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Ould Kaddour: la transition énergétique nécessite des partenaires nationaux et étrangers

janvier 17, 2018

ALGER – La transition énergétique nécessite une conjugaison des efforts des secteurs public et privé couplés à une collaboration avec le partenariat étranger, a affirmé mercredi à Alger le Président directeur général (P-dg) de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour. Intervenant lors d’un panel tenu dans le cadre de la 1ère Conférence- exposition sur la transition énergétique organisée par Sonatrach, Sonelgaz et le Forum des Chefs d’entreprise (FCE), sous le haut patronage du Président de la Republique, Le P-dg de Sonatrach a souligné que d’aucuns perçoivent Sonatrach comme une « locomotive » alors qu’elle ne peut entreprendre seule cette transition énergétique. Dans ce sens, a-t-il poursuivi, la transition énergétique nécessite à la fois un partenariat public-privé et un partenariat nationaux/étrangers. Lire aussi: Transition énergétique: assurer la sécurité du pays et se libérer des hydrocarbures fossiles Le P-dg de Sonatrach a ainsi préconisé un partenariat entre le secteur national public et privé, qui doit être conforté par des partenaires étrangers lesquels « ont besoin de notre gaz et nous avons besoin de leur technologie et savoir-faire ». Dans ce panel sur « Les compagnies pétrolières dans l’âge de la transition énergétique: Enjeux et perspectives », le même responsable a fait savoir que des discussions étaient en cours pour un éventuel retour de la compagnie norvégienne Statoil à un champ gazier en Algérie qu’elle avait abandonné depuis deux ou trois ans. A ce propos, il a fait savoir que, lors d’une réunion qui l’a regroupé mardi dernier avec des responsables de Statoil, les deux parties ont discuté des possibilités de coopération. Alors que Statoil veut revenir à un champ gazier qu’elle a abandonné depuis deux ou trois ans, Sonatrach leur a demandé: « Si vous voulez revenir à ce champ de gaz pour le développer, il faudrait, en contrepartie, développer le solaire pour qu’il y est une intégration globale dans le projet », a affirmé le P-dg de Sonatrach. M. Ould Kaddour a rappelé que Sonatrach avait déjà développé des activités dans le solaire dans le cadre de ses projets d’énergies renouvelables. Selon lui, la stratégie de la compagnie pour 2020/2030 accorde une grande importance au partenariat avec les étrangers. Présent à cette conférence-exposition, le P-dg du français Total Solar, Julien Pouget, a considéré que l’Algérie possédait d’importants potentiels dans le domaine des énergies renouvelables, notamment dans le solaire. Il a ainsi fait part de l’intérêt porté par sa compagnie au marché algérien et au renforcement du partenariat déjà existant avec la partie algérienne. Quant au vice-président de la compagnie énergétique italienne ENI, Luca Consentino, il a exprimé la disposition de sa firme à accompagner l’Algérie dans sa transition énergétique et à travailler avec Sonatrach pour développer son industrie des énergies renouvelables. Lire aussi: Sonatrach va raffiner son pétrole brut en Italie pour réduire la facture d’importation des carburants Pour rappel, cette conférence- exposition sur la transition énergétique, qui se tient du 17 au 19 janvier, vont tenter de répondre à plusieurs questions: Comment concilier dans un premier temps les besoins croissants du marché interne avec les engagements de l’Algérie en matière de production commerciale destinée à l’exportation? Faut-il continuer à exporter les hydrocarbures à l’état brut ou doit-on encourager le développement d’une industrie […]

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Foire internationale de tourisme de Madrid: le Roi d’Espagne visite le stand algérien

janvier 17, 2018

MADRID – Le stand algérien à la 38ème Foire internationale de tourisme de Madrid (Fitur2018) a été honoré mercredi par la visite du Roi d’Espagne, Félipe VI, qui a inauguré cette importante manifestation touristique annuelle qui va durer 5 jours. L’ambassadeur d’Algérie à Madrid, Ferroukhi Taous et les responsables de la délégation algérienne ont accueilli chaleureusement le Roi d’Espagne, qui par ce geste a privilégié le stand algérien. Les responsables de l’ambassade ont remis à cette occasion au Roi Félipe VI une jolie toile, représentant un aspect du patrimoine algérien, peinte par l’artiste Said Deblaji, qui a récemment exposé à Madrid. Mme Ferroukhi a souligné dans ce cadre l’importance de cette visite royale laquelle a mis beaucoup de lumière sur la participation algérienne à cette manifestation touristique et commerciale mondiale. Les nombreux médias présents pour couvrir cet événement se sont en effet intéressés au stand algérien et aux divers produits touristiques exposés à cette occasion, ce qui représente « une opportunité inouïe pour les tours opérateurs, les agences de voyage et de tourisme et artisans algériens présents de nouer des relations d’affaires avec leurs collègues internationaux ». Le directeur général de l’office national du tourisme , Chelloufi Rachid a souligné que la participation algérienne à cette nouvelle édition de la foire internationale du tourisme de Madrid, vient « consolider les participations précédentes et donc, promouvoir davantage la destination Algérie et faire découvrir aux professionnels du tourisme comme au grand public, les différents produits touristiques algériens et notamment le tourisme saharien qui constitue le produit vedette sur lequel s’appuie le tourisme national pour booster et développer le reste des segments touristiques ». La participation algérienne à cette manifestation comme à d’autres foires similaires organisées dans les pays émetteurs de touristes vers l’Algérie notamment la France, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne se veut être un moyen d’attirer plus de touristes de ces pays et leur faire découvrir toute la beauté et le potentiel que recèle l’Algérie notamment dans le sud qui dispose d’atouts particuliers et compétitifs qui pourront lui conférer une place de choix dans le tourisme mondial. L’objectif général auquel aspire la délégation algérienne, précise M. Chelloufi est de sensibiliser les médias et les professionnels des opportunités qu’offre la destination Algérie afin « d’améliorer l’image touristique du pays », tout en souhaitant que les contacts que vont nouer les tours opérators algériens (ONAT, Touring club) ainsi que les agences de voyage vont « aboutir à la signature de conventions de coopération ». La compagnie algérienne de transport aérien (Air Algérie) fait également partie de cette stratégie d’encourager les touristes de visiter l’Algérie. Dans ce cadre, a précisé le responsable de cette compagnie à Madrid, M. Chentouf, une réduction des prix est pratiquée tout au long de cette foire en partance de Madrid vers Alger, afin « de contribuer aux efforts de développement du tourisme national ». Quatre artisans algériens activant dans les domaines du cuir (maroquinerie), de la céramique (calligraphie), la réalisation des toiles en sable et la réalisation de babouches et autres produits artisanaux comme les sacs faits à base de récupération de vieux tapis du M’zab sont également présents à cet événement afin d’animer des ateliers et de mettre en […]

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Emploi: plus de 450.000 placements dans le monde du travail en 2017

janvier 17, 2018

ALGER – Plus de 450.000 placements dans le monde du travail ont été effectués par l’Agence nationale de l’Emploi (ANEM) durant l’année 2017, dont plus de 88% dans le secteur économique, a annoncé mercredi à Alger, le Directeur général de cet organisme, Mohamed Tahar Chalal. « Plus de 450.000 placements et insertions de demandeurs d’emploi ont été effectués par l’ANEM du 1er janvier au 31 décembre 2017, dont 398.749 réalisés dans le secteur économique, soit 88% », a indiqué M. Chalal au Forum du quotidien El Moudjahid. Le même responsable a précisé que sur les 398.749 placements effectués dans le secteur économique, 350.867 ont été réalisés dans le cadre du placement classique, 32.664 dans le cadre du Contrat de travail aidé (CTA) et 15.182 autres réalisés par des organismes privés agréés de placements (OPAP), au nombre de 25. M. Chalal a ajouté que seulement 36 placements directs ont été effectués par des entreprises sans passer par le réseau de l’ANEM, expliquant que ce type de placement direct est une « mesure exceptionnelle » permettant aux entreprises en quête de profils précis d’y recourir, tout en informant, toutefois, l’ANEM. D’autre part, il a souligné que sur l’ensemble des placements réalisés dans le secteur économique, 79% ont été effectués dans le secteur privé alors que 21% l’ont été dans le secteur public. En outre, il a révélé que, durant la même période de référence, « 213.837 offres d’emplois ont connu un refus, dont 35% dans le secteur de l’industrie, 34% dans les services et 29% dans le BTPH », et ce, pour plusieurs motifs, a-t-il dit. Il s’agit, a-t-il détaillé, notamment, de ceux liés « à la rémunération et l’éloignement, tandis que certains refusent d’intégrer le secteur privé », ajoutant que l’agence a enregistré 31.372 demandeurs ayant refusé au moins une (1) une offre d’emploi. D’autre part, il a indiqué que 54.634 insertions ont été réalisées durant l’année écoulée dans le cadre du Dispositif d’Aide à l’Insertion professionnelle (DAIP), soit une « diminution de 20% » par rapport à 2016, soulignant toutefois que « la priorité est donnée à cette catégorie s’agissant du placement des offres d’emploi ». M. Chalal a également fait savoir qu’au 31 décembre 2017, l’Agence a recensé 1.142.669 demandeurs d’emploi, dont 79% de primo-demandeurs, 77% âgés de moins de 35 ans alors que 31% sont issus de l’enseignement supérieur et 22% issus de la formation professionnelle. Le même responsable a également noté que sur le total des demandeurs d’emploi, 34% ont plus d’un profil, ce qui constitue  « une richesse » pour le marché de l’emploi, soulignant que l’agence « encourage les jeunes demandeurs d’emploi à bénéficier d’une formation afin d’accéder rapidement au monde du travail ». Par ailleurs, le DG de l’ANEM a expliqué que l’agence a enregistré durant la même période de référence, 452.844 offres d’emploi, dont 77% émanent du secteur privé. Evoquant les principaux secteurs économiques fournisseurs d’emploi, M. Chalal a relevé que 35% émanent du secteur des services, 34% de celui de l’industrie, 27% autres de celui du bâtiment et des travaux publics (BTPH) et enfin, 3% de l’agriculture. Pour l’année en cours, M. Chalal a révélé que l’ANEM compte réaliser plus 400.000 placements dans le secteur économique et 100.000 […]

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Algérie-poste: régularisation de la situation de prés de 5600 employés contractuels

janvier 17, 2018

ALGER – L’entreprise Algérie-poste (AP) a procédé à la régularisation de la situation de 5584 employés contractuels au niveau national, conformément aux résolutions de son conseil d’administration, a indiqué mercredi un communiqué d’AP. Cette opération intervient « en application de la résolution du conseil d’administration prise lors de la session extraordinaire tenue le 23 juillet dernier portant sur l’insertion progressive des employés ayant des contrats à durée déterminé (CDD) dans le cadre du contrat de travail aidé (CTA) ou du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) », indique la même source qui précise que « durant l’année 2017, quelque 641 recrutés dans le cadre du DAIP ont bénéficié de CTA et 632 autres dans le cadre des CTA ont bénéficié de contrats à durée indéterminé (CDI) ». « Dans le cadre du programme tracé pour 2018, AP a poursuivi l’opération d’insertion progressive des employés recruté en CDD, via un deuxième quota comprenant le transfert de 584 contrats dans le cadre du DAIP en CTA et 502 CTA en  CDI » a ajouté le même communiqué. Cette opération se poursuivra jusqu’à la régularisation de la situation de tous les employés en CDD, soit 3225 dans le cadre des deux formules à l’horizon 2019. L’insertion progressive de cette catégorie prend en compte la priorité de classement, suivant les critères de l’ancienneté, la situation familiale, l’âge et les antécédents disciplinaires.

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Transition énergétique: assurer la sécurité du pays et se libérer des hydrocarbures fossiles

janvier 17, 2018

ALGER – La transition énergétique devrait assurer la sécurité du développement économique du pays tout en devenant de moins en moins dépendant des ressources fossiles, a affirmé mercredi à Alger le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni. Intervenant à l’occasion de la tenue de la Conférence-exposition sur la stratégie de transition énergétique 2030, le ministre a considéré que le concept de la transition énergétique, né en Europe de l’Ouest dans des pays aux profils énergétiques clairement distincts de l’Algérie, « ne peut être retenu tel quel par l’Algérie, et ce, bien que nous partageons certaines préoccupations communes, notamment en ce qui concerne la nécessité de couvrir nos besoins énergétiques à long terme et le souci d’une préservation de l’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique ». Lire aussi: La production du complexe de Tiguentourine en hausse à près de 9 milliards m3 en 2017 M. Guitouni a rappelé, à ce titre que l’Algérie dispose de réserves prouvées récupérables d’hydrocarbures de plus de 4.000 milliards de Tonnes équivalent pétrole (TEP) dont plus de la moitié en gaz naturel. Selon lui, le pays produit en moyenne ces dernières années autour de 150 millions de TEP dont quelques 100 millions de TEP sont exportés. Pour ce qui est de la capacité de production nationale, elle est appelée à croître à moyen terme, comme c’est le cas pour les exportations, a-t-il avancé. Pour le ministre, aux réserves prouvées récupérables s’ajoute le potentiel appréciable de ressources d’hydrocarbures (probables et possibles) restant à découvrir, au vu du vaste bassin sédimentaire du pays, relativement peu explorée. Au-delà de ce potentiel, viennent s’ajouter, en termes de réserves conventionnelles d’hydrocarbures, celles résultant de l’accroissement du taux de récupération de gisements en exploitation qui représentent une ressource importante à mobiliser pour améliorer le profil de production et les réserves nationales. Lire aussi: Le complexe gazier de Reggane: une valeur ajoutée pour l’économie nationale A ce propos, a poursuivi M. Guitouni, le gouvernement s’attèle à promouvoir l’investissement pour l’élargissement de la base de ses réserves et développer sa production d’hydrocarbures, notamment par l’amélioration du cadre juridique et fiscal afin de le rendre plus attractif. Ceci se fera, selon lui, à travers la refonte de la loi sur les hydrocarbures engagés au niveau du ministère de l’Energie. Pour le ministre, au vu de ces ressources conventionnelles d’hydrocarbures, un scénario moyen de production permettrait à l’Algérie de couvrir largement ses besoins énergétiques et à même de rester un exportateur significatif  à l’horizon 2030, voire au-delà.   Le non conventionnel et les énergies renouvelables au cœur de la politique énergétique de l’Etat   Par ailleurs, M. Guitouni a mis l’accent sur l’impératif de développer les ressources non-conventionnelles d’hydrocarbures, notamment gazeux. Toutefois, il a soutenu que l’Algérie « n’est pas contrainte à se précipiter pour lancer le développement et l’exploitation de ces ressources », expliquant qu’il est plus indiqué de s’atteler à mieux connaître les caractéristiques de ce potentiel en vue d’assurer, à moyen et long termes, l’indépendance énergétique du pays. Ces ressources non conventionnelles permettraient, selon lui, la couverture des besoins énergétiques du pays « à très long terme ». Lire aussi: Le recours aux énergies renouvelables est irréversible Plus encore, a-t-il fait […]

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LPA: lancement prochain de la fixation des quotas des wilayas

janvier 17, 2018

ALGER – Le ministère de l’Habitat, de l’urbanisme et de la ville procèdera prochainement à la fixation des quotas des logements promotionnels aidés (LPA) à travers tous les wilayas du pays, a appris l’APS auprès du ministère. « Le programme LPA prévoit 70 000 unités et peut être revu à la hausse » avait précisé le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la ville, Abdelwahid Temmar lors d’une réunion avec la Commission de Finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN). Lire aussi: Logement: le prix du LPA fixé en fonction de la valeur du foncier dans chaque zone (Temmar) Les walis seront informés du quota de logements de chaque wilaya après l’élaboration des listes finales en vue de leur permettre de se lancer dans le parachèvement des démarches relatives à l’attribution des assiettes foncières. Le ministère s’attèle actuellement à parachever les textes réglementaires encadrant la formule LPA, lesquels seront mis à la disposition des autorités locales et des intervenants pour la lancer  sur le terrain. Le ministre avait annoncé , par ailleurs, que le « décret exécutif relatif à cette formule sera signé par le Gouvernement dans les jours à venir ». Par ailleurs, les Assemblées populaires communales (APC) connaissent un afflux considérable de citoyens venus s’informer sur les conditions leur permettant de bénéficier de cette formule ainsi que ses modes de financement, a constaté mercredi l’APS au niveau de plusieurs APC d’Alger. Lire aussi: LPA: les inscriptions se feront au niveau des communes Beaucoup de citoyens misent sur cette formule, notamment la classe moyenne, ceux qui n’ont pu souscrire à d’autres formules et les chômeur pour accéder à un logement. En réponse aux préoccupations des députés lors d’une réunion avec la Commission finances et budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée au débat autour du projet de règlement budgétaire de 2015,M. Temmar avait affirmé que cette formule focalise sur l’organisation de l’aspect financier afin de préserver les ressources financières à travers le flux des fonds par la Caisse nationale du logement (CNL) pour assurer la poursuite des opérations de réalisation. Le ministre a souligné que cette formule est le résultat d’une révision de plusieurs programmes « éparpillés » depuis des années, qui ont été , a-t-il dit, recyclés et regroupés en un programme comprenant 70.000 unités. Les wilayas avaient transmis, la semaine passée, à la tutelle les plans cadastraux, exception faite de la wilaya de Tizi Ouzou qui connait des problèmes avec les propriétaires privés. Le secteur ne va pas recourir aux terrains agricoles pour couvrir le foncier nécessaire à la réalisation de cette formule. Lire aussi: Habitat: la nouvelle stratégie vise la préservation des ressources financières de l’Etat Dans le grand Sud, des agglomérations de logements individuels seront réalisées suivant la nature de chaque région, en laissant le choix au responsable local pour l’aspect externe et au bénéficiaire pour l’aménagement interne. Selon M. Temmar, le prix sera fixé selon la nature de chaque région et le niveau de l’aide accordée par l’Etat, précisant que le prix moyen sera identique à celui de la formule location-vente, à savoir 50.000 dinars (5 millions de centimes) le mètre carré, hors prix du foncier. Le montant définitif du […]

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Loukal appelle à une mobilisation des banques pour drainer l’argent thésaurisé

janvier 17, 2018

ALGER – Le Gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, a appelé mercredi les banques à se mobiliser « de manière résolue » aux fins de la  bancarisation de la liquidité monétaire thésaurisée et de sa canalisation vers les objectifs de financement de l’économie et de sa diversification, a appris l’APS auprès de responsables de la Banque centrale. Lors d’une rencontre tenue à Alger avec les dirigeants des banques dans le cadre des réunions de concertation et d’information périodiques avec la place bancaire et financière du pays, M. Loukal a affirmé que le système bancaire était interpellé, de nouveau, à se déployer, à travers ses différents outils et instruments, à capter et canaliser tout épargne potentielle « aux fins de réduire la liquidité monétaire en circulation, notamment, informelle et d’instaurer la confiance avec la clientèle épargnante dans un cadre d’une relation bancaire professionnelle et sereine ». Lire aussi: Loukal: la Banque extérieure d’Algérie ouvrira 5 agences en France dès 2018 En effet, a-t-il expliqué, la mobilisation des ressources financières internes est un impératif permanent, notamment, dans le contexte actuel marqué par des objectifs de développement et de diversification soutenus de l’économie à travers l’investissement productif, Dans son intervention à cette réunion, qui a porté sur le développement de l’inclusion financière, le Gouverneur de la Banque centrale a précisé les conditions dans lesquelles la place bancaire doit développer ses différents instruments et déployer ses moyens aux fins de canaliser l’épargne nationale à travers des « efforts accrus de bancarisation », selon la même source. Il a rappelé que l’inclusion financière, à travers une bancarisation soutenue la plus large possible appuyée par des politiques de collecte de la ressource auprès des acteurs économiques et des ménages, a de tout temps été le principe directeur soutenant les axes de modernisation et de développement du système bancaire et de croissance de l’économie nationale.   Les banques tenues de prendre des mesures de facilitation et de mise en confiance   Plusieurs mesures ont initié et conforté cette démarche, visant notamment à faire participer l’ensemble des citoyens et acteurs économiques à la généralisation effective et efficiente de l’acte de bancarisation, a soutenu M. Loukal. Dans ce sens, il a considéré que le secteur financier et bancaire est chargé d’accompagner cette dynamique par une plus grande diversification de ses services et produits bancaires et un élargissement de la gamme des produits financiers. Dans cette optique, a-t-il insisté, l’intermédiaire bancaire doit jouer un rôle déterminant en matière de participation élargie des différents acteurs, sans distinction de statuts, aux efforts de diversification et de développement de l’économie nationale. Lire aussi: M. Raouya appelle les banques à innover pour capter l’épargne Cette participation multiforme doit puiser sa contrepartie dans l’efficacité opérationnelle du système bancaire et financier, son adaptation permanente aux besoins de la clientèle et de sa capacité d’innovation technologique, a-t-il poursuivi. Relevant que les mesures déjà mises en œuvre s’inscrivent dans cette perspective, M. Loukal a cité, en premier lieu, l’institution du droit au compte pour tout citoyen, tel que précisé par l’instruction de décembre 2012 de la Banque d’Algérie fixant la procédure relative au droit au compte. Cet élargissement a été conforté, en second lieu, par […]

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Ouverture des travaux de la 1ère Conférence-exposition sur la transition énergétique en Algérie

janvier 17, 2018

ALGER – Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a donné mercredi à Alger le coup d’envoi des travaux de la première Conférence-exposition sur la réussite de la transition énergétique en Algérie organisée du 17 au 19 janvier par le Forum des Chefs d’entreprise (FCE), Sonatrach et Sonelgaz sous le thème « la Stratégie Nationale des Energies Renouvelables à l’Horizon 2030. » Durant cette conférence, les participants vont tenter de répondre à plusieurs questions: Comment concilier dans un premier temps les besoins croissants du marché interne avec les engagements de l’Algérie en matière de production commerciale destinée à l’exportation? Faut-il continuer à exporter les hydrocarbures à l’état brut ou doit-on encourager le développement d’une industrie de la transformation? Comment doter l’Algérie d’une industrie nationale de production de biens et de services dans le secteur de l’énergie et comment encourager l’innovation et la formation dans ce domaine? D’autre part, il sera question d’esquisser l’ébauche d’une feuille de route pour réussir la transition énergétique et la naissance de capacités nationales d’innovation, de production, de maintenance et de services créatrices d’emplois nouveaux et durables et de richesses. Lire aussi: Près de 600 opérateurs attendus à la 8 ème édition du NAPEC en mars prochain En marge de cette conférence, une exposition est également organisée et qui regroupe plus d’une cinquantaine d’entreprises et de prestataires de service activant dans le secteur de l’énergie. Au cours de cette première conférence sur la transition énergétique, des panels seront animés par des cadres et experts nationaux et étrangers.

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La BM accusée d’avoir modifié les indicateurs de Doing Business pour des motivations politiques

janvier 17, 2018

WASHINGTON- L’économiste en chef de la Banque Mondiale (BM), Paul Romer, a affirmé récemment que cette institution de Bretton Woods avait modifié injustement les indicateurs de son rapport annuel sur le climat des affaires dans le monde pour des motivations politiques. Dans un entretien accordé vendredi dernier au Wall Street Journal, M. Romer a fait savoir que les changements de la méthodologie du rapport, opérés ces dernières années, ont été motivés par des considérations  politiques, citant le cas du Chili dont la notation a été volontairement abaissée depuis l’arrivée au pouvoir de la socialiste Michelle Bachelet en 2014. Le Chili, qui a enregistré depuis 2010 une progression constante dans le Doing Business, a vu son classement chuter de la 34ème place en 2014 à la 57ème en 2017 en raison de l’introduction d’un indicateur sur les délais de paiement des impôts, imposé aux entreprises, qui a coûté cher à ce pays en matière d’attractivité économique. Ce recul important dans le classement a été enregistré alors que les conditions économiques du Chili n’ont affiché aucune détérioration, selon l’économiste en chef qui affirme que les auteurs du rapport auraient voulu donner « une mauvaise image de la situation économique » de ce pays de l’Amérique Latine. La régression du Chili aurait profité au Mexique qui a capté, durant quatre années, l’essentiel des IDE vers l’Amérique Latine. « Je veux m’excuser personnellement auprès du Chili et des autres pays qui auraient pu être affectés par ces changements », a indiqué M. Romer au Wall Street Journal. Plus grave encore, il a affirmé que les quatre derniers rapports de Doing Business de la BM doivent faire l’objet d’une rectification car fondés sur une méthodologie injuste. Le nouvel examen risque d’impacter le classement de l’Inde qui a gagné 40 places en l’espace de quatre années, passant de la 140ème place en 2014 à la 100ème en 2018, selon ce responsable. « C’est de ma faute parce que nous n’avons pas suffisamment clarifié les choses », a-t-il avoué en indiquant qu’il ne pouvait défendre « l’intégrité » du processus qui a introduit des changements à la méthodologie établi par la BM pour évaluer l’attractivité des pays en matière d’investissement. Lire aussi: La Banque mondiale veut soutenir l’Algérie dans la mise en oeuvre du nouveau modèle de croissance économique Ces changements majeurs ont été opérés par son prédécesseur, Kaushik Basu, éminent économiste indien, actuellement professeur d’économie à la prestigieuse université Cornell. Lundi, M. Romer a publié les notations qu’aurait obtenues le Chili sans ces modifications injustes. Ces révélations fracassantes sur le classement Doing Business ont provoqué un tollé à Washington et semé le doute sur la crédibilité de cette institution financière multilatérale. La présidente chilienne, qui s’apprête à laisser le pouvoir en mars prochain, a demandé à la BM de rectifier les résultats obtenus par son pays en exigeant une enquête approfondie sur cette manipulation. Lire aussi: Algérie: la BM optimiste, prévoit un fort rebond de la croissance en 2018 La BM a réagi aux révélations de son économiste en chef en affirmant qu’elle traitait les pays « sur un même pied d’égalité ». « Les indicateurs et la méthodologie de Doing Business sont conçus sans aucun pays […]

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Ministère du Tourisme- HCA: signature d’une convention de partenariat pour la promotion de l’utilisation de tamazight

janvier 17, 2018

ALGER- Une convention de partenariat et de coopération a été signée mardi à Alger entre le ministère du Tourisme et de l’Artisanat et le Haut commissariat à l’Amazighité (HCA) en vue de promouvoir l’utilisation de tamazight dans le domaine touristique. La convention a été signée par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Hacène Mermouri et le Secrétaire général du HCA, Si El Hachemi Assad, en présence du Conseiller auprès du président de la République, Saad Eddine Nouiouat, de la présidente du Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH), Fafa Sidi Lakhdar Benzerrouki, des représentants des deux chambres du Parlement, des responsables des secteurs concernés, et des médias. L’objectif de cette convention, est de « promouvoir l’utilisation de la langue amazighe dans les divers domaines et activités et dans les métiers du tourisme et de l’artisanat (promotion, formation, communication et orientations touristiques) outre la promotion de l’artisanat en tant qu’atout pour l’attraction touristique, la réalisation d’un glossaire des métiers en tamazight et l’organisation de rencontres de formation pour les guides touristiques ». Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat a estimé dans une allocution que cette convention « permettra de renforcer le partenariat avec le HCA, d’accompagner ses démarches et de consolider la coopération avec les différents départements ministériels et institutions de l’Etat, et ce dans le but de promouvoir l’utilisation de tamazight avec ses variantes linguistiques utilisées à travers le territoire national ». Mermouri a souligné que son secteur tend à coordonner les efforts avec le HCA pour l’intégration de tamazight dans le domaine du tourisme et de l’artisanat. Réitérant l’engagement des « deux parties pour la mise en place d’un programme d’action annuel », M. Mermouri a exprimé sa reconnaissance au président de la République, Abdelaziz Bouteflika qui a consacré Yennayer fête nationale, ce qui est à même de « renforcer, selon lui, l’identité nationale dans sa triple composante islamique, arabe et amazighe, et consolider l’unité nationale, la cohésion et la solidarité sociale« . Pour sa part, M. Assad a affirmé « l’engagement du HCA à accompagner le secteur du tourisme à travers la réalisation d’un glossaire des métiers en Tamazight en tant que premier pas avant de passer à l’utilisation de cette langue dans le système de formation au niveau des instituts nationaux  d’hôtellerie et de tourisme ». Lire aussi: HCA-ministère du Tourisme: vers la mise en œuvre d’un programme de partenariat pour la promotion de Tamazigh Assad a ajouté que la démarche du HCA tend à « consacrer l’identité nationale en encourageant l’utilisation de tamazight dans le secteur du tourisme, le développement de ses activités outre la promotion de l’artisanat et du patrimoine amazigh en tant que valeur ajoutée du produit touristique algérien ». Le HCA organisera des séminaire sur ce thème, notamment à Tamanrasset (21 février prochain), des sessions de formation pour les réceptionnistes des établissements hôteliers et des différentes structures touristiques. Rappelant la feuille de route du HCA pour « la prise en charge des actions à caractère prioritaire liées au nouveau statut de cette langue », M. Assad a souligné « l’engagement de son instance à la mise en oeuvre des instructions du président de la République lors du dernier Conseil des ministres pour l’activation des mécanismes de […]

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