sera extrêmement dure et périlleuse et mettra à rude épreuve les capacités de résilience de la société algérienne”. Concrètement, cela consistera à traiter un double problème. D’une part, relève le think tank, mener à bien des transformations de grande ampleur au niveau de l’organisation du système économique. D’autre part, négocier l’acceptation sociale des mesures de réduction du train de vie de l’État, de même qu’un meilleur ciblage de la politique des subventions. “La très grave détérioration des comptes publics laisse très peu de marges de manœuvre et devra sans doute conduire à un plan d’austérité sévère au cours des prochaines années”, estime Care. À l’évidence, ajoute-t-il, “seul un pouvoir bénéficiant du soutien de la population et s’appuyant sur une légitimité politique solidement établie est de nature à faire front à un tel défi”. Pour l’heure, constate-t-il, “le gouvernement en place, politiquement isolé et découragé à l’avance par le rejet dont il est l’objet de la part de la population, ne semble pas lui-même pénétré par cette situation d’urgence économique et n’entreprend visiblement rien à ce sujet”. Selon Care, “la campagne anti-corruption qu’il a décidé d’engager comme gage de sa détermination à préserver les fonds publics, outre la défiance qu’elle jette sur l’ensemble des entrepreneurs nationaux, ne peut occulter l’hémorragie de ressources qui continue d’affecter au quotidien la gestion de nos finances publiques et de notre commerce extérieur”. Care s’inquiète “particulièrement d’un certain discours ambiant qui fait de tout chef d’entreprise un malfaiteur potentiel, alors que l’immense majorité d’entre eux sont des victimes du système en place”. La priorité actuelle, soutient-il, est d’établir un véritable état des lieux de la situation économique et le rendre accessible à tous les acteurs nationaux intéressés. En ce qui le concerne, Care rappelle qu’il a élaboré, il y a déjà trois années, dans […]

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SLIM OTHMANI, PATRON DE LA NCA-ROUIBA “La désignation d’un intérimaire au FCE n’est pas un signe de renouveau”

avril 14, 2019

© Archives Liberté https://www.liberte-algerie.com/actualite/la-designation-dun-interimaire-au-fce-nest-pas-un-signe-de-renouveau-313470 Chef d’entreprise connu, Slim Othmani, patron de la NCA-Rouiba, nous livre dans cet entretien son appréciation sur les changements opérés récemment au sein du FCE, ainsi que sur les urgences économiques auxquelles doit faire face le prochain gouvernement. Liberté : Comment appréhendez-vous les chamboulements qui s’opèrent actuellement au sein de  la communauté d’affaires locale et notamment dans l’organisation de la plus importante association patronale du pays, le FCE en l’occurrence ? Slim Othmani : Ce n’est pas un chamboulement, c’est le cours normal des choses. Quand un patronat s’est autant compromis avec le pouvoir au point d’en devenir un démembrement, on ne pouvait s’attendre qu’à son quasi-démantèlement, en même temps que celui du pouvoir. Il faut bien prendre conscience que dans le “Irouhou gaâ” (ils partiront tous, ndlr), le FCE faisait bien partie de la liste des appelés à dégager. La désignation d’un président intérimaire pour une période de 90 jours, contre la volonté de la vieille garde du Forum, reflète l’application stricte du règlement intérieur de cette organisation, mais ne représente nullement un quelconque renouveau, ni une réelle remise en question. En parallèle, les discussions quant à l’opportunité de la création d’un nouveau patronat, latentes depuis 2014, ont repris de plus belle. Je ne peux que m’en réjouir. La situation économique du pays inquiète grandement en cette phase de transition politique. Quelles sont, selon vous, les priorités à prendre en charge en urgence en ce contexte particulier ? L’inquiétude est largement justifiée et la liste des mesures à prendre est bien trop longue. Heureusement que les priorités sont claires pour beaucoup d’entre nous. En revanche, leur mise en œuvre représentera un véritable défi pour le prochain gouvernement. La légitimité de ce gouvernement sera l’élément central de l’acceptation des mesures et des réformes à mettre en œuvre. À la lumière de l’état des lieux des finances publiques et de la situation de l’économie en général, le gouvernement aura pour mission première d’échafauder des scénarios, de communiquer le plus largement possible et surtout d’opter pour le programme le moins contraignant pour les couches sociales défavorisées. Car quel que soit le scénario adopté, ce sera inévitablement celui de l’austérité. À titre d’illustration, plusieurs mesures devront être prises pour retrouver un équilibre budgétaire normatif, à commencer par la révision du train de vie de l’État, l’adoption d’un plan de réduction progressif des subventions, ainsi que la prise en charge du problème de l’économie informelle qui représente plus de 50% de l’économie. Pour ce qui est de la balance des paiements, il faudra sérieusement se pencher sur le climat des affaires, afin d’accélérer la diversification, et d’accroître l’attractivité du pays vis-à-vis des IDE. Les institutions de l’État sont-elles suffisamment crédibles pour entreprendre des démarches judiciaires contre des faits avérés ou suspectés de corruption, d’enrichissement illicite ou de transferts illégaux de devises ? Elles se sont, certes, discréditées, ces dernières années, en se mettant au service du pouvoir, mais pouvaient-elles faire autrement après l’accaparement du pouvoir par le clan Bouteflika ? Si certains ont résisté, car il doit y en avoir, d’autres ont payé cher leur attachement à leurs valeurs, à l’éthique de […]

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Slim Othmani dans Les Echos : « Ce véritable coup d’Etat va durcir la contestation en Algérie »

mars 12, 2019

L’entrepreneur algérien et président de Care, estime que la décision du régime est contraire à la Constitution. Il minimise les risques de déstabilisation du pays ou d’émigration.

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CLASSEMENT ÉTABLI PAR L’UNIVERSITÉ DE PENNSYLVANIE Care au 33e rang sur 103 think tanks de la région Mena

février 6, 2019

https://www.liberte-algerie.com/radar/care-au-33e-rang-sur-103-think-tanks-de-la-region-mena-308940  Le Care (Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise) vient d’être classé au 33e rang sur 103 think tanks de la région Moyen-Orient Afrique du Nord pour l’année 2018, par le “Think Tanks and Civil Societies Program” (TTCSP) de l’université de Pennsylvanie. Care encourage et contribue à toutes les actions favorisant la création et l’émergence de l’entreprise, notamment par la réalisation et la diffusion d’études et de réflexions auprès des médias et des relais d’opinion. Depuis sa création, ce réservoir d’idées plaide pour l’amélioration des conditions de développement économique et social du pays, la communication et la promotion de toute initiative économique positive.    

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Casbah Tribune: CARE classé 33e sur 103 think tanks de la région MENA

février 5, 2019

http://casbah-tribune.com/care-classe-au-33e-sur-103-think-tanks-de-la-region-mena/ 05/02/2019 Casbah Tribune Le think tank algérien CARE a été classé au 33e rang sur 103 think tank mondiaux de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient pour l’année 2018, selon un communiqué transmis à notre rédaction. Ce classement annuel a été effectué par le « Think Tanks and Civil Societies Program » (TTCSP) qui est affilié à l’Université de Pennsylvanie aux Etats-Unis. Le Cercle d’Action et de Réflexion autour de l’Entreprise CARE a été fondé en 2000 par Slim Othmani et Samy Boukaila. Selon Slim Othmani, contacté par nos soins, l’idée est née de cette volonté de ne pas vouloir une association patronale mais un espace pour avoir des discussions autour des questions économiques. « Ce classement prouve que nous sommes vus et regardés au niveau national et international, et que nos publications sont analysées », affirme Slim Othmani à Casbah Tribune. Il ajoutera que CARE a une vue très objective de la situation économique de l’Algérie.  

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Slim Othmani :“Contourner économiquement la fermeture des frontières entre l’Algérie et le Maroc est possible”(CEE)

janvier 22, 2019

https://www.maghrebemergent.info/contourner-economiquement-la-fermeture-des-frontieres-entre-lalgerie-et-le-maroc-est-possible-cee/   « En termes de statistiques, après la fermeture des frontières, le volume des changes entre l’Algérie et le Maroc a augmenté », assure Mourad Goumiri. Le Café des Experts économiques (CEE) de Radio M, a reçu cette semaine le P-DG de NCA Rouiba et président du think-tank Care, Slim Othmani, pour débattre de la question de la fermeture des frontières terrestres entre l’Algérie et le Maroc. Pour l’invité du CEE, Salim Othmani, tout le monde présente la fermeture des frontières comme le ‘’nœud gordien’’ de l’intégration maghrébine. A ce propos, il a évoqué la proposition du ‘’Corridor économique’’. Il a indiqué que « le contournement politique existe et on le retrouve  de par le monde, comme c’est le cas  pour la Corée du Nord avec le Corée du Sud, la Chine avec Hong Kong et d’autres pays du monde qui ont pu contourner les décisions politiques et permettre que des échanges commerciaux se fassent ». Ferhat Ait Ali, a expliqué, quant à lui,  qu’il existait un accord de l’UMA définissant les règles d’intégration maghrébine même avec des closes douanières. « Le Maroc n’est pas exclu des accords de l’UMA. Donc l’intégration du Maroc a toujours été dans l’esprit des décideurs de tous les pays Maghrébins », a-t-il souligné en ajoutant qu’aujourd’hui cette contrariété d’ordre politique et sécuritaire, « ne peut être expliquée par des considérations d’ordre économique». Pour sa part, Mourad Goumiri a indiqué que le commerce mondial se fait à 80% par voie maritime. « En termes de statistiques, après la fermeture des frontières, le volume des changes entre l’Algérie et le Maroc a augmenté », a-t-il expliqué, en indiquant, dans ce sens, que la fermeture des frontières terrestres « ne pénalise pas autant les échanges commerciaux entre les deux pays mais son impact est plus négatif sur le volet humain ».

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Ali Kahlane au Soir D’Algérie: L’intelligence artificielle serait-elle une opportunité qui permettra à l’Algérie de faire le saut technologique?

janvier 10, 2019

Cliquer pour l’article L’intelligence artificielle envahit notre quotidien. Elle est désormais bien loin du concept effrayant qu’elle avait autrefois. Elle est en train de nous montrer qu’elle peut rendre notre vie beaucoup plus facile. Nous avons tous constaté la popularité et l’efficacité des traductions instantanées, des compagnons vocaux ou de quelle manière Facebook l’utilise pour améliorer les résultats des campagnes publicitaires et/ou électorales. En Algérie, 85% des utilisateurs de téléphones connectés savent depuis longtemps que leur smartphone comprends ce qu’on lui dit et qu’il reconnaît leur visage. Des entreprises de commerce électronique algériennes, nous suggèrent déjà des articles et produits à acheter bien avant que nous y pensions nous-mêmes. L’Intelligence Artificielle avec la puissance des algorithmes, surveille notre santé avec des objets connectés, gère aussi notre sécurité en détectant bien à l’avance tout ennemi et menaces ou cybermenaces, elle peut y donner une contre attaque bien plus vite et bien plus efficacement que celle que nous pourrions faire nous-mêmes. Pour répondre à nos questions sur ce sujet et l’impact que cela pourrait avoir sur notre pays, Ali Kahlane, consultant en transformation et maturation numérique et ancien professeur à l’Ecole Militaire Polytechnique (Ex. ENITA), a été sollicité pour nous éclairer sur cet aspect mystérieux de l’informatique qui relevait, il n’y pas si longtemps de la science fiction mais qui est en train de bouleverser nos vies à un rythme jamais égalé par aucune autre science auparavant. Q : Sommes-nous en train de vivre une autre révolution avec cet accélération du développement du numérique attisée par les derniers  progrès de l’intelligence artificielle? Ali Kahlane : Une révolution est effectivement en train de se produire sous nos yeux depuis le milieu du siècle dernier. Elle s’appuie sur la troisième révolution, celle de l’électronique et des TIC. Elle a eu un développement exponentiel et s’est accélérée au début des années 2000. Elle se nourrit de la convergence de toutes les technologies, en les intégrant systématiquement dans son sillage. Les lignes de démarcation qui prédominaient jusqu’à présent sont en train de se brouiller et l’organisation en “silo” qui existait entre toutes les technologies, est en train de disparaître. L’intelligence artificielle est en train de rapprocher et de confondre de plus en plus les sphères physiques et biologiques en les conjuguant avec le tout numérique. En plus de l’informatique, l’IA utilise les mathématiques pour la conception de ses algorithmes, les neurosciences pour la modélisation du fonctionnement du cerveau humaine et même la philosophie pour inclure l’éthique et l’humain dans ses processus. Ce sont autant de domaines et sujets de recherche pour nos universités pour peser un tant soit peu dans cette révolution. Q : L’ordinateur sous toutes ses formes, avec ses algorithmes, ses logiciels et un accès illimité aux données massives, serait-il en train de mimer le cerveau humain avec ses réseaux de neurones ? Le moteur de cette intégration hors du commun est bien sûr le fait de l’ordinateur, dont la vitesse de traitement flirte avec celle de la lumière et dont les principes de fonctionnement se rapprochent effectivement de plus en plus de ceux du cerveau humain. Avec une différence tout de même, l’ordinateur […]

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