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Djellab : vers la création de mécanismes de la grande distribution des produits de base pour une meilleure maitrise des prix

novembre 15, 2018

ALGER – Le ministre du Commerce, Saïd Djellab a annoncé, jeudi à Alger, que son département ministériel s’attelait à la mise en place des mécanismes de la grande distribution des produits de base non subventionnés en Algérie, pour davantage de maitrise et de transparence des prix. Lors d’une séance plénière du Conseil de la nation, consacrée aux questions orales, présidée par Abdelkader Bensalah, le ministre a indiqué que son secteur « s’attèle à mettre en place les mécanismes de la grande distribution des produits de base à travers le territoire national », précisant que « les produits subventionnés ne sont pas concernés par cette mesure, étant disponibles à des prix maitrisés ». Répondant à une question du sénateur Rachid Boushaba (tiers présidentiel) sur les mesures prises par le ministère du Commerce pour la préservation du pouvoir d’achat des citoyens, notamment avec la hausse des prix de certains produits locaux ayant remplacé les produits interdits à l’importation, le ministre a souligné que « la libération du commerce extérieur en tant que choix stratégique adopté par le Gouvernement pour s’intégrer à l’économie internationale était accompagnée de mesures préventives visant la protection des capacités de la production nationale et la réduction de la facture des importations ». Rappelant que son département a entrepris une série de mesures et de dispositions visant une meilleure maitrise du commerce extérieur et la régulation des activités d’importation, M. Djellab a cité, entre autres, l’amendement, en 2015, de l’Ordonnance de 2003 relative aux règles générales applicables aux opérations d’importation et d’exportation des marchandises, en sus de l’activation des textes réglementaires relatifs aux mécanismes de protection et de défense commerciales dont la lutte contre le dumping, l’imposition de droits compensateurs et la prise de dispositions préventives ». Le gouvernement a mis en place un nouveau système pour encadrer le commerce extérieur et protéger les secteurs nationaux productifs de la concurrence des produits importés, qui est entré en vigueur début janvier 2018, a-t-il ajouté. Les mesures prises visent la protection, le renforcement et l’encouragement des capacités de production industrielle et agricole, en vue de fournir le marché national en produits de qualité avec des quantités suffisantes, a soutenu M. Djellab. Lire aussi : Les prix des fruits et légumes baisseront à partir de fin novembre Comme première évaluation de ces nouvelles mesures initiées par le gouvernement, le ministre a dit qu’un recul relatif avait été enregistré dans la facture des importations, ce qui a entraîné une baisse du déficit de la balance commerciale du pays et une hausse des capacités de la production nationale, en vue de couvrir les besoins du marché national en différents produits, notamment agroalimentaires, outre le drainage d’investissements étrangers dans le cadre de partenariat avec des opérateurs algériens. S’agissant des mesures de suspension provisoire de l’importation de marchandises ayant induit une hausse du prix du produit national, le ministre a affirmé qu’ il avait été effectivement relevée une hausse des prix de certains produits, qui n’est pas « insignifiante », exception faite à certains produits agricoles de saison, tels que la pomme, dont le prix est tributaire de la disponibilité de la production saisonnière, imputant la hausse de certains produits au comportement unilatéral adopté par certains […]

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Le gouvernement est conscient que le financement non conventionnel est une dette du Trésor 

novembre 15, 2018

ALGER- Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya a affirmé que le gouvernement était conscient que les billets de banque imprimés par la Banque d’Algérie dans le cadre du financement non conventionnel étaient une dette du Trésor, appelé à diversifier ses sources de revenus. Lors d’un point de presse tenu à l’issu de l’adoption du Projet de loi des Finances (PLF) 2019 par l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre a indiqué que « la conjoncture financière difficile a dicté le recours au financement non conventionnel qui demeure une dette du Trésor ». Répondant à une question sur la détermination du gouvernement à poursuivre ce mécanisme, le ministre a précisé que ce « financement, lancé depuis 2017, est limité à cinq ans, durant lesquelles le gouvernement oeuvre inlassablement à diversifier son économie, notamment par l’augmentation des exportations hors hydrocarbures ». Le montant global des billets de banque imprimés dans le cadre de ce financement s’élève à 2.185 milliards DA en 2017 et 1.555 milliards DA depuis le début de l’année.  Lire aussi: Financement non conventionnel: 3.585 milliards de DA émis jusqu’à fin mai Selon le PLF 2019, les besoins en financement non conventionnel sera de -1.874,4 milliards DA en 2019, -746,5 milliards DA en 2020 et -796,5 milliards DA en 2021, précise le ministre. A la question d’un journaliste de savoir si le volume des dépenses sociales importantes prévues dans le cadre du texte de loi visait à « acheter la paix sociale », le ministre a rejeté cette thèse, soulignant que la politique du gouvernement était claire dans le domaine social, en témoignent les transferts sociaux qui se sont poursuivis au même rythme que les années précédentes. Plus de 21% du budget de l’Etat pour l’année 2019, soit plus 1.700 milliards de dinars sont consacrés aux transferts sociaux. Revenant à la révision de la politique de subvention, M. Raouya a réaffirmé que le gouvernement ne renoncera en aucun cas à la politique de subvention, ajoutant « on ne renoncera pas à cette politique, il s’agit uniquement de la revoir pour orienter les subventions au plus nécessiteux ». A une question sur l’avenir de la finance islamique en Algérie, le ministre a affirmé que les banques veilleront à accorder toutes les facilités pour présenter les produits de cette finance à leurs clients. 

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PLF 2019: le projet de loi ne prévoit pas de mesures pour l’amélioration de la situation financière et économique

novembre 15, 2018

ALGER- Les groupes parlementaires des partis des travailleurs (PT), du mouvement de la société pour la paix (MSP) et de l’Union Ennahda-Adala-Bina, ont estimé dans leurs communiqués que le projet  e loi de finances (PLF) 2019, adopté à la majorité à l’Assemblée populaire nationale (APN), ne prévoyait pas de mesures pour l’amélioration de la situation économique et financière du pays. Le groupe parlementaire du PT a évoqué dans son communiqué distribué à la presse au terme de l’adoption du projet de loi que ce dernier « ne répond pas aux aspirations de la majorité des citoyens et ignore la souffrance qu’ils endurent d’autant qu’il ne prévoit pas de mesures pour l’amélioration de la situation financière et économique du pays ». « Si ce projet de loi ne prévoit pas de taxes et d’impôts supplémentaires et le gel de certains projets, il reste toutefois pas différent des autres  projets de loi ayant appliqué depuis 2015 la politique d’austérité qui a influé sur le pouvoir d’achat des citoyens », a-t-il relevé. Il a dénoncé « la réduction et la non attribution de budgets supplémentaires aux secteurs sensibles qui rencontrent des problèmes en raison de la réduction du budget d’équipement de 10 % et d’une légère augmentation du budget de fonctionnement ». Pour sa part, le groupe parlementaire du MSP a précisé dans son communiqué que ce projet de loi contre lequel il a voté, « n’a pas examiné le déficit du budget de l’Etat et de la balance des paiements en particulier commerciale » d’autant qu’il « recourt toujours à des moyens de financement non maitrisé qui n’assurent pas la durabilité du budget, à savoir la fiscalité pétrolière et la planche à billets ». Il a  fustigé, par ailleurs, le « recours fréquent aux solutions de facilité et conjoncturelles au lieu de s’orienter sérieusement vers des réformes structurelles ». D’autre part, le groupe parlementaire de l’Union Ennahda-Adala-Bina a formulé des réserves quant au « maintien du financement non conventionnel sans définir ses délais et le plafond de la planche à billet. « En dépit de la non imposition de nouveaux taxes et impôts assimilés dans le PLF 2019, mais il y a absence de garanties et d’engagement politique pour la continuité de la loi de finances complémentaire de la même année, ce qui nous inquiète quant aux conséquences qui pèseront sur le citoyen », ajoute le communiqué du même parti. Il a relevé dans le même contexte « l’incompatibilité des indicateurs sociaux sur le terrain avec le volume des transferts sociaux et l’absence de perspectives pour la prise en charge réelle et sérieuse du pouvoir d’achat des citoyens et des catégories démunies ». Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), a voté contre le projet de loi tandis que les députés du Front El-Moustakbal se sont abstenus. Le Front des forces socialistes (FFS) était absent de la séance du vote en raison de la suspension depuis fin octobre dernier de ses activités parlementaires pour plusieurs raisons dont la contestation de « l’opacité qui caractérise la gestion de la crise de l’APN ».

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PLF 2019: prise en charge de l’aspect social et création de postes d’emploi 

novembre 15, 2018

ALGER- Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Mouad Bouchareb a affirmé, jeudi à Alger, que la loi de finances 2019 veillait à la prise en charge de l’aspect social et à la création de  postes d’emploi, en dépit de la conjoncture financière difficile que traverse le pays. A l’issue du vote du texte du PLF 2019 à la majorité par les membres de l’APN, M. Bouchareb a indiqué que « cette loi tient réellement compte de la situation économique et financière prévalant dans un monde où les affaires économiques, les finances et la politique sont étroitement liées.  Néanmoins, et sur orientations directes et claires et fermes instructions du président de la République, l’Etat s’engage à répondre aux aspirations sociales du peuple, à promouvoir la croissance, à créer des postes d’emploi et à diversifier l’économie nationale ».   Le texte adopté à la majorité « qualifiée et claire » s’inscrit dans le cadre du programme du président de la République visant à soutenir le développement économique et à préserver l’autonomie économique et financière du pays, a-t-il poursuivi. La réalisation de ces objectifs exige « l’adhésion collective de l’ensemble des composantes nationales, en faisant prévaloir le nationalisme sincère et l’entente positive à travers le resserrement des rangs, en sus d’une prise de conscience collective et la préservation des acquis réalisés », a-t-il précisé.  M.Bouchareb a qualifié l’allocution du président de la République, à l’occasion du 64e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale de « message référentiel », dans lequel il a défini les contours de la voie à suivre et les défis auxquels le pays continue à faire face, en insistant sur l’importance « d’unifier les efforts et de faire front uni pour relever les défis actuels dans un climat empreint de stabilité, loin des discours populistes et démagogiques, sans enfreindre la loi, ni porter atteinte aux institutions constitutionnelles ».   Par ailleurs, M. Bouchareb a salué l’appel lancé par la majorité parlementaire à l’adresse du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour assurer « la continuité » et préserver les acquis et réalisations accomplies depuis son accession au pouvoir.

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LF 2019: les membres de la communauté nationale à l’étranger autorisés à s’affilier au système des retraites

novembre 15, 2018

ALGER- L’Assemblée nationale populaire (APN) a approuvé, jeudi lors de l’adoption à la majorité du projet de loi de finances (PLF) 2019, trois amendements proposées par les députés dans le rapport complémentaire de la commission des finances et du budget, portant notamment autorisation d’affiliation des membres de la communauté algérienne résidant et exerçant à l’étranger au système national des retraites en contrepartie de versement de cotisations en devise. L’Assemblée a adopté un amendement qui accorde aux membres de la communauté algérienne résidant à l’étranger et ceux qui exercent une activité professionnelle, aussi bien ceux soumis au système des salariés que ceux qui travaillent pour leur propre compte, la possibilité de s’affilier au système national des retraites, à travers le versement d’une cotisation en devise en contrepartie de droits de retraite en dinar algérien. Selon le rapport complémentaire de la commission des finances et du budget, l’amendement (nouvel article 47 bis) permettra de contribuer au financement du système de retraite nationale qui est un système important pour la solidarité entre générations et d’obtenir, en contrepartie, des droits de retraite dans leur pays. Par ailleurs, l’APN a adopté un autre amendement (nouvel article 50 bis) proposée par la commission consistant à consacrer 1% du revenu des taxes sur les pneus utilisés en Algérie au profit du Fonds national de l’environnement et du littoral pour encourager les opérations de recyclage de ce type de déchets. Cet amendement vise à « la promotion de l’utilisation des pneus dans l’industrie à travers le développement du tri et de la récupération ainsi que l’établissement de nouvelles activités économiques notamment le recyclage afin de réduire l’impact négatif de ce type de déchets ». A rappeler que le montant de cette taxe est fixée à 450 DA/pneu destiné aux véhicules légers, et à 750 DA/pneu destiné aux véhicules lourds. Quant à l’affectation des revenus de cette taxe, 35% sont affectés au profit des communes, 34% au profit du budget de l’Etat  et 30% pour le Fonds spécial de solidarité nationale et 1% pour la Caisse nationale de l’environnement. L’Assemblée a adopté également un amendement portant reformulation de l’article 35 du projet de loi, relatif au gel, suspension ou interdiction du droit de disposer du foncier avant de fournir des explications sur leur contenu. Sur les 21 amendements proposés par les députés dans le cadre du PLF 2019, le Conseil en a adopté trois. Les amendements restant ont été refusés ou retirés volontairement par leurs auteurs. Les propositions d’amendements ayant été rejetées concernent principalement la taxe sur la fortune pour les propriétaires de plus de 50 millions DA, la réduction des taxes douanières de 6 à 3, la diversification des normes de distribution de la taxe sur l’activité professionnelle et sur les collectivités locales ainsi que l’exonération de la production du sirop de glucose de la taxe sur la valeur ajoutée, outre l’augmentation du revenu d’éligibilité au logement social locatif de 24.000DA au 36.000DA. L’Assemblée a rejeté également les propositions d’amendements concernant l’annulation de la cessibilité des logements sociaux par leurs bénéficiaires, ainsi que l’annulation de l’article de la loi de finances 2016 portant ouverture du capital des entreprises publiques à travers […]

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Habitat: Le dossier de révision de la loi sur l’urbanisme est à « un stade avancé »  

novembre 15, 2018

ALGER- Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelwahid Temmar a indiqué, jeudi, que le dossier de la révision de la loi sur l’urbanisme était à « un stade avancé ». S’exprimant lors d’une séance plénière du Conseil de la nation, consacrée aux questions orales, M. Temmar a fait savoir que son département oeuvrait, avec un groupe d’experts, et en coordination avec les différents secteurs notamment de l’Intérieur et de l’Environnement, à la révision de la loi sur  l’urbanisme, précisant que « le dossier en question est à un stade avancé ». Le secteur de l’Habitat s’emploie actuellement au lancement d’un atelier de travail, dédié à la relance du contrôle dans le domaine de l’urbanisme et à la réorganisation des inspections de l’urbanisme, en leur attribuant de plus larges prérogatives afin de mettre un terme au phénomène des bidonvilles. Dans ce contexte, le ministre a cité l’instruction ministérielle de 2017 qui souligne l’impératif de veiller, lors de la délivrance des permis de construire, au respect des règles d’urbanisme, notamment dans les régions à risque pour les citoyens et leurs biens. Il a insisté à cet effet sur les efforts considérables et continus déployés par l’Etat pour l’élimination des bidonvilles et la prise en charge de ce phénomène, afin de préserver l’esthétique urbaine des villes algériennes. Lire aussi: »Réviser la loi sur l’urbanisme pour l’adapter à la situation actuelle des villes »   Compte tenu du cadre juridique en vigueur, toute construction anarchique ne pouvant pas être régularisée dans le cadre des dispositions de la loi n 15-08 de 2008 -fixant les règles de mise en conformité des constructions et leur achèvement- « risque la démolition, après constat de l’infraction par les inspecteurs de l’urbanisme, le président de l’Assemblée populaire communale (APC) et le Wali, pour la prise des mesures légales nécessaires ». A ce propos, le ministre a fait état du recensement de 117.151 infractions à la loi suscitée au niveau national durant l’année 2017, dont 16.572 constructions sans permis, ajoutant que les procès-verbaux des contraventions enregistrées ont été envoyés aux présidents d’APC et aux walis, ce qui a permis de procéder à la démolition d’environ 1.000 constructions illicites jusqu’à présent ».      Dans le cadre de l’application de la loi N 08/15 du 20 juillet 2008, fixant les règles de mise en conformité des constructions et leur achèvement, promulguée dans le but de juguler le phénomène des constructions sans permis ou inachevées dans les  délais fixés, 873.373 dossiers ont été déposés au niveau des différentes communes du pays, dont 624.539 ont été examinés à ce jour, a indiqué M. Temmar.  L’examen de ces dossiers a permis la régularisation de 342.377 dossiers, le rejet de 107.311 autres et le report de l’examen de 174.850 autres, en attendant la levée des réserves techniques ou la régularisation de la situation foncière par les services des domaines de l’Etat, a poursuivi le même responsable.   Pour ce qui est de la prorogation de l’application des dispositions de la loi 08-15 jusqu’au 2 août 2019, M. Temmar l’a qualifié  de « deuxième chance » permettant aux propriétaires de constructions inachevées n’ayant pas pu déposer leurs dossiers dans les délais fixés, de régulariser la situation de […]

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Les prix des fruits et légumes baisseront à partir de fin novembre

novembre 15, 2018

ALGER – Les prix des fruits et légumes connaitront une baisse à partir de fin novembre en cours, a déclaré à l’APS, le directeur général de la régulation et de l’organisation des activités au ministère du Commerce, Saïd Bekaï. Les prix connaitront une baisse sensible après la récolte de la nouvelle production des serres, a indiqué M. Bekaï, précisant que le secteur œuvre actuellement sur trois fronts pour rééquilibrer les marchés, contribuer à la rationalisation des prix et éviter la spéculation (marchés de gros, marchés de détail et système de régulation). Dans ce cadre, le ministre du Commerce, Saïd Djellab a présidé, mardi dernier, une réunion des directeurs du secteur et des directeurs régionaux où il a donné des orientations allant dans le sens de l’interdiction de la spéculation sur les prix. Entre autres orientations, le ministre a mis en avant la nécessité de désigner des équipes de contrôle qui doivent s’assurer que les commerçants affichent les vrais prix et suivre la traçabilité des produits agricoles, des marchés de gros aux marchés de détail pour mettre un terme aux intermédiaires. En parallèle, M. Djellab a chargé ses services de déterminer les causes qui sont à l’origine de la hausse des prix, abstraction faite des explications liées à cette période de l’année appelée « période de soudure », étant en dehors de la phases plateau de production. Les fruits et légumes disponibles actuellement sur le marché sont vendus en dehors de la saison de production. Il s’agit des stocks de la précédente saison et des productions des serres, a affirmé le même responsable. Les spéculateurs et intermédiaires dans certaines wilayas ont saisi la situation, ce qui a perturbé les opérations de distribution entre les marchés de gros et les marchés de détail, a-t-il indiqué. « Cette situation s’explique, entre autres, par l’augmentation de la demande sur les fruits et légumes et autres produits durant la rentrée sociale par les restaurants, les cantines scolaires, les restaurants universitaires et les centres de formation », a ajouté M. Bekaï. Lire aussi : L’inflation moyenne annuelle à 4,7% jusqu’à septembre 2018 Une « cartographie nationale des marchés de gros et marchés de détail » est actuellement en cours d’élaboration pour garantir une meilleure organisation du marché et une meilleure maitrise des prix des produits agricoles, a-t-il indiqué, précisant que ces marchés seront dotés de cahiers de charge pour s’assurer de l’application de la loi. Dans ce contexte, les efforts constants de la Société de réalisation et gestion des marchés de gros (Magros) sont revalorisés, cette dernière ayant réalisé des programme positifs pour élargir la présence des marchés de gros règlementaires à travers le territoire national. Le secteur compte parachever la réalisation de 8 marchés de gros dans plusieurs wilayas. Celui réalisé dans la wilaya de Sétif sera inauguré le 18 novembre en cours, en attendant d’apporter les dernières retouches pour le lancement du nouveau marché dans la wilaya de Aïn Defla qui jouera un rôle très important dans la traçabilité des fruits et légumes pour une meilleure maitrise des prix, a fait savoir M. Bekaï. Ces marchés seront un espace de rassemblement des agriculteurs et des vendeurs, à condition de disposer de […]

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Moudjahidine: Réduire la durée de délivrance de la licence d’achat de véhicules « exige des dispositions relevant des lois de finances » 

novembre 15, 2018

ALGER- Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni a affirmé, jeudi à Alger, que la proposition relative à la réduction de la durée de délivrance de la licence d’achat des véhicules des moudjahidine et ayants droit de 5 à 3 ans « exige une adaptation juridique et des dispositions relevant des lois de finances ». Répondant à une question orale du membre du conseil de la Nation, Mohamed Zoubiri, lors des travaux d’une séance plénière, présidée par Abdelkader Bensalah, président du conseil, concernant la possibilité d’une réduction de la durée de délivrance de la licence d’achat des véhicules des moudjahidine et ayants droit de 5 à 3 ans et leur importation directe par le biais de la Banque d’Algérie, M. Zitouni a indiqué que « cette proposition exige une concertation avec d’autres services et la proposition de mesures qui relèvent des lois de finances », ainsi qu’ »une adaptation juridique », vu que le ministère des Moudjahidine « oeuvre, dans le cadre de ses compétences, à l’application des lois de la République et à la prise en charge des préoccupations des moudjahidine, conformément à la législation nationale ». Cette licence figure parmi « les avantages » accordés aux moudjahidine et ayants droit. Elle est profitable aussi aux invalides de la guerre de libération nationale dont le taux d’invalidité atteint ou dépasse 60%. Ceux dont le taux d’invalidité est inférieur à 60 % bénéficient d’un rabais qui équivaut à leur taux d’invalidité, a-t-il précisé, ajoutant que les enfants de chouhada « bénéficient des mêmes avantages tous les 5 ans et d’une exonération des taxes douanières à l’achat d’un véhicule touristique et utilitaire ». Rappelant, dans ce cadre, que cet avantage concernait en réalité les véhicules aménagés aux personnes invalides ou handicapées », le ministre a affirmé que son département s’employait à la mise en place d’un cadre juridique adéquat afin de consacrer le contrôle de cette procédure, la réalité sur le terrain ne reflète pas les véritables objectifs de l’établissement de cet avantage. Lire aussi: Aucun véhicule importé avec la devise de l’Etat depuis janvier 2017   Il a également fait état de la simplification des procédures administratives, de l’amélioration du service public et de sa  décentralisation, notamment en ce qui concerne la délivrance des licences d’achat de véhicules au niveau des wilayas, sans la remise de documents ou la constitution d’un dossier, grâce à la liaison des services du ministère au fichier national d’état civil au niveau du ministère de l’Intérieur. « l’Algérie est pionnière en matière de prise en charge des moudjahidine et de conservation du patrimoine et de l’histoire du mouvement national ainsi que de la résistance et de la révolution nationales », a affirmé M. Zitouni, soulignant que « les ministres des vétérans et anciens combattants d’Angola et d’Afrique du Sud ont exprimé, lors de leurs dernières visites en Algérie, leur souhait de tirer profit de notre expérience » dans ce domaine. En réponse à une question sur la collecte des témoignage des moudjahidine, le ministre a estimé que cela « s’inscrit parmi les missions principales et fondamentales du ministère », ajoutant que le ministère a chargé le Centre national d’études et de recherche sur le Mouvement national et la Révolution nationale, le musée national du moudjahid, […]

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APN : le projet de loi de finances 2019 adopté à la majorité

novembre 15, 2018

ALGER – Les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont adopté, jeudi à la majorité, le projet de loi de finances 2019, lors d’une séance plénière présidée par Mouad Bouchareb, en présence de membres du gouvernement. Les partis de la majorité ont voté par « oui » tandis que les partis de l’opposition (le Parti des Travailleurs (PT), le Mouvement de la société pour la paix (MSP), l’Union Ennahda-Adala-Bina, et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD)), ont voté contre le projet de loi, les députés du Front El-Moustakbal se sont abstenus. A rappeler que les députés du Front des forces socialistes (FFS) ont été absents lors de la séance du vote en raison de la suspension, par le groupe parlementaire de ce parti opposant, de son activité parlementaire depuis la fin du mois dernier, annoncée dans un communiqué rendu public le 26 octobre dernier. Selon le ministère des Finances, le texte de loi s’inscrit dans la continuité des efforts consentis par l’Etat en vue d’atténuer les effets négatifs de la diminution des ressources financières sur l’économie nationale, et ce dans un contexte marqué par des tensions sur l’équilibre financier interne et externe du pays, en raison de la baisse des cours du pétrole. Le texte consacre, à cet effet, la poursuite du contrôle de la dépense publique dans le but de limiter l’impact de ces tensions sur le trésor public. Les dispositions législatives prévues dans le projet de loi ont pour objectifs l’amélioration des revenus de l’Etat, la coordination et la simplification des procédures, la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale, outre l’encouragement et la promotion de l’investissement productif et la bonification des taux d’intérêts bancaires au profit des citoyens. Le PLF 2019 prévoit une baisse de 10,9 % des dépenses d’équipement et une hausse de 8,1 % des dépenses de fonctionnement, induisant un déficit du trésor de -10,4 % par rapport au produit intérieur brut (PIB) (contre -11 % en 2018). Lire aussi : PLF 2019 : priorité absolue à l’économie productive Sur un total de dépenses estimé à 8.557,2 milliards DA, le projet de loi prévoit une hausse des dépenses de fonctionnement de 4.954,5 milliards DA en 2019 (+8,1 %) contre des dépenses d’équipement estimées à 3.602,7 milliards DA (-10,9%). Les recettes budgétaires prévues pour 2019 s’élèvent à 6.507,9 milliards DA, dont 2.714, 5 milliards DA de fiscalité pétrolière inscrite au budget. La fiscalité pétrolière devrait atteindre 3.201,4 milliards DA en 2019. Toutefois, le déficit du trésor prévu par rapport au Produit intérieur brut (PIB) baissera à -5,7 % en 2020 et à -5 % en 2021, selon les prévisions du ministère des Finances. Le projet de loi prévoit une croissance de 2,9% pour l’exercice 2019 contre une croissance hors hydrocarbures de 3,2%. Il a été élaboré sur la base d’un prix référentiel de 50 dollars (USD)/baril de pétrole algérien « Sahara Blend » et sur la base du prix du marché à 60 Usd. Pour ce qui est prix de change du dinars algérien, il devrait se situer autour de 118 dinars/dollar, prix moyen annuel pour la période 2019-2021 avec une inflation de 4,5% en 2019 et […]

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GECF: Guitouni relève le rôle complémentaire du gaz aux énergies renouvelables

novembre 15, 2018

ALGER – Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a relevé à Port d’Espagne (Trinité et Tobago) le rôle du gaz dans le développement d’une économie mondiale « croissante et responsable » ainsi que son rôle complémentaire aux énergies renouvelables. Intervenant à la 20ème réunion ministérielle du Forum des Pays Exportateurs de Gaz (GECF) tenue mercredi dans la capitale de cet Etat des Caraïbes, le ministre a affirmé que le gaz naturel « a encore de l’avenir, grâce à sa disponibilité, à son accessibilité, et parce qu’il est un carburant de choix dans la protection de l’environnement, en particulier de par son rôle complémentaire aux énergies renouvelables », indique un communiqué du ministère. Pour mieux valoriser les qualités du gaz naturel, le ministre a plaidé pour des efforts conjoints afin « de faire face à des politiques énergétiques qui ont une incidence défavorable sur la demande de gaz naturel, en particulier en Europe, parfois au profit de sources d’énergie plus polluantes comme le charbon ». Lire aussi: Symposium du Forum des Pays Exportateurs de Gaz: Guitouni à Trinité-et-Tobago Il a par ailleurs observé « l’émergence de nouveaux acteurs qui accordent la priorité au court terme au lieu de la vision à long terme qui caractérise l’industrie du gaz naturel ». Le premier responsable du secteur énergétique en Algérie a mis l’accent sur les défis et enjeux auxquels fait face l’industrie du gaz naturel, qui imposent « de redoubler d’efforts pour favoriser ces industries et de valoriser grandement le potentiel de nos pays en la matière ». Il a ensuite appelé les pays membres du GECF, qui célèbre son 10ème anniversaire, à « œuvrer à toujours privilégier le dialogue entre les producteurs de gaz et les pays consommateurs »  de sorte à « assurer la stabilité et la transparence des marchés gaziers et un prix équitable pour tous les intervenants qui créent de la richesse sur ces marchés ». Dans son intervention, le ministre a aussi mis l’accent sur un autre défi encore plus décisif, celui « des progrès technologiques rapides dans toute la chaîne de valeur du gaz naturel ». A ce sujet, il a rappelé l’importance capitale que les pays membres du Forum doivent accorder à l’Institut de recherche du Gaz du GECF dont la feuille de route pour l’implémenter en Algérie est en cours de concrétisation. En ce sens, la réunion ministérielle de ce Forum a examiné et approuvé la recommandation du Conseil exécutif de lancer les activités nécessaires liées au fonctionnement de l’Institut. Sur un autre plan, M. Guitouni a félicité le GECF de l’accession de l’Angola comme membre observateur au sein du Forum. Lors de cette 20ème réunion, les ministres des pays membres ont notamment débattu du rôle du gaz dans l’économie mondiale et des tendances actuelles et futures des marchés énergétiques telles que projetées dans le Global Gas Outlook 2040 (GGO) et dans le bulletin statistique annuel du GECF à paraître en décembre 2018. Lire aussi: Guitouni: Tous les contrats de commercialisation de gaz à long terme seront renégociés Les ministres ont abordé notamment les projections énergétiques modélisées à long terme, fondées sur des hypothèses en rapport avec les conditions macroéconomiques, les prix de l’énergie et les politiques énergétiques en vigueur. En marge de […]

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