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Algérie-Egypte: renforcer les relations bilatérales en matière de tourisme

mai 20, 2019

ALGER – Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud s’est entretenu, dimanche, avec l’ambassadeur de la République arabe d’Egypte en Algérie, Aymen Macharf « des voies de renforcement » des relations algéro-égyptiennes en matière de tourisme et d’artisanat, a indiqué un communiqué du ministère. Lors de cette rencontre, les deux parties « ont passé en revue » l’état des relations bilatérales en matière de tourisme et d’artisanat ainsi que « les voies de leur renforcement », affirmant la nécessité de « relancer, réactiver et traduire tous les accords de coopération signés entre les deux pays en 1995 en matière de tourisme dans un programme exécutif », en sus de l’accord de coopération signé en 2008 dans le domaine de l’artisanat. A ce titre, le ministre a affirmé que la rencontre avait permis de rappeler « les relations solides unissant les deux pays », relevant, ainsi, « l’importance de mettre en place un cadre réel de coopération entre l’Algérie et l’Egypte » en vue de mettre à exécution le programme bilatéral incluant plusieurs axes dont principalement l’investissement touristique et hôtelier, et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération à travers l’échange de visites entre les opérateurs et acteurs touristiques afin de faire connaitre le produit touristique des deux pays. Lire aussi: Ambassadeur d’Egypte: « Nous oeuvrons à relancer les échanges commerciaux avec l’Algérie » Pour sa part, l’ambassadeur égyptien s’est félicité des relations bilatérales et de « l’élan » touristique et culturel que recèle l’Algérie, affirmant, par la même, la nécessité de créer « un partenariat solide » entre les deux pays au vu du potentiel dont disposent l’Algérie et l’Egypte, notamment en matière de ressource humaine étant donné que cette dernière se veut « le pilier le plus important » du tourisme. Il a mis l’accent, en outre, sur la nécessité de rapprocher les opérateurs en vue de concrétiser les clauses principales du programme exécutif de coopération. Enfin, les deux parties ont insisté, selon le communiqué, sur la nécessité pour les délégations d’opérateurs, d’acteurs touristiques et d’artisans de deux pays de participer aux salons et manifestations du tourisme et de l’artisanat organisés en Algérie et en Egypte, afin d’ouvrir de nouvelles perspectives de partenariat et d’intensifier les efforts visant à renforcer les relations bilatérales.

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Pétrole : les efforts conjoints des pays à l’origine de la stabilisation des marchés

mai 19, 2019

ALGER – Les efforts conjoints des pays ont permis de contribuer très fortement à la stabilisation et à l’équilibre des marchés pétroliers, a affirmé dimanche à Djedda (Royaume d’Arabie Saoudite) le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab. Dans une déclaration à la presse en marge de la tenue de la 14ème réunion du Comité ministériel conjoint de Monitoring des pays Opep et non Opep, signataires de la déclaration de coopération (JMMC), M. Arkab a indiqué que « ces efforts doivent être poursuivis et intensifiés pour atteindre les objectifs attendus sur le moyen et long terme ». « Les marchés répondent positivement à l’effort collectif, ce qui témoigne de l’efficacité des mécanismes mis en œuvre par les 24 pays Opep et non Opep et de la crédibilité de leur démarche », a-t-il estimé selon un communiqué du ministère de l’Energie. M. Arkab s’est dit, en outre, « satisfait à ce propos de la convergence des points de vue et de la bonne coordination qui caractérise les relations entre pays Opep et non Opep ». Il a également mis en avant « le rôle déterminant de l’Algérie qui a rendu possible l’historique accord d’Alger du 28 septembre 2016 et dont a découlé la réussite de tout le processus actuel ». Selon le communiqué, M. Arkab a eu des entretiens, dimanche à Djedda avec ses homologues, ministres des pays Opep et non Opep membres du JMMC. Il s’est également entretenu avec le président de l’Opep, M. Khalid Al-Falih et le Secrétaire Général de l’Opep, M. Mohamed Barkindo. Avec le ministre saoudien de l’Energie, de l’Industrie et des Ressources minérales, Khalid Al Falih, les entretiens ont porté sur « l’évolution des marchés pétroliers qui, selon les deux ministres, sont en voie de stabilisation grâce aux efforts menés conjointement par les pays Opep et non Opep ».  Lire aussi: Pétrole : al-Falih dit qu’il n’est pas sûr qu’il y ait une pénurie sur les marchés M. Arkab et le ministre saoudien se sont également montrés « satisfaits de l’excellent niveau de conformité des pays Opep et non Opep signataires de la déclaration de coopération » et ont appelé à « maintenir les efforts pour assurer la stabilisation des marchés sur le moyen et long terme ». Les deux ministres ont abordé aussi « les voies et moyens pour maintenir le dialogue entre tous les pays producteurs dans un cadre institutionnel afin de préserver l’équilibre du marché et assurer les investissements futurs dans l’industrie pétrolière et ceux au bénéfice, aussi bien des pays producteurs que des pays consommateurs ». Par ailleurs, M. Arkab s’est entretenu avec ses homologues, respectivement, Emirati M. Suhail Al-Mazrouei et Vénézuélien M. Manuel Salvador Quevedo Fern?ndez, ainsi qu’avec le ministre de l’Energie de la République d’Azerbaïdjan, Parviz Shahbazov. Selon la même source, les parties ont évoqué « l’évolution des marchés pétroliers et les perspectives pour 2019 de même que des perspectives de développement des relations bilatérales dans le domaine de l’énergie, plus particulièrement dans l’exploration et le développement des capacités de production des hydrocarbures ». Les ministres ont notamment relevé « la nécessité d’échanger les expériences pour mieux investir dans les énergies renouvelables, mais encore pour que les revenus en hydrocarbures servent davantage à diversifier les économies et les rendre moins dépendantes des […]

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Assurance : hausse de 4,4% du chiffre d’affaires de la SAA en 2018

mai 19, 2019

ALGER – La Société nationale d’assurances (SAA) a réalisé un chiffre d’affaires de 27,7 milliards de DA en 2018, en hausse de 4,4% par rapport à 2017, a indiqué dimanche son P-dg, Nacer Sais. « C’est une performance importante, puisque notre croissance du chiffre d’affaires représente le double de la croissance du marché, estimé à 2%-2,5%. Nous avons enregistré un bond qualitatif et quantitatif par rapport à 2017 », a-t-il commenté lors d’une conférence de presse. En plus, la croissance enregistrée est tirée notamment par les branches hors automobile, qui ont évolué de 11%, s’est il réjoui, en mettant en avant les efforts déployés pour diversifier le portefeuille de la société qui détient une part de marché de 22%. Toutes les branches ont contribué, selon lui, dans cette performance. La branche automobile a cru de 2% en 2018, soit un chiffre d’affaires additionnel de 400 millions de DA par rapport à 2017. La SAA couvre à elle seule 30% de cette branche sur le marché. La branche IARD (incendie, accidents et risques divers) a enregistré une évolution de 9% chez cet assureur public en 2018, les assurances agricoles ont évolué de 25% et les assurances transports de 20%. Lire aussi: Sécurité sociale: simplifier les procédures administratives pour faciliter l’affiliation Pour les indemnisations des sinistres, la SAA a versé 16 milliards de DA d’indemnisations en 2018 (contre 15,5 mds de DA en 2017), soit plus de 40% des règlements du marché. La société a enregistré 338.000 nouvelles déclarations de sinistres en 2018. Sais a fait remarquer que la fréquence des sinistres automobiles a nettement baissé en 2018. Cela n’a pas pour autant fait baisser le montant des règlements en raison de la hausse des prix de la pièce de rechange sur le marché, a-t-il souligné. Pour le premier trimestre de 2019, la société a enregistré une forte croissance, estimée à 7%-8%, selon les chiffres provisoires avancés par le même responsable. « Mais il est difficile d’anticiper sur les résultats de l’année », a-t-il dit. En 2018, le marché des assurances a enregistré un chiffre d’affaires de 142,5 milliards de DA, en hausse de 2% par rapport à 2017 avec une progression de 3,22% à 126 mds de DA de l’assurance dommage et une baisse de 11% des Assurances de personnes (AP), selon le bilan provisoire avancé par M. Sais. La baisse des AP est principalement due à la baisse de l’assurance voyage, engendrée par la  chute du nombre des visas accordés aux Algériens en 2018, a-t-il expliqué. Le chiffre d’affaires des acceptations internationales (réassurance) a, quant à lui, évolué de 16% pour atteindre 4,4 mds de DA en 2018.             Mise en place de nouvelles garanties Soulignant la baisse continue du chiffre d’affaires de l’Assurance tous-risques, en raison notamment de sa cherté, le responsable a indiqué que la SAA a réussi à compenser cette contre-performance en multipliant ses offres et en les diversifiant davantage. En introduisant, en 2017, une assurance « de substitution » à la tous-risque, baptisée la  « tous-risques limitée », à côté d’autres nouvelles assurances, la compagnie a pu compenser le manque à gagner en termes de chiffres d’affaires. L’autre garantie introduite récemment par la société est […]

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Retrait des documents de voyage des responsables des banques: information « dénuée de tout fondement »

mai 19, 2019

ALGER – L’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF) a qualifié lundi de « dénuée de tout fondement » l’information de presse faisant état d’un « prétendu » retrait des documents de voyage des premiers responsables des établissements bancaires publics et privés. L’ABEF a tenu, dans un communiqué, à apporter « un démenti catégorique à cette information, dénuée de tout fondement ».

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ANGEM: les bénéficiaires peuvent désormais s’octroyer un nouveau prêt

mai 19, 2019

ALGER – Les citoyens algériens ayant déjà bénéficié du dispositif de l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM), peuvent désormais se contracter un nouveau prêt non remboursé, selon un décret exécutif publié au Journal officiel no 29. « Il est accordé aux citoyens ayant bénéficié d’un prêt au titre du micro-crédit, pour l’achat de matières premières et ayant déjà remboursé la totalité du montant du premier prêt : un nouveau prêt non rémunéré, au titre de l’achat de matières premières », précise ce nouveau décret, no 19-137 du 29 avril 2019, qui complète les dispositions du décret exécutif no 04-15 du 22 janvier 2004, fixant les conditions et le niveau d,aide accordée aux bénéficiaires du micro-crédit. Le montant du prêt non rémunéré ne saurait dépasser 100.000 dinars, selon le texte. Toutefois, il peut atteindre 250.000 dinars au niveau des wilayas d’Adrar, de Béchar, de Tindouf, de Biskra, d’El Oued, d’Ouargla, de Ghardaïa, de Laghouat, d’Illizi et de Tamanrasset. Les anciens bénéficiaires d’un micro-crédit peuvent avoir également un nouveau prêt non rémunéré, au titre de la création d’activités, destiné à l’acquisition de petits matériels et matières premières nécessaires au démarrage du projet, complétant l’apport personnel du bénéficiaire et le crédit bancaire. Le montant de ce prêt non rémunéré est fixé à 29 % du coût global de l’activité, qui ne saurait dépasser 1 million de dinars, ajoute le décret.

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Infractions: les Douanes algériennes se dotent de commissions de transaction

mai 19, 2019

ALGER – Des commissions de transaction chargées d’examiner et de donner un avis sur les demandes de transaction formulées par les personnes poursuivies pour infraction douanière seront créées au niveau des Douanes algérienne, selon un décret exécutif, publié au journal officiel n 29. « En application des dispositions de l’article 265 du code des Douanes, ce décret a pour objet de créer les commissions de transaction, de fixer leur composition et leur fonctionnement, ainsi que la liste des responsables de l’administration des Douanes habilités à engager la transaction, leurs seuils de compétence et les taux des remises partielles », stipule le décret datant du 29 avril 2019. Par ce décret, il est créé une Commission nationale des transactions au niveau du siège de la direction générale des Douanes et des Commissions locales des transactions (une commission au niveau du siège de chaque direction régionale des Douanes et une commission au niveau du siège de chaque inspection divisionnaire des Douanes). Ces commissions sont chargées d’examiner et de donner un avis sur les demandes de transaction formulées par les personnes poursuivies pour infraction douanière. La commission nationale est présidée par le directeur général des Douanes ou son représentant. Elle est composée du directeur du contentieux et de l’encadrement des recettes des Douanes, du directeur de la législation, de la réglementation et des régimes douaniers, du directeur de la fiscalité et des bases de taxation, du directeur du renseignement et de la gestion des risques, du directeur des enquêtes douanières et du sous-directeur des affaires contentieuses comme rapporteur. Pour ce qu’est du fonctionnement, les Commissions des transactions se réunissent, au moins, une fois par mois sur convocation de leur président. Le responsable habilité à engager la transaction décide, sur la base des avis de la commission compétente, des suites à donner aux demandes de transaction. En cas de rejet de la demande de transaction, le montant consigné est pris comme sûreté des pénalités pécuniaires encourues, conformément aux dispositions du code des Douanes, jusqu’au règlement définitif de l’affaire. Lire aussi: Plus de 10.000 tonnes d’importations bloquées aux frontières durant le 1er trimestre 2019 La liste des responsables de l’administration des Douanes habilités à engager la transaction avec les personnes poursuivies pour infraction douanière comporte -selon la même source- le directeur général des Douanes, le directeur régional des Douanes, le chef d’inspection divisionnaire des Douanes, le chef d’inspection principale des Douanes et le chef de poste des Douanes frontalier terrestre. Le seuil de compétence des responsables de l’administration des Douanes habilités à engager la transaction est fixé, selon la nature de l’infraction et le montant des droits et taxes compromis ou éludés ou la valeur, sur le marché intérieur, des marchandises confiscables. Les personnes poursuivies pour infraction douanière, désirant bénéficier de la procédure de transaction, doivent formuler une demande écrite. Le capitaine de navire, le commandant d’aéronef et le voyageur, peuvent solliciter verbalement la transaction. Dans ce cas, la transaction définitive tient lieu du procès-verbal des Douanes. Toutefois, la transaction est exclue en cas d’infraction portant sur des marchandises prohibées à l’importation ou à l’exportation. La transaction est « une convention par laquelle l’administration des douanes, agissant dans la […]

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Plus de 10.000 tonnes d’importations bloquées aux frontières durant le 1er trimestre 2019

mai 18, 2019

ALGER – Le contrôle aux frontières, effectué par le ministère du Commerce, a permis de bloquer plus de 10.000 tonnes d’importations durant le premier trimestre 2019 sur près de 5 millions de tonnes d’importations contrôlées, a indiqué samedi un haut responsable au ministère.  Les inspections aux frontières du ministère ont bloqué 10.366,46 tonnes (t) d’importations pour non-conformité durant le premier trimestre 2019, pour une valeur de 2,43 milliards de DA (mds DA) contre 12.710,11 t durant le même trimestre en 2018, pour une valeur de 4,13 mds de DA, soit une baisse de 22,6% en quantités et de 70% en valeur, selon Abderrahmane Benhazil, Directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère Le responsable intervenait lors d’une rencontre nationale des chefs d’Inspections aux frontières, tenue à Alger sous la présidence du ministre du Commerce. Ces importations représentent 191 cargaisons, contre 236 cargaisons durant le premier trimestre de 2018, a précisé M. Benhazil. Ces marchandises ont été décelées sur une quantité globale de 4,86 millions de tonnes et une valeur de 519,52 mds de DA d’importations contrôlées au premier trimestre 2019, contre 9,26 millions de tonnes pour une valeur de 466,498 mds de DA durant la même période en 2018. Au cours des trois premiers mois de 2019, le contrôle aux frontières a porté sur 20.290 cargaisons contre 16.699 cargaisons en 2018 (+17,7%). Lire aussi: Recettes douanières : hausse de 6,5% au 1er trimestre 2019 Ce contrôle a permis de transmettre à la Justice 99 dossiers en trois mois (contre 122 dossiers durant les trois premiers mois de 2018). En 2018, sur 26,16 millions de t pour 1.976,5 mds de DA d’importations contrôlées aux frontières (30,25 millions t pour 6.694,7 mds de DA en 2017), le ministère a transmis aux parquets 483 dossiers d’importateurs (595 dossiers en 2017) pour non-conformité à la qualité, selon le même responsable.  Le contrôle de la conformité des produits importés, qui s’effectue avant leur dédouanement, s’exerce au niveau de 35 points de contrôle via les postes frontaliers terrestres, maritimes, aériens et les zones et entrepôts sous douane à travers le pays. Les produits concernés par le contrôle de la conformité aux frontières sont les produits agro-alimentaires (matières premières ou produits finis) quelque soit leur destination ou leurs importateurs, les produits industriels destinés à la revente en l’état (matières premières ou produits finis) ainsi que certains produits repris dans la nouvelle version du tarif douanier à 10 chiffres, entrée en application depuis le 18 septembre 2016.

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Aviculture : la consommation de volaille en hausse de 10% par an en Algérie

mai 18, 2019

ALGER – La consommation de la volaille en Algérie a enregistré une augmentation permanente au cours des vingt dernières années, estimée à 10 % chaque année, contre 2 à 3% au niveau mondial, a indiqué à l’APS un membre du Conseil interprofessionnel de la filière avicole (CNIFA), Dr. Nadjib Tekfa. « En l’an 2000, avec 30 millions d’habitants, nous consommions environ 10kg de viande blanche par habitant annuellement. Aujourd’hui avec une population de 42 millions, nous en sommes à 20kg/habitant », a expliqué le Dr Tekfa, en estimant que cette tendance haussière devrait se poursuivre du fait de la croissance de la population. Soulignant le rôle incontournable de la filière avicole dans la sécurité alimentaire du pays, cet ancien directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture, a avancé que la volaille restait le seul modèle à croissance rapide pour satisfaire la demande nationale en protéine animale, étant donné que les surfaces agricoles et les ressources en eau sont limitées. « Il faut 1,7 kilogramme (kg) d’aliment pour faire un (1) kg de viande blanche, contre 8 kg d’aliment pour faire un (1) kg de viande rouge », a-t-il fait valoir. Lire aussi: Aviculture: appel à plus d’investissements pour développer la filière  A l’échelle internationale, les généticiens ont pu développer, grâce aux nouvelles technologies (génomique, numérisation), un poulet plus résistant aux maladies pour diminuer l’usage d’antibiotique. La tendance actuelle est zéro antibiotiques dés que possible, a-t-il fait observer. En Algérie l’élevage avicole « s’est améliorée au fil du temps », a affirmé le Dr Tekfa, expliquant qu’à la naissance de l’aviculture moderne nationale vers 1980, l’aliment, destiné au poulet de chaire contenait un antibiotique pour accélérer la croissance de l’animal. « Mais la législation Européenne s’est améliorée avec le temps en bannissant les antibiotiques facteurs de croissance et législation algérienne a suivi en interdisant les antibiotiques dans l’aliment des volailles », a-t-il fait savoir.   L’Algérien doit changer ses habitudes de consommation Il a, cependant, admis que la disparition du monopole de l’Etat sur le médicament vétérinaire, à compter de 1998, avait mené à une « utilisation abusive » des antibiotiques du fait de « la manipulation des firmes pharmaceutique étrangères ». Cette période a vu la naissance de plusieurs sociétés d’importation de vaccins et de produits vétérinaires, a-t-il rappelé.     Pour s’imposer auprès de leurs fournisseurs, qui sont les multinationales du médicament, ces sociétés importatrices devaient prouver leur poids sur le marché en faisant le plus gros chiffre d’affaires possible. « C’est ainsi que ces multinationales ont diffusé et vulgarisé des programme de vaccination et de traitements où l’usage des antibiotiques était scandaleux », a-t-il dénoncé, regrettant le fait qu’elles aient réussi à faire admettre aussi bien aux vétérinaires qu’aux éleveurs qu’il était indispensable de donner aux animaux des antibiotiques, à titre préventif, ce qui était en réalité contre le bon sens scientifique et médical. Cette « phase de manipulation » au cours de laquelle l’esprit commercial a totalement dominé la médecine vétérinaire a perduré pendant 20 ans, a-t-il relevé. Lire aussi: Batna: organiser l’aviculture pour exporter la production excédentaire « Mais actuellement les choses ont évolué positivement grâce au niveau de maturité et d’expérience des éleveurs, la maîtrise des techniques d’élevage, les investissements dans des infrastructures modernes. Aussi, l’usage […]

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Commerce : une nouvelle feuille de route pour renforcer le contrôle aux frontières

mai 18, 2019

ALGER – Le ministère du Commerce travaille sur l’élaboration d’une nouvelle feuille de route pour le renforcement du contrôle aux frontières, a indiqué samedi le ministre du Commerce Said Djellab. Cette feuille de route, qui offre des réponses à la question de « comment adapter, de façon continue, les inspections aux frontières aux mutations observées dans le monde, en matière de technologie et de multiplicité des produits et des dispositifs », touche à tous les aspects de ce contrôle, a précisé le ministre qui présidait une rencontre nationale des chefs d’Inspections aux frontières du ministère. Il s’agit d’abord, selon lui, de revoir l’organisation du contrôle aux frontières de manière à relier les inspections aux autres services de contrôle (Douanes, ministères ).  Le deuxième aspect, poursuit M. Djellab, porte sur la numérisation du contrôle aux frontières pour permettre la mise en place d’un système d’alerte en temps réel qui permette de détecter rapidement les produits susceptibles de nuire à la santé du consommateur et à l’économie nationale. Une telle numérisation permettra également une interconnexion entre les inspections elles-mêmes. Il y aura, par la même, une standardisation et une codification des procédures avant d’arriver à la numérisation. Le troisième point du nouveau dispositif est relatif au renforcement des moyens humains et techniques des inspections, chacune selon son importance, a-t-il ajouté. « L’inspection d’Alger, par exemple, traite 60% des flux des importations, elle doit par conséquent avoir plus de moyens qu’une inspection moins importante », a-t-il dit. L’autre point inscrit dans ce cadre consiste à la formation et au recyclage des inspecteurs pour les mettre à niveau avec les nouvelles exigences en la matière.  La cinquième réforme inscrite est l’élargissement de la nature de contrôle assuré par les inspecteurs aux frontières.          Lire aussi: Contrefaçon: plus de 455.000 produits saisis en 2018 par les Douanes algériennes Basé actuellement sur le contrôle documentaire à hauteur de 70%, ce contrôle devrait passer par des laboratoires de contrôle de la qualité et participer même au contrôle économique assuré par les services des Douanes.  « Les inspecteurs ne doivent pas se limiter au contrôle de la qualité à travers le contrôle documentaire. Ce contrôle sera plus fiable puisqu’il passera par des laboratoires de contrôle de la qualité certifiés par l’organisme algérien d’accréditation ALGERAC », a avancé le ministre. En plus du LNE (Laboratoire national d’Essai), « Nous aurons un réseau de laboratoires publics et privés accrédités », a-t-il ajouté. Pour bien mener cette tâche, le ministère compte recourir à la procédure appelée « la reconnaissance mutuelle » des laboratoires, selon laquelle l’Algérie reconnait le contrôle assuré par un laboratoire du pays du fournisseur en contrepartie d’une reconnaissance de ses laboratoires chez le même pays. Ce contrôle d’avant-expédition permettra ainsi d’alléger le contrôle aux frontières en Algérie, selon lui. L’Algérie importe annuellement pour 46 milliards de dollars dont 50% proviennent de l’Union Européenne. Le pays compte 35 points de contrôle frontalier au sein des ports, aéroports, frontières terrestres et zones sous-douane. Lors de la rencontre, les Directeurs régionaux du Commerce d’Alger, Annaba, Sétif, Batna, Oran, Saida, Bechar et Ouargla ont présenté des points de situation sur le contrôle aux frontières au niveau de leurs régions. Interrogé par ailleurs […]

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Les dattes, une récolte stratégique pour les régions arides et semi arides

mai 18, 2019

ALGER – Les ministres et chefs de délégations participant à la deuxième réunion du Conseil international des dattes qui s’est tenue, jeudi à Médine (Arabie Saoudite), ont mis exergue l’importance des dattes en tant que récolte stratégique des régions arides et semi arides et en tant que produit à valeur nutritive, socioéconomique, environnementale et culturelle, selon le communiqué final de la réunion. Les participants à cette réunion, à laquelle a pris part le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Cherif Omari, ont salué les efforts déployés par les Etats de la région, avec à leur tête le Royaume d’Arabie Saoudite, pour appuyer et développer la phoeniciculture dans la région. Ils ont également mis l’accent sur l’impératif parachèvement des procédures pour les pays désirant adhérer au conseil et de prendre les mesures juridiques et officielles que prévoient les statuts pour agréer officiellement les Etats en tant que pays membres. Lire aussi: El-Oued: la phœniciculture dans le Ghout, un patrimoine agricole et touristique Soulignant leur soutien en faveur de l’adoption d’un niveau supérieur de représentation au sein du conseil des membres, les participants ont mis l’accent sur la nécessité de prendre en considération les observations et avis relatifs aux différents thèmes, notamment l’implication du secteur privé dans les commissions de travail et l’échange d’expertises des états dans la production et la commercialisation des dattes. Ils ont proposé, par la même, la tenue de la prochaine réunion durant le premier trimestre de 2020. Dans son intervention à l’ouverture de la réunion, M. Omari a mis en exergue l’importance et la place de la filière dattes dans l’économie algérienne et l’appui que l’Etat accorde à l’élargissement des superficies de production et à la valorisation de ce produit stratégique pour son exportation.

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