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Le taux de chômage recule à 11,7% en septembre 2017

décembre 19, 2017

ALGER – Le taux de chômage en Algérie a atteint 11,7% en septembre 2017 contre 12,3% en avril 2017, a appris l’APS auprès de l’Office national des statistiques (ONS). Quant au nombre de la population en chômage, il a été estimé à 1,44 million de personnes en septembre 2017 (contre 1,508 million de personnes en avril dernier). Le taux de chômage a atteint 9,4% auprès des hommes et 20,7% chez les femmes, tandis que des disparités significatives sont observées selon l’âge, le niveau d’instruction et le diplôme obtenu. Le taux de chômage des jeunes de 16-24 ans a atteint 28,3% contre 29,7% en avril 2017, en recul de 1,4 point. Lire aussi: Le taux de chômage en hausse à plus de 12% en avril 2017 Par ailleurs, la répartition des chômeurs selon le diplôme obtenu fait ressortir que 692.000 chômeurs n’ont aucun diplôme, soit près de la moitié de l’ensemble de la population en chômage (48%). Les diplômés de la formation professionnelle en constituent 26,2%, alors que les diplômés de l’enseignement supérieur en forment 25,8% . En moyenne, six (6) chômeurs sur dix (10) sont des chômeurs de longue durée, soit 60% cherchant un poste d’emploi depuis une année ou plus. Les chômeurs sont toutes les personnes âgées de 16 à 59 ans, sans travail et qui ont déclaré être disponibles pour travailler et ont entrepris des démarches, sur la période considérée, en vue de trouver un emploi. Cependant, il est constaté que sur une année, le taux de chômage a augmenté puisqu’il était à 10,5% en septembre 2016. Lire aussi: Adapter les programmes du marché de l’emploi aux réalités du terrain En septembre 2017, le nombre de la population active a atteint 12,298 millions de personnes (contre 12,277 millions de personnes en avril dernier et 12,117 millions en septembre 2016). Selon l’ONS, la situation du marché du travail en septembre 2017 s’est caractérisé essentiellement par une augmentation relativement modérée du volume de la population active par rapport à avril 2017, avec un solde positif de 21.000 personnes. La population active (ou force de travail) est l’ensemble des personnes en âge de travailler et disponibles sur le marché du travail, qu’elles aient un emploi ou qu’elles soient en chômage. Cette variation de la population active est la résultante d’une augmentation plus conséquente du volume de la population occupée (personnes ayant un emploi), avec un solde positif de 89.000, associée à une baisse du volume de la population à la recherche d’un emploi au cours de cette même période (une diminution de 68.000). Lire aussi: Près de 71 millions de jeunes chômeurs dans le monde (OIT) La population occupée a été estimée en septembre 2017 à 10,858 millions de personnes (contre 10,769 millions de personnes en avril 2017 et 10,845 millions de personnes en septembre 2016). Par ailleurs, les données font ressortir une augmentation plus prononcée de la main d’œuvre masculine par rapport à avril 2017 avec un solde positif de 129.000, tandis que la main d’oeuvre féminine a connu un léger recul estimé à 40.000. L’enquête de l’ONS fait aussi ressortir une augmentation du volume de l’auto-emploi (les employeurs et les indépendants) par […]

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Commerce extérieur: Un nouveau dispositif pour encadrer les importations dés 2018

décembre 19, 2017

ALGER- Un nouveau dispositif d’encadrement des  importations est prévu à partir de l’année prochaine en application de la  loi de Finances 2018, a annoncé mardi à Alger le ministre du Commerce,  Mohamed Benmeradi. Il s’agit, tout d’abord, de l’élargissement de la liste des marchandises  soumises à la Taxe intérieure de consommation (TIC), au taux de 30%, pour 10 familles de produits finis ainsi que le relèvement des droits de  douanes, pouvant atteindre 60%, pour 32 familles de produits finis, a  précisé M. Benmeradi lors d’une réunion avec les cadres de son secteur. Ces deux mesures permettront non seulement l’amélioration de la  compétitivité des produits locaux par rapport à ceux importés mais aussi la  valorisation des recettes budgétaires sur les opérations d’importation de  certains produits de luxe, a fait valoir le ministre.   ==Suspension provisoire de l’importation de 45 familles de produits== En outre, en application d’une disposition introduite dans le texte de loi  de finances 2018, il est prévu de fixer, par un décret exécutif, une liste  de marchandises dont l’importation sera suspendue provisoirement, selon le cas, sur le court ou moyen terme, a-t-il détaillé. Selon lui, la mise en place de cette mesure est prévue au titre des objectifs de rétablissement de la balance des paiements, qui peut être maintenue jusqu’au rééquilibrage de cette balance des paiements dont le solde global, rappelle-t-on, a affiché un déficit de 11,06 milliards de dollars au 1er semestre 2017 contre un déficit de 14,61 milliards de  dollars au même semestre de 2016.  Cette mesure concernera une liste de 45 familles de produits finis, constituée essentiellement de biens et de marchandises qui ne sont pas de large consommation ou de produits pour lesquels les besoins du marché national sont couverts par la production nationale. De surcroît, et après accord du gouvernement, le secteur du commerce envisage de mettre en place, pour l’année 2018, un seul   contingent quantitatif concernant les véhicules automobiles (transport de marchandises, transport de personnes et véhicules de   tourisme) à l’exclusion des collections CKD/SKD destinés au montage et de certains véhicules et engins spéciaux, a poursuivi M. Benmeradi. Mais ce contingent ne sera ouvert qu’en cas de nécessité, a-t-il précisé lors d’un point de presse tenu en marge de cette réunion. Concernant les contingents tarifaires fixés dans le cadre de l’Accord d’association avec l’Union européenne et portant sur certains produits agricoles et agro-almentaires, ils seront normalement ouverts au cours de l’exercice 2018. Lire aussi: Suppression du système de licences d’importations en 2018   A ce propos, le ministre a affirmé que l’accès à ces contingents se ferait par adjudication et en référence au modèle type de cahier des charges fixant les conditions et les modalités d’accès par voie d’enchères au  contingent ou à ses tranches. Ce cahier des charges est en cours d’approbation par arrêté conjoint entre  les ministères du Commerce et des Finances. Il est également prévu d’instituer un dispositif pour la mise en œuvre desmesures de sauvegarde à travers une commission intersectorielle chargée du suivi de ces mesures, en application du décret de 2005 fixant les  conditions et les modalités de mise en œuvre des mesures de sauvegarde. Par ailleurs, dans […]

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Suppression du système de licences d’importations en 2018  

décembre 19, 2017

ALGER- Le système des licences d’importations, mis en  vigueur en 2016, sera supprimé en 2018, a annoncé mardi à Alger le ministre  du Commerce, Mohamed Benmerradi, lors d’une réunion avec les cadres de son secte Expliquant cette décision, M. Benmerradi a fait valoir que le système des  licences d’importations a non seulement « montré ses limites » mais c’est  aussi un système « bureaucratique » et « manquant de transparence » sans  compter qu’il a engendré parfois des problèmes d’approvisionnement. Pour les véhicules, qui seront aussi concernés par la suppression des  licences d’importation dès 2018, M. Benmerradi a indiqué que les  contingentements quantitatifs d’importations ne pourraient être réinstaurés  qu’ »en cas de nécessité ». Toutefois, a-t-il ajouté, des mesures d’encadrement du commerce extérieur  sont prévues en 2018, et ce, afin de protéger la production nationale et  d’éviter une nouvelle envolée de la facture d’importations. Selon ses pronostics, les importations devraient atteindre à la fin 2017  les 45 milliards de dollars contre 46,7 milliards de dollars à fin 2016.   Pour l’année 2018, a-t-il ajouté, la facture d’importation devrait baisser à 30 milliards de dollars. 

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Rééchelonnement des dettes: prorogation jusqu’à juin 2018 des délais de dépôt des dossiers

décembre 19, 2017

ALGER- Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la  Sécurité sociale, Mourad Zemali, a affirmé lundi à Alger, que les délais  pour le dépôt des dossiers introduits par les jeunes promoteurs de  micro-entreprises en vue de bénéficier du dispositif de rééchelonnement de  la dette et de l’annulation des pénalités de retard, ont été prorogés  jusqu’au mois de juin 2018. « Les délais du dépôt des dossiers des entrepreneurs prévus pour fin 2017  pour bénéficier du dispositif de rééchelonnement des dettes contractées  pour la création de leurs projets et de l’annulation des pénalités de  retard, ont été prorogés jusqu’à juin 2018 », a précisé le ministre dans une  déclaration à la presse tenue en marge de la Conférence nationale sur la  micro-entreprise et l’entrepreneuriat.  M. Zemali a révélé qu’ « à ce jour, 520 jeunes promoteurs de  micro-entreprises ont déjà déposé leurs dossiers au niveau de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) pour bénéficier de ce dispositif ».    Il a rappelé que plusieurs mesures ont été prises au profit de certains  jeunes entrepreneurs qui ont bénéficié du soutien des dispositifs publics  pour créer des micro-entreprises et qui ont rencontré des difficultés,  ajoutant qu’ils bénéficient, à ce titre, d’un accompagnement spécial qui  consiste en « le rééchelonnement des dettes contractées pour la réalisation  de leurs projets ». Mais, a-t-il souligné, « cela ne veut pas dire l’effacement de la dette. M. Zemali a ajouté que ces mesures d’accompagnement ne concernent pas tous  les jeunes entrepreneurs, mais uniquement ceux dont les projets ont  bénéficié d’un financement avant mars 2011, sachant que ces derniers n’ont  pas profité des facilités et des avantages accordés après cette date. A ce titre, M. Zemali a appelé les jeunes entrepreneurs à se rapprocher de l’ANSEJ et de la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC), pour de plus amples précisions. Le ministre a annoncé par ailleurs que la troisième semaine du mois de décembre de chaque année sera dédiée à l’entrepreneuriat. 

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Mémorandum d’entente Sonatrach-ENI sur les énergies renouvelables

décembre 18, 2017

ALGER – La compagnie nationale Sonatrach et le groupe italien ENI ont signé lundi à Alger un mémorandum d’entente sur les énergies renouvelables, a indiqué Sonatrach dans un communiqué. Le document a été paraphé en présence du P-dg de Sonatrach, Abdelmoumem Ould Kaddour, et le P-dg d’ENI, Claudio Descalzi. Ce mémorandum d’entente a pour objectif d’identifier, dans les Brownfield de Sonatrach, les sites potentiels pour la réalisation d’unités de production d’énergie solaire, de réaliser des études de faisabilité, une fois les sites sélectionnés, et d’élaborer un business model pour le développement des projets identifiés, explique la même source. Les discussions entre les deux parties ont également porté sur l’état du partenariat entre Sonatrach et ENI, caractérisé par une coopération de longue date entre les deux compagnies dans le domaine de l’industrie des hydrocarbures en Algérie. A cette occasion, M. Ould Kaddour a assuré M. Descalzi de la disponibilité de Sonatrach à conforter le partenariat avec ENI, notamment dans l’amont, la pétrochimie, la Recherche et Développement et la commercialisation des hydrocarbures. A ce titre, il a rappelé que Sonatrach reste « ouverte à toute proposition de collaboration mutuellement bénéfique ». Pour sa part, le P-dg d’ENI s’est dit ravi de la signature de ce mémorandum d’entente, en indiquant qu’ENI « a de grandes ambitions afin d’intensifier son partenariat avec Sonatrach dans de nouveaux projets en Algérie et à l’international ». Les deux parties ont convenu de faire un état d’avancement des projets, objets de ce mémorandum d’entente, et de se rencontrer, à cet effet, à la fin mars 2018. Pour rappel, Sonatrach et ENI avaient signé en novembre 2016 à Rome plusieurs accords de coopération dans le secteur énergétique. Ces accords s’étendent à l’exploration ainsi qu’à d’autres domaines d’activités comme le développement des énergies renouvelables, le raffinage, la pétrochimie et la recherche et développement.

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Habitat: l’important plan de charge nécessite une mobilisation de l’outil national de réalisation

décembre 18, 2017

ALGER – L’important plan de charge en matière de réalisation de logements et d’équipements publics d’accompagnement exige une grande mobilisation de l’outil national de réalisation, a estimé lundi à Alger le directeur général du logement auprès du ministère de l’Habitat, de la ville et de l’urbanisme, Kamel Nasri. Intervenant lors du Salon de la production nationale des biens et des services dans le secteur du bâtiment, organisé par le ministère de l’Habitat et le Forum des chefs d’entreprises (FCE), M. Nasri a indiqué que les programmes en cours de réalisation ainsi que ceux dont le lancement est prévu sur les deux prochaines années « nécessitent une préparation adéquate de l’outil de production national en matériaux, produits et composants entrant dans la réalisation du bâtiment ». Dans ce sens, il a rappelé qu’au titre du plan quinquennal 2015-2019, le gouvernement a prévu la réalisation d’un programme de 1,6 million de logements, constitué de segments financés entièrement ou partiellement par l’Etat, et ce, au profit duquel plusieurs actions ont été initiées pour lui assurer une mise en œuvre efficiente sur les plans financier, administratif et technique. Selon lui, le portefeuille actuel compte près de 1,89 millions d’unités de logements, après l’inscription dans la période 2015-2017 de nouveaux programmes de 280.000 logements constitués essentiellement de logements ruraux et ceux destinés à la location-vente. Ce portefeuille, par segment d’offre, se compose de 702.090 de logements publics locatifs (LPL), de 198.032 logements promotionnels aidés (LPA), de 596.898 logements ruraux, de 350.000 logements location-vente ainsi que de 43.596 logements promotionnel publics (LPP), sachant qu’au titre de l’année 2018, il est prévu l’inscription de 200.000 logements se répartissant entre 120.000 logements location-vente et 80.000 de type rural. Sur la période 2015-2017, a-t-il fait savoir, il a été enregistré la réception de 833.882 logements toutes formules confondues, et il subsiste 766.118 logements à réaliser jusqu’à 2019 pour atteindre l’objectif tracé, sachant que l’encours au 30 novembre 2017 porte sur près de 864.000 logements tous segments publics confondus, a-t-il précisé. S’agissant du stock non encore confié à la réalisation, M. Nasri a indiqué qu’il était de 193.000 logements relevant de l’habitat rural (105.905 logements), de la location-vente (49.084), du public locatif (17.772 logements), du promotionnel aidé (15.681) et du promotionnel public (4.420). Ce stock sera porté à près de 463.000 unités avec les 120.000 location-vente, 8.000 logements ruraux et 70.000 logements de type promotionnel aidé, prévus en 2018. Ainsi, cet important programme de réalisation de logements projeté pour le quinquennal 2015-2019 place la question des approvisionnements au centre des préoccupations du secteur de l’habitat eu égard, notamment, aux objectifs et aux impératifs de lancement et de livraison fixés.   Des besoins de plus de 2 millions de tonnes d’acier et de 27 millions de tonnes de ciment   Concernant les besoins en matériaux de construction pour le programme en cours ainsi que celui de 2018-2019, M. Nasri a énuméré un total de 2,7 millions de tonnes d’acier rond à béton, de 27 millions de tonnes de ciment, de 92 millions de tonnes de granulat, de 54 millions de tonnes de sable, de 24 millions de tonnes de brique rouge, de 98 […]

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Micro-entreprises: création de plus d’un million d’emplois en 20 ans

décembre 18, 2017

ALGER – Plus d’un demi-million de jeunes Algériens ont créé des micro-entreprises qui ont permis la création de plus de 1,2 million d’emplois depuis une vingtaine d’années, a indiqué lundi à Alger le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali. Intervenant lors de la conférence nationale sur la micro-entreprise et l’entreprenariat, le ministre a expliqué que ces micro-entreprises et ces emplois ont pu être créés grâce aux dispositifs d’aide à l’emploi mis en place par les autorités publiques. Cependant, a-t-il poursuivi, « nous ne sommes pas de ceux qui tombent dans le piège de l’autosatisfaction (…). Nous sommes totalement conscients que ces dispositifs nécessitent un développement et une amélioration continue en vue de renforcer les points forts et corriger les points faibles ». Il a alors avancé que le gouvernement poursuivrait sa politique de soutien aux projets d’investissement au profit des jeunes entrepreneurs, et ce, à travers de différents mécanismes de soutien. Lire aussi: Alger: plus de 32.000 nouveaux postes d’emploi assurés depuis début 2017 Selon M. Zemali, cette conférence, intitulée « Moukawil », entre justement dans ce cadre et épouse la stratégie des pouvoirs publics visant la création de la richesse et de l’emploi, notant que la micro-entreprise représente « le noyau du développement local ». La conférence Moukawil a pour but le renforcement des capacités et des ambitions chez les jeunes entrepreneurs et porteurs de projets en prônant la mise en relation des jeunes entrepreneurs et porteurs de projets avec les responsables institutionnels ainsi que des spécialistes et des experts. S’étalant sur trois jours, cet évènement regroupe 700 personnes dont 600 jeunes stagiaires, étudiants, porteurs de projets et jeunes entrepreneurs. Elle est co-organisée par les ministères, respectivement, du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, de la Formation et de l’enseignement professionnels, de la Communication, de la Poste et des télécommunications, ainsi que du Forum des chefs d’entreprises (FCE) et de l’UGTA. Lire aussi: Une étude relève un décalage entre le capital humain et les besoins du marché de l’emploi en Algérie L’ouverture de cette conférence s’est déroulée en présence notamment des ministres, respectivement, du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, Mourad Zemali, de la Formation et de l’enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, de la Communication, M. Djamal Kaouane, et de la Poste et des télécommunications, Mme Imane-Houda Feraoune, ainsi que du secrétaire général de l’UGTA, M. Abdelmadjid Sidi Saïd. La conférence Moukawil se subdivise en quatre sessions dont la première tourne autour de l’apport de la formation et de l’enseignement professionnels dans la création d’entreprises pour accompagner le développement économique et la deuxième autour du thème de la micro-entreprise au cœur du développement. Quant à la troisième et la quatrième session, elles portent respectivement sur la bonne gestion, clé de la pérennisation de la micro-entreprise, et la micro-entreprise à l’ère de l’économie numérique: exigence d’une adaptation.

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Hausse quasi-générale des prix à l’importation sur les 9 premiers mois de 2017

décembre 18, 2017

ALGER – Les prix à l’importation des marchandises par l’Algérie ont enregistré une hausse moyenne de 5% sur les neuf premiers mois de 2017 par rapport à la même période de l’année 2016, a appris l’APS auprès de l’Office national des statistiques (ONS). A l’exception des équipements agricoles, des produits bruts et des demi-produits, les prix à l’importation ont enregistré des hausses pour toutes les autres catégories de marchandises. Lire aussi: Forte hausse des importations des laits, sucres et légumes secs en dix mois Ainsi, les prix à l’importation ont grimpé pour les groupes, respectivement, d’alimentation, boissons et tabac (+9%), des biens de consommation (+5,7%), des équipements industriels (+3,7%) et des matières premières, énergie et lubrifiants (+2,1%). Par contre, les prix à l’importation ont baissé pour les équipements agricoles (-26,6%), les produits bruts (-8,4%) et les demi-produits (-5,2%). Pour rappel, durant les neuf (9) premiers mois de 2017, les importations algériennes ont connu une légère baisse en s’établissant à 33,92 milliards de dollars (mds usd) contre 34,93 mds usd, soit un recul de 3%. Lire aussi: Importations: hausse de la facture des produits alimentaires, baisse des médicaments sur les 9 premiers mois Ainsi, les baisses des importations ont été constatées pour les biens d’équipements industriels en s’établissant à 10,45 mds usd (contre 11,54 mds usd de la même période de 2016), les demi-produits à 7,96 mds usd (contre 8,63 mds usd), et les produits bruts à 1,07 mds usd (contre 1,18 mds usd). Par contre, les importations ont augmenté pour les produits alimentaires qui se sont chiffrées à 6,5 mds usd (contre 6,1 mds usd), les produits énergie et lubrifiants à 1,15 mds usd (contre 904 millions usd), les biens d’équipements agricoles à 474 millions usd (contre 359 millions usd), et les biens de consommation non alimentaires à 6,3 mds usd (contre 6,2 mds usd).

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Sidérurgie: la production nationale sera portée à 12 millions de t/an à l’horizon 2020

décembre 18, 2017

ALGER – La production nationale en sidérurgie sera portée à 12 millions de tonnes/an à l’horizon 2020, contre 2,5 millions de tonnes en 2016, grâce à l’entrée en exploitation des projets publics et privés en cours de réalisation, a indiqué lundi à Alger le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi. Intervenant lors de l’ouverture du Salon de la production nationale des biens et des services dans le secteur du bâtiment, le ministre a aussi affirmé que pour le ciment gris, la production nationale avait réussi à satisfaire la totalité des besoins du secteur de la construction et de tout le marché national. Lire aussi: Sidérurgie: La production nationale à 12 millions de tonnes/an à l’horizon 2020 La production nationale de ciment gris, a-t-il poursuivi, a été de plus de 22 millions de tonnes en 2016 et devrait dépasser les 25 millions de tonnes à fin 2017. Selon lui, la production de ciment devrait atteindre les 40 millions de tonnes à l’horizon 2020. Par ailleurs, il a fait savoir que plus de 2.000 projets industriels, publics et privés, avaient été lancés depuis 2002 dans les branches ciment, sidérurgie, briques et produits rouges, céramique, charpente métallique, marbre, matériaux de construction en matière plastique, menuiserie métallique, plâtre et dérivés. Lire aussi: Entrée en exploitation prochaine du complexe de Bellara à Jijel, l’industrie sidérurgique prend son envol Certains de ces projets sont déjà en exploitation, tandis que d’autres sont en cours de réalisation. Dans la filière céramique, plus de 450 projets ont été engagés depuis 2002 pour pouvoir répondre à la demande du marché national en matière de céramique sanitaire et des carreaux de sol et revêtement, a-t-il ajouté en précisant que cette filière a pratiquement couvert la demande nationale. S’agissant de la fabrication des briques et de produits rouges, plus de 350 projets ont vu le jour depuis une quinzaine d’années.

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Matériel « Made In Israel » : Sonelgaz attaque en justice le constructeur Cegelec/General Electric

décembre 17, 2017

  ALGER – Le groupe Sonelgaz a déposé plainte auprès de la juridiction compétente contre le consortium-constructeur franco-américain Cegelec/General Electric qui lui a livré du matériel comportant des composants « Made In Israel » pour la réalisation d’une centrale électrique, a indiqué dimanche Sonelgaz dans un communiqué. Le groupe algérien explique que dans le cadre de la réalisation de la centrale électrique de Boutlelis (Oran) d’une capacité de 450 MW, du matériel a été importé par le consortium  Cegelec/General Electric. Mais lors des formalités de vérifications de ce matériel par la société d’engineering CEEG (filiale de Sonelgaz), qui est en charge de la réalisation du projet en tant que maître d’oeuvre, les services de cette filiale ont découvert que parmi le matériel importé (projet comportant des milliers de composants), un de ces composants (vannes de déluge) comportait la mention  »made in Israël », note le communiqué. Immédiatement, les services des douanes compétents ont été saisis officiellement le 4 avril 2017 par la filiale CEEG. Lire aussi : Discussions Sonelgaz-Gecol pour exporter l’électricité vers la Libye Parallèlement à la saisine des douanes, la société CEEG a fait appel à un huissier de justice qui a dressé un constat le 19 avril 2017. Dans le même temps, le consortium-constructeur Cegelec/General Electric a été saisi et interpellé afin de donner les explications nécessaires.  « Il a ainsi reconnu officiellement sa responsabilité de l’introduction de ce matériel par mégarde », souligne Sonelgaz. Depuis la survenance de cet incident, le constructeur a déjà récupéré le matériel en cause et a procédé à son remplacement par un matériel de provenance européenne. Parallèlement, une plainte a été déposée le 19 avril à l’encontre du constructeur auprès de la juridiction compétente, « qui est poursuivi en justice pour fausse déclaration, compte tenu que le document de provenance du matériel en question stipule la France comme pays d’origine », précise Sonelgaz. Par ailleurs, le matériel de remplacement a été réceptionné le 11 octobre 2017, note la même source. Lire aussi : L’Algérie se dirigera vers l’exportation de turbines d’énergie électrique Ainsi, Sonelgaz considère qu’elle n’a ménagé aucun effort et a suivi toute la procédure réglementaire, à savoir le dépôt de plainte, la saisine des services des douanes et autorités compétentes concernées, le recours à un auxiliaire de justice (huissier), et ce, « pour sauvegarder ses intérêts ».    Pour rappel, la nouvelle centrale électrique à turbines à gaz de Boutlelis devrait être opérationnelle en septembre 2018. Cette centrale électrique est constituée de deux turbines à gaz d’une puissance de 223 MW chacune fonctionnant au gaz naturel comme combustible principal et de gasoil comme combustible de secours. Sa construction, réalisée par le consortium General Electric International (USA) et Cegelec SAS (France), a débuté en 2012.

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