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Conseil de la Nation: présentation du texte de loi organique relative aux lois de Finances 

juin 18, 2018

ALGER – Le texte de loi organique relative aux lois des finances a été présenté lundi en séance plénière du Conseil de la nation, tenue sous la présidence de Abdelkader Bensalah, président de cette institution parlementaire, et en présence du ministre des Finances, Abderrahmane Raouya.    Ce texte introduit un nouveau cadre de gestion des deniers publics qui consacre le principe de la gestion axée aux résultats, basé sur l’efficacité et les résultats enregistrés au vu des objectifs fixés. Ce texte est fondé sur « le principe d’une budgétisation non plus par nature de dépenses, mais orienté vers les résultats à partir des objectifs définis », expliquent les concepteurs de ce nouveau texte. Il vise deux objectifs principaux: réformer le cadre de la gestion publique pour l’orienter vers les résultats et la recherche de l’efficacité, et renforcer la transparence des informations budgétaires. Composé de 91 articles, ce texte replace la discussion budgétaire au c£ur de débat parlementaire tout en organisant des mécanismes d’information et de contrôle, notamment par le rapprochement de la comptabilité de l’Etat sur celle des entreprises. Le texte met en place les principes de liberté et de responsabilité des gestionnaires au cœur du fonctionnement des institutions et administrations publiques.  La conception des dispositions de ce nouveau texte incluent les axes majeurs de la modernisation des systèmes budgétaires par le soutien de l’équilibre structurel du budget, une approche pluriannuelle des recettes et dépenses de l’Etat, une réforme centrée sur plus de flexibilité et souplesse aux gestionnaires et l’orientation vers le contrôle de la performance. Il s’agit également de la mise en place de nomenclatures budgétaires et une amélioration du contenu et de la présentation des projets de lois des finances.  D’autre part, le texte de loi cite onze aspects techniques qui contribueront à l’évolution vers une gestion budgétaire, par programme, axée sur les résultats. Il s’agit de l’approche pluriannuelle qui est essentielle non seulement du point de vue de visibilité à moyen terme mais aussi du point de vue décisionnel basé sur une projection dépassant l’année, note l’exposé des motifs de cette nouvelle loi. Concernant l’instrument de programmation budgétaire pluriannuelle, le texte cite le Cadre budgétaire à moyen terme (CBMT). « Un cadrage budgétaire à moyen terme est arrêté chaque année par le gouvernement sur proposition du ministre des Finances, au début de la procédure de préparation des lois de finances. Il détermine pour l’année à venir, ainsi que les deux années suivantes, les prévisions et recettes, de dépenses et du solde du budget de l’Etat, ainsi que, le cas échéant, l’endettement de l’Etat ».  D’autre part, le texte de loi accorde une « plus grande liberté » aux gestionnaires: les mouvements de crédits sont consacrés pour permettre d’effectuer entre autres des virements et des transferts de crédits afin que les objectifs visés au niveau des programmes ne soient pas compromis. De surcroit, il confirme le vrai sens des Comptes d’affectation spéciale (CAS).   Il est retenu six (6) catégories de Comptes spéciaux du Trésor: Comptes du commerce, Comptes d’affectation spéciale, Comptes de prêts et d’avances, Comptes de règlement avec les gouvernements étrangers, Comptes de participation et d’obligations et Comptes d’opération monétaires. Il est indiqué à […]

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Industrie du ciment : Le groupe GICA ambitionne d’exporter jusqu’à 1,5 million de tonnes en 2018 

juin 18, 2018

ALGER – Le Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA) ambitionne d’exporter entre1 et 1,5 million de tonnes de sa production au cours de cette année, a indiqué lundi le ministère de l’Industrie et des Mines dans un communiqué. A cet effet, le groupe vient de conclure un accord avec un partenaire étranger, pour l’exportation de 30.000 tonnes de ciment à travers sa filiale SODISMAC. GICA est, par ailleurs, en discussion avec des partenaires étrangers pour l’exportation d’autres produits à l’instar du calcaire et du gypse, selon la même source. Ces quantités seront exportées à partir du port d’Arzew (ouest du pays) et celui de Djendjen (est du pays). A cet effet, le ministère de l’Industrie et des Mines réitère le communiqué sa disponibilité à aider et à accompagner les opérateurs activant dans ce segment afin de réussir le défi de l’exportation. Pour rappel, le groupe GICA avait exporté, au cours du mois de mai dernier, 45.000 tonnes de clinker au titre d’un contrat portant sur une quantité globale de 200.000 tonnes. En 2017, le groupe avait enregistré une production record de ciment de près de 14 millions de tonnes contre 12,6 millions de tonnes en 2016. Grâce à ses douze cimenteries, GICA a ainsi connu son troisième record consécutif, dépassant ses prévisions pour 2017 qui tablaient sur une production de 13,2 millions de tonnes de ciment. L’Algérie produit actuellement plus de 25 millions de tonnes de ciment par an et prévoit d’atteindre 40 millions de tonnes/an à l’horizon 2020. Avec ces opérations d’exportation, l’Algérie est ainsi passée d’un grand importateur de ciment à un pays exportateur, grâce à la politique tracée par les pouvoirs publics, qui a permis le développement d’une véritable industrie cimentière.

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Textile: la société algéro-turque Tayal réalise sa première exportation 

juin 18, 2018

ALGER – La société mixte algéro-turque des textiles Tayal a effectué récemment sa première opération d’exportation de produits semi-finis vers la Turquie, a indiqué lundi un communiqué du ministère de l’Industrie et des mines.  Il s’agit d’une exportation de 25 tonnes de filés coton, réalisée le 15 juin en cours à partir du port d’Oran, a précisé la même source. Cette opération d’exportation sera renforcée « très prochainement » par d’autres opérations, en fonction de la montée en cadence de la production de ce complexe situé à Relizane et dont la première usine est entrée en production en mars 2018. Les exportations se feront également en fonction des excédents dégagés sur les ventes sur le marché national. Implanté sur une superficie de 250 hectares, ce pôle industriel de textiles est le fruit d’un partenariat entre un des leaders du textiles en Turquie Taypa et de deux filiales du groupe public algérien des textiles et cuirs Getex (C&H et l’Algérienne des textiles Texalg) et du holding public Madar (ex. Snta). Lire aussi : Stratégie nationale d’exportation: présentation de la feuille de route au gouvernement en juin Ce projet d’envergure porte, dans une première phase, sur la réalisation de huit (8) usines intégrées spécialisées dans la production de textiles (chemises, pantalons jeans, articles de bonneteries, finissage de tissus…), et d’une école de formation dans les métiers du textile, avec des prévisions de production annuelle de 44 millions de mètres linéaires pour le tissage, de 12.200 tonnes pour la filature et de 30 millions de pièces pour différents produits notamment les pantalons, les tricots et les chemises. Selon les prévisions, 60% de la production de ce complexe seront destinés à l’export. L’usine de filature de Tayal est entrée en production le 15 mars dernier avec une capacité initiale de production de 30 millions de mètres/an.  Quant à la deuxième phase du projet, elle portera sur la réalisation de 10 unités de production de fibres synthétiques (matière première de tissus), de linge de maison et de tissus techniques utilisés pour la confection destinée à certaines professions. D’un coût global de 170 milliards de DA, ce projet pourrait créer jusqu’à 25.000 postes d’emplois à partir de 2020, date de la finalisation totale du complexe.  Ces quantités vont accroitre les capacités du secteur de la manufacture en Algérie, notamment celui des tissus, de la confection et de l’habillement afin de couvrir les besoins du marché national et d’aller vers l’exportation, note le ministère de l’Industrie.

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Le décret présidentiel fixant le statut des personnels civils des établissements économiques de l’ANP publié au JO    

juin 17, 2018

 ALGER, 17 juin 2018 (APS)- Le décret présidentiel fixant le statut des personnels civils des établissements relevant du secteur économique de l’Armée nationale populaire (ANP) a été publié au dernier numéro du Journal officiel. Le texte définit les droits et obligations de ce personnel qui « ne doit en aucun cas adhérer à un parti ou à une association à caractère politique, exercer une activité politique, organiser, participer ou inciter à la grève ». Le même décret fixe  les conditions de recrutement, le contrat de travail et sa durée, les repos, congés et absences, les différentes positions du personnel civil économique (la position d’activité, de détachement, de mise en disponibilité, et de service national). Le décret fixe également le règlement intérieur (hygiène, sécurité et médecine de travail), et une discipline pour une prévention et un règlement des différends individuels de travail dans lequel il est stipulé que « tout manquement aux obligations professionnelles, toute atteinte à la discipline, toute faute ou irrégularité commise par un personnel civil économique dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions constitue une faute professionnelle et expose son auteur à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, de poursuites pénales ».  Dans le chapitre dédié aux prestations de sécurité sociale et de retraite, le texte indique que le personnel civil économique bénéficie des prestations de sécurité sociale et de retraite, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur et qu’il bénéficie aussi de l’accès aux soins dispensés par les structures hospitalières relevant du ministère de la Défense nationale.        

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L’arrêté portant revalorisation des pensions de retraite publié au Journal officiel 

juin 17, 2018

ALGER- L’arrêté relatif à la revalorisation des pensions de retraite allant de 0,5 à 5% en fonction du montant de la pension, a été publié au Journal officiel et prend effet à compter du 1er mai 2018.  Les pensions et allocations de retraite de sécurité sociale, prévues par la loi 83-12 du 2 juillet 1983, sont revalorisées par application des taux fixés comme suit : 5% pour les pensions et allocations dont le montant est inférieur à 20.000 DA, 2,5% pour celles dont le montant est égal à 20.000 DA et inférieur à 40.000 DA, et 1,5% pour celles dont le montant est égal à 40.000 DA et inférieur à 60.000 DA. Les revalorisations sont de 1% pour les pensions et allocations dont le montant est égal à 60.000 DA et inférieur à 80.000 DA, et 0,5% pour celles qui sont égales ou supérieures à 80.000 DA.  Les coefficients d’actualisation applicables aux salaires servant de base au calcul des nouvelles pensions prévues à l’article 43 de la loi 83-12 du 2 juillet 1983, sont fixés selon l’année de référence.  Le texte précise que les taux prévus à l’article 1 de l’arrêté s’appliquent au montant mensuel de la pension d’invalidité découlant de l’application de l’article 42 de la loi, le montant de la revalorisation résultant de l’application de l’alinéa ci-dessus, s’ajoute au minimum légal de la pension d’invalidité prévu par la même loi. Le montant minimum de la majoration pour tierce personne attribué aux titulaires d’une pension d’invalidité, de retraite, d’une rente d’accident du travail ou de maladie professionnelle est revalorisé de 3%.

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Pêche au thon rouge: modification de certaines dispositions par un arrêté ministériel

juin 17, 2018

ALGER- Un arrêté ministériel modifiant et complétant l’arrêté du 19 avril 2010 instituant des quotas de pêche au thon rouge pour les navires battant pavillon national exerçant dans les eaux sous juridiction nationale et fixant les modalités de leur répartition et de leur mise en œuvre, a été publié au  journal officiel n 30. Selon l’arrêté du ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, les dispositions de l’arrêté de 2010 ont été complétées par l’article 12 bis rédigé comme suit: « Les armateurs des navires thoniers senneurs et palangriers sont tenus d’installer des équipements de communication assurant la connexion internet et le téléphone satellitaire. Ces équipements doivent être opérationnels durant les campagnes de pêche. Lire aussi: Thon rouge: le quota de l’Algérie est de 1.300 tonnes en 2018 Les capitaines des navires thoniers senneurs, doivent mettre ces équipements à la disposition des contrôleurs observateurs et de l’observateur de la commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) ». Les dispositions de l’article 13 ont été également modifiées, complétées et rédigées comme suit:  » le capitaine du navire thonier est tenu de conserver à bord du navire durant une année, le carnet de pêche au thon rouge vivant ou mort, cotés et paraphés, fournis par l’administration de la pêche ». Dans ce cadre, il est indiqué que le carnet de pêche est constitué de 60 pages originales et de 2 souches par page pour le navire thonier senneur, de 170 pages originales et d’une (1) souche par page pour le navire thonier palangrier. Chaque carnet doit être renseigné quotidiennement avant minuit pour chaque opération de pêche, y compris les opérations de pêche infructueuses et les opérations de pêche non réalisées. Les pages originales doivent rester attachées aux carnets de pêche. En cas d’erreur, la page concernée doit être barrée d’un trait suivi de la mention « annulé », précise le même arrêté. Lire aussi: Impératif de développer le secteur de la pêche en faveur de l’économie nationale Il est également indiqué qu’a l’issue de la campagne de pêche pour le navire thonier senneur, les pages originales attachées au carnet de pêche sont conservées à bord du navire, la première souche de chaque page est remise à l’administration de la pêche par le contrôleur national embarqué à bord du navire et la deuxième souche de chaque page est remise à l’observateur de la commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) embarqué à bord du navire. Pour le navire thonier palangrier, les pages originales attachées au carnet de pêche sont conservées à bord du navire, la souche de chaque page est remise à l’administration de la pêche par le capitaine du navire. Les dispositions de l’article 13 du précédent arrêté ont été aussi modifiées, complétées et rédigées comme suit : « le capitaine du navire thonier senneur est tenu de débarquer les prises de thon rouge mort dans les ports désignés à cet effet. Les ports de débarquement sont les suivants : port d’Alger, port de Annaba, port de Béjaïa, port de Cherchell, port d’Oran et port de Ténès. Le capitaine du navire thonier palangrier est tenu de débarquer sa production dans […]

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Commerce: le programme de permanence observé à 99% durant l’Aïd

juin 16, 2018

ALGER- Le ministre du Commerce, Said Djellab a affirmé samedi à Alger que le taux de réponse au programme de permanence durant les deux jours de l’Aïd El Fitr est estimé à 99% du nombre total des commerçants mobilisés au niveau national.  S’exprimant en marge d’une visite d’inspection au niveau de certains quartiers de la capitale en compagnie d’une délégation de cadres de son ministère, M. Djellab a indiqué au sujet du programme de permanence que le taux de suivi au niveau national a atteint 99% du total des commerçants mobilisés, au nombre de près de 50.000 (contre 23.000 en 2017), relevant que ce taux  oscille entre 98 et 100% dans plusieurs villes, ce qui témoigne, a-t-il dit, du « bon déroulement de l’opération ».  Les services du ministère du Commerce ont tracé, dans le cadre de l’application des dispositions de l’article 8 de la loi relative aux conditions d’exercice des activités commerciales, un programme spécial de permanence visant à assurer un approvisionnement régulier en produits et services de large consommation durant les deux jours de l’Aid El Fitr.   Lire aussi: Alger: 99% des commerçants ont assuré la permanence durant la matinée du premier jour de l’Aïd Ce sont au total 5.000 boulangers, 32.819 épiciers, 11.234 commerces de différentes activités et 450 unités de production (laiteries, minoteries et unités de production d’eau minérale) qui ont été réquisitionnés dans le cadre de cette opération.  Le nombre de commerçants réquisitionnés pour assurer la permanence durant les deux jours de l’Aid El Fitr a connu une hausse de 40% par rapport à 2017, a ajouté le ministre, relevant que 2.277 agents de contrôle ont été mobilisés à travers le territoire national pour s’assurer du respect du programme de permanence.  La réquisition des commerçants à travers le programme de permanence durant les fêtes nationales et religieuses est en vigueur depuis 2012 suite à l’adoption de la loi 08-04 fixant les conditions d’exercice des activités commerciales, qui a introduit une disposition faisant obligation à ces  professionnels de travailler durant ces occasions.  Djellab a rappelé, par la même occasion, les peines qu’encourent les commerçants qui n’observent pas le programme de permanence, notamment une fermeture du commerce pour une période de 3 mois et le paiement d’une amende allant de 30.000 à 200.000 Da. « Nous procéderont à l’évaluation de l’opération afin de l’améliorer à l’avenire, a fait savoir le ministre qui a fait état, en outre, d’une instruction pour l’ouverture des marchés de gros durant l’Aïd . L’activité commerciale devrait revenir à la normale dès dimanche, selon le ministre qui a assuré que les agents de contrôle « poursuivront leur travail sur le terrain à travers l’ensemble des wilayas » pour s’assurer de la reprise de l’activité commerciale après l’Aïd.  M.Djellab a assuré enfin qu’en cas de dysfonctionnement, les mêmes mesures seront appliquées aux commerçants contrevenants.

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Afrique-sécurité alimentaire: la BAD approuve un investissement de15 millions de dollars

juin 16, 2018

ALGER- La banque africaine de développement (BAD) a approuvé un investissement en fonds propres de 15 millions de dollars dans le Fonds africain pour la sécurité alimentaire, a indiqué cette institution sur son site web. « Le Conseil de la BAD a approuvé un investissement en fonds propres de 15 millions de dollars dans le Fonds africain pour la sécurité alimentaire (AFSF), afin de soutenir les entreprises dans les PME agro-industrielles et d’améliorer la sécurité alimentaire en Afrique », a précisé la bnque. L’AFSF est un fonds de deuxième génération qui vise une capitalisation totale de 100 millions de dollars, explique la BAD. Le Fonds investira dans des petites et moyennes entreprises à forte croissance opérant dans les chaînes de valeur alimentaires et agricoles en Afrique subsaharienne.  Il vise à répondre aux besoins des opérateurs les moins bien desservis du segment des PME agricoles qui ne sont pas des cibles des grands fonds de capital-investissement et des banques commerciales. Le gérant du fonds « Zebu Investment Partners » est expérimenté dans la production et la transformation des produits alimentaires au niveau des PME.  Considérant les besoins largement sous-financés du financement agricole en Afrique, la politique d’invetissement du Fonds implique « le dépoilement d’instruments de capitaux propres ou de quasi-capitaux pour fournir des capitaux d’expansion dans la majorité des cas avec un ticket moyen de 6 millions de dollars », selon la BAD. En se concentrant davantage sur l’Afrique subsaharienne et en s’appuyant sur sa présence en Afrique du Sud, au Ghana et à l’île Maurice, le Fonds investira dans des pays mal desservis tels que le Sénégal, le Mail et le Rwanda, souligne la Banque africaine de développement. Il est prévu que le Fonds créera au moins 20 emplois directs pour 1 million de dollars investis au profit de plus de 14 000 petits exploitants, les femmes occupant au moins 40% des emplois créés. Lire aussi: Les assemblées de la BAD et du Fonds africain de développement du 21 au 25 mai en Corée du Sud En plus de ses investissements, le Fonds fournira un soutien post-investissement par le biais d’une facilité d’assistance technique aux sociétés émettrices.  La stratégie d’investissement du Fonds est pleinement alignée sur la Stratégie décennale de la Banque (2013-2022), ainsi que sur la politique et stratégie d’intégration régionale (2013-2024) en particulier sur ses activités inclusives.  Les sociétés pipelinières potentielles actuelles sont alignées sur les objectifs du programme « High 5 – Feed Africa » de la Banque (grâce à des investissements dans les entreprises de transformation des aliments, des boissons et de l’agroalimentaire), industrialiser l’Afrique (en investissant dans des entreprises de transformation), intégrer l’Afrique (à travers des investissements dans des entreprises qui répondent aux économies régionales) et améliorer la qualité de vie des africains (grâce à la mise à disposition d’une facilité d’assistance technique).

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La BA prépare la commercialisation des produits de la finance islamique par les banques publiques

juin 14, 2018

ALGER- La Banque d’Algérie s’attèle à l’élaboration d’un nouveau régime juridique qui permet aux banques publiques de commercialiser des produits de la finance islamique, a indiqué jeudi à Alger le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia. En réponse à une question orale, lors d’une plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN), sur les raisons du gel de l’émission de produits islamiques dans les banques publiques, le ministre a déclaré que « dans le souci de répondre à la demande des citoyens, la Banque d’Algérie s’attèle actuellement à la mise en place d’un nouveau régime sur le financement alternatif ou la finance islamique, visant à encadrer l’activité des fenêtres des produits financiers islamiques au niveaux des banques publiques ». Le ministre a précisé, à l’adresse de Mme Fatima Saidi du Mouvement de la Société pour la paix (MSP), que le nouveau régime prendra en charge la séparation entre l’activité bancaire conventionnelle et l’activité des fenêtres islamiques en matière comptable, organisationnelle et administrative ainsi qu’en matière d’application et de respect de règles prudentielles. Estimant que la publication de ce nouveau régime dans le journal officiel contribuera à l’élargissement des produits islamiques sur le marché bancaire algérien, il a ajouté que la loi de finance 2018 a introduit une disposition portant émission de « sukuk », un nouveau produit bancaire qui encouragera également les produits bancaires islamiques en Algérie. M.Raouia a fait état, en outre, de la mise en place au niveau de son département d’un groupe de travail pour l’élaboration d’un cadre juridique organisationnel qui aidera à élargir les transactions financières islamiques, notamment en émettant des emprunts souverains et la création de mutuelles d’assurance et de réassurance. Lire aussi:  Finance islamique: toutes les mesures nécessaires ont été prises pour le lancement de produits bancaires sans intérêt (Raouia) Soulignant, par ailleurs, que la formation des personnels à la maitriser de la commercialisation et la promotion des produits bancaires islamiques constitue la priorité des institutions bancaires, le ministre a indiqué que les pouvoirs public oeuvrent à  l’élaboration d’une stratégie visant à tirer profit de l’expérience internationale en matière de formation dans le domaine de la finance islamique. Dans ce contexte, le ministre a indiqué que des institutions britanniques activant dans le domaine de la finance islamique ont été contactées en vue de tirer profit de leurs expériences, précisant qu’une délégation de la banque islamique se rendra prochainement en Algérie pour définir les premières mesures nécessaires de façon à assurer le cadre approprié pour proposer ces nouveaux produits financiers.  A une question du député Ahcène Aribi (parti de l’Union Ennahda-Adala-Bina) sur « les dépassements » enregistrés en matière de dédouanement des véhicules importés, M. Raouia a précisé que le dépôt des cartes jaunes relevait des services de wilaya (service de carte grise), assurant que la direction des douanes ne peut, en aucun cas, autoriser l’entrée d’un véhicule importé non dédouané en Algérie.

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Algérie: le FMI évoque des progrès dans la gestion de l’investissement public  

juin 14, 2018

WASHINGTON- Le FMI a indiqué mercredi soir que l’Algérie a pris « d’importantes mesures » durant la dernière décennie pour améliorer la gestion de l’investissement public mais qui devraient être  renforcées en vue de concilier objectifs macroéconomiques et planification des projets d’investissements. Dans un rapport thématique sur l’efficience de la dépense publique en Algérie, publié à Washington, l’institution de Bretton Woods note  » qu’au cours de la dernière décennie, l’Algérie a pris des mesures importantes pour améliorer la gestion de l’investissement public « . L’étude publiée en parallèle avec le rapport annuel d’évaluation de l’économie algérienne, cite à ce titre la création en 2004 de la Caisse nationale d’équipements pour le développement (Cned) qui supervise l’évaluation et l’exécution des grands projets d’investissements publics. L’effort de la Cned a été consolidé en 2010, lorsqu’elle a publié des lignes directrices à l’intention des ministères sectoriels sur la manière d’identifier les projets susceptibles de soutenir la stratégie du gouvernement, d’entreprendre des études de conception et de préfaisabilité des projets. S’y ajoute le décret présidentiel de 2015, régissant les marchés liés aux investissements publics qui a introduit l’appel d’offres comme principale méthode de passation de marchés tout en énonçant des conditions d’attribution claires pour les cas d’ententes mutuelles. Lire aussi: FMI: l’Algérie dispose « d’une fenêtre d’opportunités » pour diversifier son économie Dans le sillage des réformes entreprises pour réduire les coûts supplémentaires des investissements, le gouvernement a décidé en 2013 de soumettre toute demande de réévaluation dépassant 15% du coût initial du projet à son approbation. Au plan financier, le FMI rappelle l’adoption, pour la première fois en 2017, d’un plan budgétaire à moyen terme pour fournir un ancrage clair aux dépenses publiques, ainsi que la fermeture de plusieurs CAS, (compte d’affectation spécial) qui a aidé à renforcer la capacité de suivi de l’exécution du budget.                  ==Investissement massifs à partir de 1999 pour rattraper les retards==   L’étude qui s’intéresse aussi aux moyens d’améliorer l’efficience de la dépense publique en Algérie pour doper une croissance inclusive remonte aux années 1990 pour décortiquer le contexte macroéconomique qui avait incité les autorités à partir de 1999 à lancer des investissements publics massifs dans les infrastructures, la santé et l’éducation. « Les troubles sociaux et les défis économiques des années 1990 ont laissé l’Algérie avec des lacunes considérables en termes d’infrastructures et de besoins sociaux « , aggravées par la raréfaction des ressources résultant du choc pétrolier de 1986, rappelle encore le FMI.  » Cette expérience a largement façonné la politique de dépenses publiques dans les décennies suivantes. Depuis la fin des années 1990, l’Algérie a fait des investissements massifs dans la santé et l’éducation pour répondre aux besoins pressants de sa population, tout en travaillant à combler les grandes lacunes dans les infrastructures « , note l’étude. Environ 70% des investissements publics ont été consacrés aux infrastructures économiques (routes, ports, aéroports, énergie) et sociales comme le logement, la santé, l’éducation, les loisirs et la culture. L’investissement public est devenu un moteur de croissance de création de d’emplois. En 2017, l’emploi public représentait 40% de l’emploi formel global. Lire aussi: Le FMI salue les efforts d’ajustement économique menés par l’Algérie L’Etat est devenu ainsi […]

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