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Le développement de la finance islamique nécessite une adaptation juridique

mai 1, 2018

ALGER – Le développement de la finance islamique en Algérie, qui constitue un « gisement appréciable » pour l’économie nationale, nécessite une adaptation du cadre juridique actuel, indique une étude du Forum des chefs d’entreprises (FCE), présentée lundi à Alger. « Sur le légal, les obstacles ne sont pas insurmontables. Il faut apporter des modifications aux codes civil et fiscal et à la loi sur la monnaie et le crédit pour prendre en charge les spécificités de la finance islamique », recommande l’expert financier international, Lachemi Siagh, qui a mené cette étude. Il s‘agit notamment d’exonérer l’opération de la garantie des vices cachés, clarifier le régime de la location-vente, permettre le refinancement en matière de crédit-bail et d’éviter la double taxation et les frottements fiscaux de l’opération d’achat/vente. Présent à la conférence de présentation de cette étude, le ministre des Finances, Abdarrahmane Raouya, a estimé que la finance islamique est en train de se généraliser effectivement au niveau des banques publiques, tout en affirmant la disposition de son département ministériel à apporter les ajustements adéquats « en cas de besoin ». Toutefois, le cadre juridique actuel est assez suffisant pour accompagner le développement de la finance islamique en Algérie, selon M. Raouya rappelant que la Banque d’Algérie envisageait de publier un nouveau règlement pour mieux encadrer la gestion des produits financiers dits alternatifs au niveau des banques et établissements financiers. De  son coté, le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, Mohamed Aissa, a insisté sur l’importance d’un référentiel de la jurisprudence islamique en matière de contrôle des opérations de la finance alternatif.Il a fait savoir, dans ce sens, qu’une académie de la jurisprudence islamique (Majmaa fiqhi) est en cours de création, et qui sera mise au service, entre autres, de l’économie nationale et de la finance islamique. Ses membres seront élus parmi leurs pairs et son financement sera assuré à travers le mécénat et les waqfs, a-t-il expliqué. Il a, par ailleurs, mis en exergue l’importance du rôle des imams dans la sensibilisation des citoyens pour la bancarisation de leurs ressources et tirer profit des produits alternatifs. Le président de l’Association des banques et établissements financiers (Abef), Boualem Djebbar, a indiqué que les produits financiers dits alternatifs ne représentent actuellement que 3% du marché financier national global, mais elles représente 16% des financements bancaires, un taux qui « n’est pas négligeable » sachant que deux banques islamiques seulement activent en Algérie. Il a ajouté que la communauté bancaire en Algérie avait proposé de créer un comité national du contrôle de la conformité à la charia qui sera installé au niveau Haut conseil islamique (HCI). Cet organe consultatif sera chargé de veiller à la conformité de la gamme des produits financiers islamiques préceptes de la charia et de trancher sur les questions cruciales en la matière. « Le comité n’est pas un préalable pour activer dans le domaine de la finance islamique, vu que la seule référence en matière d’encadrement restera le Banque d’Algérie », a-t-il souligné. Dans son allocution d’ouverture, le président d’honneur du FCE, Omar Ramdane, a indiqué qu’au-delà des motivations liées aux convictions religieuses, la finance islamique répond au besoin d’une finance éthique dont ont peut maitriser […]

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Sonatrach a accompli des progrès importants en 2017

mai 1, 2018

ALGER – L’année 2017 a été l’occasion pour Sonatrach d’accomplir d’ »importants progrès » sur de nombreux registres et de préparer son avenir, a affirmé lundi à Alger, un haut cadre du groupe. Durant l’année passée, le groupe avait lancé la « Sonatrach management Academy » pour former ses collaborateurs et les dirigeants en les dotant des compétences nécessaires pour mener à bien sa transformation, a fait savoir le P-dg du groupe, Ahmed Mazighi, lors d’une conférence de presse consacrée au bilan 2017 du groupe. En termes d’opérations, Sonatrach a repris en 2017, les travaux de réhabilitation de la raffinerie d’Alger et a achevé des projets importants. Ces projets concernent la récupération de gaz associé à Rhourde El Baguel (6 millions de m3/jour), le gaz de vente au sein du centre industriel de Hassi Messaoud (10 voir 20 millions de m3/jour) et le centre de traitement de gaz de Reggane Nord (8 millions de m3/jour), a fait savoir M. Mazighi. Pour ce qui de la résolution des litiges, Sonatrach a tenu en 2017 à poursuivre sa stratégie de renforcement de la coopération avec ses partenaires étrangers. Dans ce cadre, il a indiqué que le groupe avait œuvré en 2017 à restaurer la confiance et repartir sur des bases saines, en dénouant l’essentiel des litiges et contentieux qui l’opposaient (11 sur 12).   Lancement d’une dizaine de projets en 2017   Le conseiller du P-dg a fait savoir qu’une dizaine de projets avait été lancée en 2017 par le groupe Sonatrach. Il s’agit de la signature de cinq contrats avec des entreprises nationales pour le développement de la première phase des champs de Tinhert, et d’un mémorandum d’entente avec la compagnie Delta Oil pour étudier le potentiel de deux champs pétroliers en Irak. 2017 avait vu aussi la signature d’un avenant avec British Petrolum et Statoil pour augmenter les réserves récupérables issues du gisement de Tiguentourine et la signature d’un accord avec PT Pertamina pour renforcer le partenariat existant, notamment dans l’amont pétrolier. L’année passée a été également marquée par la création d’une joint-venture entre Sonatrach et Baker Hughes destinée à la production en Algérie d’équipements pour l’industrie du pétrole et du gaz, outre la signature avec ENI d’un mémorandum d’entente pour identifier les sites de Sonatrach éligibles à la production d’énergie solaire. En outre, il a cité la conclusion d’un accord global avec Total (France), Cepsa (Espagne) et Respsol (Espagne) pour le développement des champs pétroliers de Timimoun et de TFT. M. Mazighi a également souligné qu’une négociation était en cours pour la concrétisation de nouveaux projets pétrochimiques en Algérie et à l’étranger, ainsi que le lancement du processus de réalisation de la jetée de Skikda.

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Sonatrach: la nouvelle stratégie permet une adaptation aux contextes socio-économiques

mai 1, 2018

  ALGER – La nouvelle stratégie de la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach pour la période 2020/2030 lui permettra de s’adapter aux évolutions des contextes législatifs, économiques et sociaux, a affirmé lundi Fethi Arabi, conseiller du P-dg du groupe. La stratégie SH 2030, fruit de plus de 200 séances de travail thématique avec la participation de plus de 50 experts et 1.000 collaborateurs de l’entreprise, permettra aussi de faire de Sonatrach une des cinq premières compagnies pétrolières internationales et des plus performantes, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du bilan 2017 du groupe et sa nouvelle stratégie. Lire aussi: Réalisations de Sonatrach en 2017: un investissement de l’ordre de 8,1 milliards dollars Selon lui, cette ambition est appuyée par une série d’objectifs concernant toutes les activités du groupe. Le premier objectif concerne l’activité exploration/production et consiste à doubler le volume annuel de découverte pour atteindre 6 puits/an en développement et 4 puits en exploration. Il s’agit également de renforcer le contrôle sur le planning et le coût des grands projets pour réduire le manque à gagner, estimé à 3 milliards de dollars, ainsi que l’augmentation de la performance de volume de 2 Mtep par an sur les champs existants. Le deuxième objectif porte notamment sur les ressources nouvelles, et ce, par la préparation de la transition énergétique en solarisant les installations pertinentes de Sonatrach pour une économie de 1,3 GW. Quant au troisième objectif qui concerne l’aval et la commercialisation, M. Arabi a expliqué que la SH2030 vise le redéploiement de 50% de la commercialisation du gaz sur de nouveaux marchés, notamment à travers le trading. Lire aussi: Sonatrach opte pour un assouplissement de certaines procédures « bureaucratiques » Elle vise aussi le renforcement des capacités de raffinages (raffineries de Hassi Messaoud 3 et conversion de Skikda) et la mise en place d’une réelle industrie pétrochimique, selon ce responsable. Pour ce qui est du volet international, la nouvelle stratégie permettra d’accéder à de nouvelles réserves et exporter le savoir-faire, ainsi que l’acquisition de capacité de raffinage à l’étranger et le développement en partenariat. A terme, cette transformation aura un impact considérable et générera plus de 60 milliards de dollars de revenus supplémentaires, dont 50% contribueront à la richesse nationale et 50% seront investis dans les réserves, les capacités de production et le personnel du groupe à travers la formation et le développement d’expertise, a avancé M. Arabi. D’autre part, il a fait savoir qu’une trentaine d’initiatives de transformation, réparties, selon trois grandes catégories, seront lancées. Elles concernent les plans d’actions stratégiques, de performances et de transformation des organisations et des processus de Sonatrach. Lire aussi: Hydrocarbures: l’ »important » potentiel attire de plus en plus de partenaires étrangers Cette transformation aura principalement pour objectif, a-t-il expliqué, « une refonte profonde au cœur de l’entreprise : la révision de processus Ressources humaines, pour rendre les carrières plus attractives, l’implémentation d’une série d’outils digitaux pour obtenir des gains opérationnels, la définition d’ambitions chiffrées et la mise en place d’une boucle de pilotage de la performance, l’application de six valeurs fortes pour guider la transformation à savoir, simplicité et action, délégation et initiative, communication et coopération ». […]

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Huile d’olive: l’Algérie recèle un grand potentiel en vue d’investir le marché international

mai 1, 2018

AMMAN – Le directeur exécutif du Conseil oléicole international (COI), Abdelatif Ghedira a affirmé que l’Algérie recelait d’importantes potentialités et capacités en matière de développement de la production de l’huile d’olive, pour se frayer  une place au sein des principaux exportateurs de cette matière, qui enregistre une demande croissante. « L’Algérie qui dispose d’immenses oliveraies et d’une main d’œuvre qualifiée, est capable d’investir le marché international et devenir leader dans l’exportation de cette matière », a déclaré M. Ghedira à l’APS en marge des réunions du conseil, tenues récemment en Jordanie. Il a qualifié de « très bonne qualité » l’huile d’olive algérienne, en raison de deux facteurs qui sont le climat et la maitrise des techniques de « fabrication » de l’huile d’olive en Algérie. Le directeur exécutif du COI a estimé que la production algérienne de l’huile d’olive n’était pas suffisante « car étant principalement destinée à la consommation locale », se disant convaincu que « les producteurs algériens sont capables d’augmenter la production et le volume des exportations pour investir le marché international, au profit de l’économie nationale, grâce au programme du développement rural adopté par l’Algérie ». Le même responsable a mis en avant « l’importante mutation économique positive de l’Algérie », indiquant qu’elle « figure parmi les principaux pays producteurs d’huile d’olive et œuvre à mettre en œuvre un programme important pour le développement de cette filière agricole. Il a aussi salué le progrès enregistré en matière de production d’huiles de table, soulignant que l’Algérie est classée 3ème au niveau mondial dans ce domaine. Selon les chiffres avancés par l’Instance internationale de contrôle de la production d’huile d’olive, l’Algérie a produit lors de la saison 2016/2017, 66.700 tonnes d’huile d’olive contre 80.000 tonnes en 2017/2018, occupant ainsi la 9e place au niveau mondial. Les surfaces agricoles consacrées à l’oléiculture ont atteint depuis 1999, près de 500.000 hectares au niveau national, selon un responsable du ministère de l’Agriculture et de la pêche. Pour sa part, la présidente de la délégation algérienne dans les réunions du COI, Amroni Massas Haoua a estimé que le programme de développement rural initié par le président de République, Abdelaziz Bouteflika, « a offert à l’Algérie des capacités en vue d’investir le marché international d’huile d’olive « , indiquant que cette filière nécessitait sa promotion et sa valorisation en Algérie.

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Réalisations de Sonatrach en 2017: un investissement de l’ordre de 8,1 milliards dollars 

avril 30, 2018

ALGER- La compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach a consenti un effort d’investissement de l’ordre de 8,1 milliards dollars en 2017, soit une baisse de 8% en comparaison avec l’année d’avant, a indiqué lundi à Alger un haut responsable du groupe. S’exprimant lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du bilan du groupe de l’exercice 2017 et sa nouvelle stratégie SH 2020/2030, le directeur exécutif SPE de Sonatrach, Farid Ghezali a expliqué que 87% de ces investissements avaient servi à financer l’activité exploration-production, soit 7,1 milliards dollars. Selon lui, les investissements déployés dans l’activité transport par canalisation (TRC) avaient représenté 716 millions dollars, en baisse de 18% par rapport à 2016. Les investissements dans l’activité liquéfaction, raffinage et pétrochimie (LRP) ont représenté, pour leur part, 262 millions dollars, soit une hausse de 24% en comparaison avec l’année précédente. Lire aussi: Hydrocarbures: l’ »important » potentiel attire de plus en plus de partenaires étrangers  M.Ghezali a, par ailleurs, relevé que les résultats du groupe pour l’exercice 2017 avaient enregistré une augmentation de 31% en termes de résultats brut, précisant que Sonatrach avait versé au Trésor public le montant de 2.228 milliards de dinars, en hausse de 20% par rapport à l’année 2016. Concernant les découvertes réalisées en 2017, il a précisé que leur nombre s’élevait à 33 découvertes, en effort propre. Elle sont situées principalement dans les bassins de Berkin, Oued Mya et Amguid Messaoud.  En termes de forage d’exploration, il a été enregistré une hausse de 6%, selon le même responsable qui a fait savoir que le nombre de puits terminés était passé de 96 puits en 2016 à 102 puits en 2017. Quant au forage de développement, M. Ghezali a indiqué qu’il a enregistré une hausse de 17% en passant de 196 puits terminés en 2016 à 230 puits réalisés en 2017. Au sujet des recettes d’exportations, il a précisé qu’elles étaient passées de 24,5 milliards de dollars en 2016 à 29,5 milliards dollars en 2017, ce qui représente une croissance de 20%. Lire aussi: Réalisations de Sonatrach en 2017: un chiffre d’affaires à l’exportation de plus 33 milliards dollars La fiscalité pétrolière est passée quant à elle de 1.863 milliards de dinars en 2016 à 2.228 milliards de dinars en 2017, soit un taux de croissance de 20%. S’agissant de la valeur des importations de carburants, les résultats montrent qu’elle est passée de 211 milliards de DA en 2016 à 255 milliards dinars en 2017, soit un taux de croissance de 21%. En 2017, Sonatrach a réalisé un résultat brut estimé à 268 milliards DA en 2016 contre 361 milliards DA en 2017, soit une hausse de 35%, alors que le résultat net est passé de 207 milliards DA en 2016 contre 326 milliards de Da en 2017, soit un taux de croissance de 57%.  La production primaire totale de Sonatrach a augmenté de 2% passant de 192,3 Mtep en 2016 à 196,5 Mtep en 2017. Cette augmentation est due, selon lui, au respect du programme de maintenance et l’amélioration de recyclage du gaz naturel.  En termes de production du pétrole brut et les condensats traités par les raffineries, […]

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Sonatrach opte pour un assouplissement de certaines procédures « bureaucratiques »

avril 30, 2018

ALGER-La compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach envisage d’assouplir certaines de ses procédures « bureaucratiques » pour parvenir à atteindre les objectifs fixés, a annoncé lundi à Alger le Président-directeur général du groupe, Abdelmoumen Ould Kaddour. S’exprimant lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du bilan du groupe pour l’exercice 2017, M. Ould Kaddour a indiqué que la future réorganisation de Sonatrach, au titre de sa stratégie pour la période 2020/2030, permettra de revoir certaines de ses procédures « bureaucratiques » afin de les assouplir et réussir ainsi à atteindre les objectifs assignés.   « En raison de la situation difficile que le pays avait vécue durant les années 1990 et les histoires de corruption en 2010, tout a été bloqué (au niveau du groupe). Il faut revoir les procédures bureaucratiques sinon nous ne pourrons pas atteindre les objectifs fixés », a-t-il avancé.      M.Ould Kaddour s’est, par ailleurs, félicité de la réussite de Sonatrach à régler, entre 2017 et les premiers mois de 2018, l’ensemble de ses litiges avec certains partenaires étrangers, à l’image de l’italien ENI-Saipem, du français Total et de l’espagnol, Repsol.  Lire aussi: Réalisations de Sonatrach en 2017: un chiffre d’affaires à l’exportation de plus 33 milliards dollars A une question sur la production de gaz naturel liquéfié (GNL), il a  répondu que l’Algérie possédait un « important » potentiel en matière de GNL, précisant que parler de flexibilité dans ce domaine c’est parler forcément de transport et de logistique en général.    « Nous avons cependant de petites difficultés dans le domaine du GNL. La première est relative à l’absence de jetées appropriées pour charger les gros méthaniers. Et si Sonatrach ne s’était pas dotée, il y a quelques mois déjà, de ce type de gros navires, nous n’aurions pas pu exporter vers des pays comme la Chine et l’Inde », a-t-il expliqué. Concernant la rationalisation de l’exploitation du champ gazier de Hassi R’mel, M. Ould Kaddour a tenu à préciser que le groupe comptait parmi ses effectifs « des experts et d’excellents techniciens qui connaissent très bien les limites de production à ne pas dépasser et savent ce qu’ils sont en train de faire », ajoutant que Sonatrach leur faisait « pleinement confiance ». Interrogé sur la promotion des ressources humaines, le P-dg de Sonatrach a fait savoir que la formation et la motivation des personnels, constituaient la condition sine qua non pour le développement du groupe, précisant que cet aspect était placé au coeur de la stratégie SH 2020/2030. Il a, dans ce contexte, annoncé que l’ensemble des établissements de formation relevant du groupe, à l’image de l’Institut algérien de pétrole (IAP), dépendront directement à l’avenir de la direction générale. S’agissant de la réorganisation des quelque 150 filiales constituant le groupe Sonatrach, M. Ould Kaddour a expliqué que « revoir leur organisation ne signifie pas en éliminer. Cette organisation vise à les rendre plus fortes et plus compétitives ».

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Ouargla: l’UGTA célèbre à la Journée des travailleurs sous le thème de la souveraineté économique

avril 30, 2018

ALGER – L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a décidé d’organiser les festivités célébrant la Journée internationale des travailleurs (1 mai) à Ouargla, sous le thème « la  souveraineté économique et la promotion du produit national », a indiqué lundi à Alger, le secrétaire national chargé des relations générales, Ahmed Guettiche. La centrale syndicale organisera les festivités célébrant la Journée internationale des travailleurs mardi à Hassi Messaoud (Ouargla), à travers un riche programme comprenant plusieurs manifestations ouvrières, qui seront rehaussées par la présence de plusieurs ministres, du secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Said, de nombre de personnalités syndicales et de travailleurs, a précisé M. Guettiche dans une déclaration à l’APS. Cette occasion permettra de réitérer le soutien de l’UGTA aux « décisions du président de la République et du Gouvernement, notamment après la vague de critiques lancée à l’encontre de l’Algérie, par certains pays et à leur tête ceux de l’Union Européenne (UE), au sujet de la décision relative à la définition de la liste des produits alimentaires et industriels interdits à l’importation, en raison de la situation financière difficile du pays, suite au recul des revenus de l’Algérie, induit par la chute des cours des hydrocarbures », a ajouté le responsable. Qualifiant cette décision de « judicieuse » car permettant de préserver l’indépendance économique et politique du pays et maintenir la paix sociale », M. Guettiche a appelé à lutter contre le commerce parallèle pour « préserver l’économie nationale et les équilibres financiers du pays » . Cette journée permettra également de mettre en exergue les combats et luttes menés par la classe ouvrière en Algérie, depuis le mouvement national et la guerre de libération, jusqu’à la bataille de l’édification postindépendance, outre le soutien des travailleurs aux décisions historiques relatives à la nationalisation des hydrocarbures en 1971 et leur contribution à la protection de la République durant la décennie noire, a fait savoir M. Guettiche, citant, à cet effet, les noms de plusieurs martyrs de l’UGTA durant la révolution nationale dont Aissat Idir ou durant la décennie noire à l’instar de Abdelhak Benhamouda. Lire aussi: Fête du travail: mobilisation pour la relance de l’économie nationale dans la cohésion et la solidarité Il a mis en avant, à ce titre, les efforts déployés par l’UGTA au profit des travailleurs ayant permis de réaliser plusieurs acquis, et à leur tête la nouvelle grille des salaires de 2008 et la revalorisation du système des primes et des allocations au profit des travailleurs, soulignant que la centrale syndicale avait participé de 1991 à 2017 à toutes les réunions de la tripartite consacrées à plusieurs questions et sujets essentiels en relation avec le monde du travail. Abordant les mouvements de grève qui ont secoué cette année les secteurs de la santé et de l’Education, M. Guettiche a assuré que la revendication des droits des travailleurs passait par le « dialogue et la concertation », à condition que ces revendications soient « légales ». Pour ce qui est du choix de la wilaya de Ouargla pour abriter ces célébrations, le responsable syndicale a indiqué que l’UGTA a pris l’habitude de désigner chaque année une wilaya pour abriter de telles festivités et encourager ainsi leur décentralisation, qu’il s’agisse de […]

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Hydrocarbures: l' »important » potentiel attire de plus en plus de partenaires étrangers 

avril 30, 2018

ALGER- L’ »important » potentiel de l’Algérie en hydrocarbures continue d’attirer de plus en plus de partenaires étrangers, a affirmé lundi à Alger le Président-directeur général de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour.  Dans sa réponse à une question d’un journaliste sur un éventuel épuisement des réserves nationales d’hydrocarbures, lors d’une conférence de presse consacrée au bilan de l’année 2017 du groupe, M. Ould Kaddour a précisé que le potentiel national en hydrocarbures était encore « très important » et continuait d’attirer de plus en plus de partenaires étrangers. Selon lui, le nombre important (près d’une trentaine) de partenaires étrangers ayant pris part à la 11ème édition des Journées scientifiques et techniques (JST11) de Sonatrach, prouve, une fois de plus, l’attractivité du secteur de l’énergie en Algérie.        « Ne vous inquiétez pas, il reste encore d’énormes réserves (de pétrole et de gaz) en Algérie, mais cela nécessite énormément de travail pour les découvrir », a-t-il dit, rappelant, en ce sens, la volonté de la compagnie norvégienne Statoil de revenir en Algérie, pendant que des négociations sont menées pour l’installation du major américain Exxon Mobil dans le pays. Lire aussi: Réalisations de Sonatrach en 2017: un chiffre d’affaires à l’exportation de plus 33 milliards dollars Concernant le potentiel de l’Algérie en gaz de Schiste et la place qu’occupe cette ressource dans la stratégie de Sonatrach pour la période 2020/2030, M. Ould Kaddour a affirmé que l’Algérie occupait la troisième place dans le classement mondial des réserves de ce type de gaz. Il a, à cet effet, affirmé que « tôt ou tard nous serons amenés à utiliser le gaz de Schiste « , estimant cependant que « les expériences vécues à Aïn Salah doivent être prises en considération pour ne pas commettre les mêmes erreurs à l’avenir ». « Donc définitivement, nous y arriverons au gaz de Schiste, mais nous y arriverons dans de meilleures conditions en prenant en compte toutes les mesures nécessaires à la protection de l’environnement », a-t-il avancé, relevant que la technologie a extrêmement évolué depuis les premiers essais effectués à Aïn Salah, il y a de cela une dizaine d’années. « Si vous visitez actuellement les champs de gaz de Schiste, vous allez constater à quel point ils sont propres et respectueux de l’environnement », a-t-il soutenu.  Pour rappel, le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni avait affirmé dans une conférence de presse en marge des JST11, tenues du 15 au 19 avril courant à Oran, que l’exploitation des résereves de gaz de Schiste était encore à « la phase d’étude » et son entrée en production « ne se faira pas avant une dizaine d’années ».

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Fête du travail: mobilisation pour la relance de l’économie nationale dans la cohésion et la solidarité

avril 30, 2018

ALGER- L’Algérie célèbre cette année le 1er Mai, fête internationale du travail, dans un contexte marqué par la mobilisation autour de l’impératif d’accélérer, dans un esprit de cohésion et de solidarité, la relance de l’économie nationale, à travers sa diversification, notamment dans les secteurs industriel et agricole, tout en préservant les acquis sociaux.  La célébration du 1er Mai est, dans le même temps, marquée par une volonté de « consacrer les libertés syndicales » tout en veillant à l’application de la législation du travail.     Au plan économique, les pouvoirs publics assignent à la diversification, adossée à des réformes structurelles, l’objectif de sortir définitivement l’économie nationale de la dépendance aux hydrocarbures, dont la baisse des cours soumet, depuis fin 2013, les équilibres financiers du pays à des tensions. L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a annoncé qu’elle célébrera le 1er Mai, à travers tout le territoire national, sous les mots d’ordre de « la souveraineté économique et la promotion de la production nationale ».  « Conscients de cet enjeu, les travailleuses et les travailleurs sont mobilisés et solidaires pour porter la promotion de l’industrie nationale, moteur de la production nationale, facteur de création d’emplois et d’amélioration du pouvoir d’achat », assure la centrale syndicale, affirmant qu’elle demeure « fidèle aux valeurs républicaines et à celle du mouvement syndical ». La Direction nationale de l’UGTA a appelé, dans ce cadre, tous les travailleurs et travailleuses à « se mobiliser » pour « la sauvegarde de notre souveraineté économique chèrement acquise ».  En 2014, les partenaires de la Tripartite, gouvernement, UGTA et patronat avaient signé le Pacte national économique et social de croissance avec comme objectifs, notamment, l’accélération du processus des réformes économiques, le développement industriel, l’amélioration du climat des  affaires, la protection sociale et l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens. Dans un message à l’occasion de la commémoration le 24 février de l’anniversaire de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et de la nationalisation des hydrocarbures, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a appelé les travailleurs à une « mobilisation résolue », affirmant que « l’Algérie dispose des ressources suffisantes pour opérer une accélération décisive de son développement et réaliser son insertion active dans l’économie mondiale ». Le chef de l’Etat a appelé à hisser l’économie aux standards mondiaux de compétitivité, « tout en restant fidèles à notre doctrine en matière de politique sociale et de solidarité nationale ».  Dans le cadre de la solidarité nationale, une enveloppe budgétaire de 1.760 milliards DA sera allouée aux transferts sociaux durant l’exercice 2018, en hausse de près de 8% par rapport à 2017, principalement consacrée au soutien aux familles en matière de logement et de santé. Lire aussi: L’UGTA consacrera le 1er mai au thème de « la souveraineté économique et la promotion de la production nationale »  D’un autre côté, le 1er Mai est célébré alors que l’action syndicale connait un pluralisme et un dynamisme notables illustrés par l’existence de nombreuses organisations syndicales de travailleurs. Cette action syndicale appelle, cependant, estime le ministère du Travail, un encadrement légal pour éviter les dépassements qui pénalisent, en premier, les citoyens. Un projet de code du travail a été élaboré pour « renforcer les droits des travailleurs et consacrer les libertés syndicales, tel que […]

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BADR: la formation syndicale pour recouvrer les droits des travailleurs sans porter préjudice à l’entreprise

avril 30, 2018

TIARET – La secrétaire générale du syndicat national de la Banque d’agriculture et de développement rural (BADR) affilé à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a insisté, dimanche à Tiaret, sur la formation syndicale pour recouvrer les droits de travailleurs sans porter préjudice à l’entreprise. Malika Bouatoui a fait savoir, lors d’un point de presse, que le syndicat national de cette institution financière a changé de style dans sa lutte syndicale et s’est orientée vers la formation des syndicalistes. Elle a expliqué que la revendication des droits des travailleurs sans avoir une idée sur les conditions de l’organisme employeur est « une erreur », soulignant que le syndicaliste formé peut prendre conscience de ces conditions, participer à la gestion et à l’amélioration du rendement en proposant des idées pour la progression de l’entreprise et concluant des conventions avec des instances syndicales pour réaliser cet objectif. La responsable syndicaliste a ajouté que la contribution à l’amélioration des conditions financières de l’institution mène éventuellement à celle des conditions des travailleurs leur permettant des bénéficier des droits et acquis. Au passage, elle a signalé que son syndicat a formé huit groupes totalisant 140 syndicalistes au niveau national dans les domaines de négociations, d’exercice syndical et des statuts de la BADR. D’autre part, Mme Boutaoui a indiqué que sa visite dans les wilayas de Tiaret et de Tissemsilt intervient dans le cadre de la campagne de sensibilisation des travailleurs les exhortant à préserver leur institution et à se rapprocher du syndicat pour faire connaitre leurs préoccupations et faire part de leurs propositions sur des projets pour développer les transactions bancaires et améliorer leurs conditions. Elle a rappelé que le groupe régional d’exploitation de la BADR de Tiaret occupe la première place réalisant des résultats avec peu d’effectif des travailleurs. Mme Boutaoui a appelé les travailleurs à utiliser tous les moyens offerts pour développer l’entreprise, surtout que la BADR traite avec une catégorie sensible de la société que sont les agriculteurs, dans le cadre de la politique de l’Etat à créer la richesse hors hydrocarbures, tout en saluant le succès des fonctionnaires de la BADR dans la création des systèmes d’automodernisation de la banque. La secrétaire générale du syndicat national des travailleurs de la BADR a présidé la cérémonie d’installation du bureau syndical du groupe d’exploitation de Tiaret, au cours de laquelle cinq familles de travailleurs à la retraite décédés ont été honorées. Leurs veuves ont  bénéficié de Omras à l’occasion de la célébration de la fête des travailleurs. Le directeur du groupe précité, Mustapha Zoubir a présenté, à cette occasion, le bilan des gains et le chiffre d’affaires réalisé et les crédits « Tahadi » et « Rfig » octroyés, portant sur les constructions rurales et le renouvellement du matériel agricole au titre des dispositifs de soutien à l’emploi.

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