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Plusieurs dispositions prises pour développer l’entrepreneuriat féminin

février 14, 2019

ALGER – Plusieurs dispositions ont été prises par le gouvernement afin d’offrir plus d’opportunités aux femmes entrepreneures et d’affronter les difficultés qu’elles rencontrent dans leurs activités, a affirmé, jeudi à Alger, le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi. « Afin d’offrir l’opportunité aux femmes entrepreneures de partager et d’affronter les difficultés qu’elles rencontrent au quotidien, le gouvernement s’est engagé à soutenir les femmes au même titre que les chefs d’entreprises-hommes, et ce, dans leurs démarches entrepreneuriales avec comme objectif de faire progresser leur nombre, à l’effet de contribuer à la croissance économique, à la création de l’emploi et, surtout, de considérer la femme comme un moteur déterminant du renouveau de notre tissu industriel », a indiqué  M. Yousfi lors d’un séminaire sur l’évolution de la femme chefs d’entreprises dans la région MENA, organisé par l’Association des femmes chefs d’entreprises (SEVE). Selon lui, la stratégie de développement de son département ministériel s’inscrit en droite ligne avec les Objectifs du développement durable à l’horizon 2030 de l’ONU (ODD), notamment, à travers la mise en œuvre de l’ODD no 5 qui est de parvenir à l’égalité des sexes et d’autonomiser toutes les femmes et les filles. Pour atteindre cet objectif, a-t-il  poursuivi, le ministère, par le biais de son point focal-genre au Conseil national de la famille et de la femme, contribue activement à développer des plaidoyers pour l’autonomisation des femmes pour le développement et la promotion de l’entrepreneuriat féminin dans le secteur de l’industrie. Dans ce sens, il a cité un projet d’accompagnement d’associations de femmes chefs d’entreprises qui a été mené en partenariat avec l’ONUDI. L’objectif de ce projet est d’appuyer le dialogue politique et économique entre les parties prenantes pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin, de renforcer les capacités des associations nationales et de les aider à offrir un service de qualité au profit des femmes entrepreneures. Lire aussi: Entrepreneuriat féminin: signature d’une convention entre le FGAR et la SEVE Ainsi, la mise en œuvre de ce programme a permis de sélectionner quelque 200 projets d’investissements portés par des femmes afin de les aider à travers la formation, le coaching, l’identification d’opportunités de partenariats d’affaires et l’accès au financement, a-t-il fait savoir. Rappelant que le nombre de PME en Algérie a atteint 1,1 million d’entités à la fin juin 2018, le ministre a fait part de la mise en place d’un certain nombre de dispositifs pour accélérer et consolider la croissance et le développement économique: « Ces dispositifs sont accessibles, sans discrimination, à tous les citoyens algériens, hommes et femmes ». Il a cité, dans ce cadre, la nouvelle loi portant développement de la PME qui contient une série de dispositifs et de mesures de nature à soutenir et encadrer la création d’activités notamment auprès des systèmes bancaires pour assurer le financement des investissements tout en bénéficiant de facteurs incitatifs et d’exonérations fiscales et sociales. A cet effet, il a appelé les femmes à saisir l’ensemble des opportunités qui s’offrent à elles « pour s’intégrer pleinement dans l’économie moderne, qui est celle de l’entreprise performante. » Il a aussi souligné que son ministère avait tenu une rencontre en 2017 autour des questions liées à l’accès […]

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Entrepreneuriat féminin: signature d’une convention entre le FGAR et la SEVE

février 14, 2019

ALGER – Le Fonds national de garantie des crédits à la petite et moyenne entreprise (FGAR) et l’Association des femmes algériennes cheffes d’entreprises (SEVE) ont signé jeudi à Alger une convention de partenariat afin de faciliter aux PME adhérentes à l’association l’accès au financement bancaire. « L’objectif de cette convention cadre est de permettre aux PME membres de la SEVE un accès plus facile au financement bancaire », a affirmé le directeur général du FGAR, Khaled Abderraouf, à l’issue de la cérémonie de signature, qui s’est déroulée en marge d’un séminaire sur l’évolution de la femme cheffe d’entreprise dans la région Afrique du nord et le Moyen Orient (MENA), en présence du ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi. Selon les chiffres communiqués par M. Abderraouf, le Fonds a accompagné depuis 2014 à ce jour 2.400 projets PME dont seulement 120 projets d’entreprenariat féminin. Un chiffre qu’il juge « très faible » par rapport à certains pays de la région MENA tel la Tunisie ou ce taux avoisine 30%. Soulignant l’utilité du FGAR, il a expliqué que le Fonds répond à une problématique liée à l’accès des PME au financement bancaire du fait que les banques ne peuvent pas financer un projet sans garantie. « Le plus grand problème rencontré par les PME c’est l’accès au financement bancaire, car généralement les banques exigent des garanties réelles que les porteurs de projets n’ont pas, mais grâce au FGAR, qui se porte garant auprès des banques, les chefs d’entreprises pourront espérer avoir leur financement bancaire », a-t-il fait valoir. Il a précisé que le FGAR  est conventionné avec toutes les banques publiques et privées et qu’en cas d’échec du projet, la banque sera remboursée, assurant par ailleurs que sur les 120 projets accompagnés, 95% ont réussi et les femmes n’ont pas eu de problèmes pour le remboursement de leurs crédits bancaires. A travers la convention, le FGAR s’engage dans le cadre des demandes de garantie formulées par les PME adhérentes à l’association, sollicitant des crédits d’investissement, à octroyer une garantie financière et leur prodiguer les conseils et les orientations nécessaires à la maturation au ou au montage financier des projets. Le financement bancaire peut atteindre 100 millions de dinars pour les projets PME qui sont en phase de la création et jusqu’à 250 millions de dinars pour extension des projets déjà existants. « On veut accompagner les femmes cheffes d’entreprises, en leur délivrant l’offre de garantie dans des délais ne dépassant pas cinq jours après le dépôt de leur dossiers auprès du Fonds », a-t-il promis. Afin de faciliter le développement  et la pérennisation des projets bénéficiant de la garantie, le premier responsable du FGAR a fait part d’un travail de sensibilisation que le Fonds compte lancer en collaboration avec l’association SEVE. « Des journées d’information seront organisées à travers plusieurs wilayas du pays notamment celles des zones reculées pour vulgariser le dispositif du FGAR auprès des PME gérées par les femmes », a-t-il fait savoir ajoutant que l’objectif de ce travail d’information est de toucher le maximum de femmes entrepreneuses et les faire bénéficier des avantages offerts par le Fonds. « La convention s’inscrit dans le cadre de la mise en […]

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Programme d’extension des superficies irriguées: un taux de réalisation de 66% à fin 2018

février 14, 2019

ALGER – Le total des superficies irriguées a atteint plus de 1,33 million d’hectares à fin 2018, soit un taux de réalisation de 66% de l’objectif du programme national d’extension des superficies irriguées, a indiqué, jeudi à Alger, un responsable auprès du ministère des Ressources en eau. L’objectif de ce programme, visant à atteindre 2 millions d’hectares (ha) irrigués à l’horizon 2020, soit 24% de la superficie agricole utile, « sera bel et bien atteint avant échéance », a affirmé le sous-directeur de la petite et moyenne hydraulique auprès de ce ministère, Karim Laleg, lors d’une rencontre organisée en marge du Salon international des équipements, des technologies, des services de l’eau et de l’environnement (SIEE Pollutec 2019), organisé du 11 au 14 février. Lire aussi: Agriculture : Un plan d’économie de l’eau d’irrigation s’impose pour l’Algérie La superficie irriguée est ainsi passée de 350.000 ha en 2000 à 1.330.669 ha à fin 2018, soit un taux d’accroissement de 380%, a-t-il précisé.   Ces superficies sont réparties entre plus de 1,24 million ha irrigués à partir de la petite et moyenne hydraulique (puits, forages) et 87.000 ha de grands périmètres d’irrigation, a-t-il expliqué.   Selon lui, l’objectif est d’atteindre 1,624 million ha de la petite et moyenne hydraulique, et 376.000 ha de grands périmètres d’irrigation à l’horizon 2020. Il a, par ailleurs, indiqué que l’évolution du nombre des forages et puits à usage agricole a connu une évolution importante en passant de 120.000 forages et puits pour une superficie irriguée de 271.000 ha en 2000 à 238.340 pour une superficie irriguée de 1,09 million ha en 2018. En matière d’autorisations de de fonçage de forages et puits, il a été délivré, entre 2010 et 2018, un total de 45.533 autorisations de forages et puits (35.548 forages et 11.102 puits) sur 70.985 demandes déposées. Ce qui représente un taux de satisfaction moyen (sur 9 ans) de 66%. Quant aux ouvrages de mobilisation (petits barrages et retenues collinaires), le parc national en retenues collinaires est passé de 304 d’une capacité globale de 27 millions de m3 en 2000 à 514 d’une capacité de 62 millions de m3 en 2018, permettant l’irrigation de 46.680 ha. Lire aussi: Bouazghi insiste sur l’importance de développer l’irrigation agricole S’agissant des périmètres d’irrigation, M. Laleg a rappelé qu’en 1962, l’Algérie possédait 8 périmètres d’irrigation d’une superficie équipée de 110.500 ha, dont la ressource en eau était assurée à partir de 13 barrages, un marais et un champ captant les wilayas d’Alger, Boumerdes, Blida, Djelfa, Chlef, Relizane, Mostaganem, M’sila et Mascara. Le nombre de périmètres d’irrigation a connu un développement important en 2000, notamment en matière de représentativité territoriale avec la création de 7 nouveaux périmètres d’irrigation, selon lui. Ce développement a permis de passer de 8 périmètres d’irrigation en 1962 à 15 périmètres d’irrigation en 2000, soit d’une superficie équipée passant de 110.500 ha à 156.250 ha, soit une extension de 45.750 ha. Depuis l’an 2000, un programme de développement des périmètres d’irrigation a été mis en œuvre à travers la réalisation de 28 nouveaux périmètres d’une superficie équipée de 92.453 ha, a affirmé le même responsable. La réhabilitation et le réaménagement […]

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Industrie automobile : fabrication locale de plaquettes de frein dès la fin février

février 14, 2019

TIZI-OUZOU – L’entrée en production de la première usine de fabrication de plaquettes de freins, pour véhicules léger et lourds, au niveau national, est prévue pour la fin du mois de février, a-t-on appris jeudi, a Tizi-Ouzou, auprès de son directeur, Ait Ahmed Kaïs. Rencontré au salon des jeunes investisseurs qui se tient depuis deux jours, le premier responsable de Ikam, auto Industries, a estimé que son projet « vient en appoint à la politique nationale adoptée dans le créneau de l’industrie automobile et contribuera à réduire la facture des importations en matière de consommables ». Implantée dans la commune de Timizart (30 Km au Nord-Est de Tizi-Ouzou), le projet, d’une valeur d’investissement global de 900 millions de DA, fruit d’un financement entre la Banque de développement local (BDL) à hauteur de 70% et de M. Ait Ahmed avec 30%, ambitionne, selon ce dernier, à produire 15 millions d’unités dès la première année et d’atteindre les 20 millions dès la deuxième année. « Nous espérons couvrir tout le territoire national et répondre aux besoins du marché avec un produit local et de qualité conforme aux normes internationales », soutient Ait Ahmed qui souligne que l’Algérie qui dispose d’un parc automobile en constante augmentation » gagnerait à fabriquer localement ce produit consommable ». Lire aussi: Prochaine installation d’une usine de production de véhicules Nissan en Algérie Encouragé par l’essor que prend le développement de l’industrie automobile en Algérie, Ikam, auto Industries, se fixe dores et déjà comme objectif de satisfaire les besoins du marché national et contribuer à réduire sensiblement les importations en la matière, estimées à ce jour, à 35 millions d’unités par an. Selon des études de marché effectuées dans la phase de préparation du projet, il en ressort, a-t-il relevé qu’il est « plus avantageux pour l’économie du pays d’importer la matière première et de produire localement que d’importer un produit fini ». Pour ses besoins en matières premières, 57 matières mélangées dont l’acier et la colle, Ikam, auto Industries est obligée de « recourir à l’importation à hauteur de 60% tandis que les 40% restants sont déjà disponibles sur le marché national », a fait remarqué le directeur de l’usine. Lire aussi: Industrie et mines: des investissements d’une valeur de 8.000 mds DA entre 2002 et 2018 « L’important est la maîtrise de la technologie qui coute cher et d’arriver à homologuer le produit et de le rendre conforme aux normes internationales », a-t-il ajouté, promettant un produit « à des prix très compétitifs pouvant atteindre jusqu’à 50% moins cher ». Pour les marchés, le même responsable a indiqué que « des contacts ont été déjà noués avec certaines firmes de montage automobile implantées ici en Algérie », dont Ival, Renault et Sovac, qui ont montré un intérêt et une disponibilité à s’approvisionner de son produit. En outre, il a indiqué, qu’à terme, il ambitionne développer et élargir sa production à d’autres pièces consommables à l’exemple des disques de frein et d’embrayage.

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Les acquis des travailleurs, fruits de dialogue et de concertation

février 14, 2019

ALGER – Le Secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Saïd a affirmé, mercredi à Alger, que les acquis des travailleurs étaient le fruit du « dialogue et de concertation », appelant les travailleurs à sauvegarder ces réalisations en conservant notamment la stabilité sociale et la paix que connait le pays. S’exprimant lors de l’ouverture des travaux de l’assemblée générale élective de la mutuelle générale des travailleurs de la sécurité sociale (MGTSS), M. Sidi Saïd a souligné que les « acquis des travailleurs sont le fruit de concertation et d’union tout en gardant ouvertes les portes du dialogue« , assurant que l’Algérie a « réalisé aujourd’hui la stabilité sociale et la paix« . Mettant en garde l’ensemble des travailleurs de ceux qui voudraient attenter notre pays , le SG de la Centrale syndicale a salué le président de la République, Abdelaziz Bouteflika qui « nous a permis d’enregistrer un pas important, notamment dans les domaines économique et social suite au lancement de l’initiative de la paix », a-t-il dit. Lire aussi: L’Algérie parmi les pays adoptant la voie du dialogue Lors de cette rencontre, M. Sidi Saïd a invité les travailleurs à être « les gardiens de la stabilité sociale et de la paix », et de soutenir avec M. Bouteflika lors de la prochaine échéance électorale. Par ailleurs, le ministre du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, Mourad Zemali a affirmé que la mutuelle sociale était considérée comme « le deuxième socle » du système national de protection sociale et le « complément » de la sécurité sociale, notamment en matière d’assurance maladie, d’invalidité et de retraite. Dans le cadre des réformes qu’a connu ce système, le ministère de tutelle a modifié et actualisé la réglementation de la mutuelle sociale, à l’instar des mécanismes de son fonctionnement et de son contrôle, ce qui a permis « d’élargir son champ d’intervention à travers ses prestations individuelles, ainsi que ses prestations complémentaires et supplémentaires, qui viennent s’ajouter aux services offerts par la sécurité sociale », a soutenu le ministre du Travail. M. Zemali a plaidé pour s’employer dans le futur à trouver les moyens et les mécanismes nécessaires permettant de tirer profit des recettes complémentaires à l’âge de la retraite après installation de « la retraite complémentaire au titre de ses prestations facultatives de la mutuelle sociale ». Lire aussi: Sidi Saïd appelle les travailleurs à préserver la stabilité et la sécurité du pays Le ministre a rappelé que sa présence « s’inscrit dans le cadre de la démarche entreprise par le Gouvernement visant à encourager toutes les initiatives et les activités qui favorisent l’organisation des relations dans le monde du travail et la promotion des droits des travailleurs dans une démarche participative » et ce, ajoute-t-il, dans le cadre « des orientations du président Bouteflika qui a de tout temps accordé une grande importance à la question de la promotion des droits de travailleurs et la consolidation de la protection sociale et la vulgarisation de la culture du dialogue et de consultation sociaux avec les partenaires sans inclusif ». S’appuyant sur l’adhésion volontaire, le système de la mutuelle repose sur les fondements et les principes de solidarité et de la gestion démocratique et participative, a expliqué M. Zemali, […]

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OIT: les mauvaises conditions de travail sont le principal problème mondial de l’emploi

février 14, 2019

GENEVE – La mauvaise qualité de l’emploi est le problème majeur auquel sont confrontés les marchés mondiaux du travail, des millions de personnes étant contraintes d’accepter de travailler dans de mauvaises conditions, avertit l’Organisation internationale du travail (OIT) dans un rapport publié mercredi.   Les données recueillies pour le rapport « Emploi et questions sociales dans le monde – Tendances 2019 » montrent que la majorité des 3,3 milliards de personnes qui occupaient un emploi en 2018 déplorent l’absence de sécurité économique, de bien-être matériel et d’égalité de chances.    Ce rapport relève qu’un certain nombre de déficits majeurs en matière de travail décent perdurent, et tire la sonnette d’alarme: au rythme actuel des progrès effectués, l’objectif du travail décent pour tous, tel qu’énoncé dans les objectifs de développement durable  (ODD), et notamment l’objectif 8 , semble impossible à atteindre dans de nombreux pays.   « L’objectif 8 ne vise pas seulement le plein emploi, mais aussi l’emploi de qualité », explique Deborah Greenfield, Directrice générale adjointe pour les politiques de l’OIT. Lire aussi: Le taux de chômage dans le monde a atteint 5% en 2018 « L’égalité et le travail décent sont deux des piliers sur lesquels repose le développement durable ».   « Avoir un emploi ne garantit pas toujours un mode de vie décent », déclare Damian Grimshaw, Directeur du Département de la recherche de l’OIT. « La preuve: 700 millions de personnes vivent dans une situation d’extrême pauvreté ou de pauvreté modérée, bien qu’elles aient un emploi », a-t-il ajouté.   Si l’économie mondiale réussissait à éviter une récession majeure, le chômage pourrait continuer de baisser dans de nombreux pays. On a également constaté un fort recul du nombre de travailleurs pauvres au cours des 30 dernières années, en particulier dans les pays à moyen revenu, ainsi qu’un accroissement du nombre de personnes scolarisées ou en formation.

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Assurer la sécurité hydrique à travers la diversification des modes de production 

février 13, 2019

ALGER- L’importance de la diversification des modes de production d’eau pour assurer la sécurité hydrique a été soulignée mercredi à Alger à l’occasion d’une table ronde autour de la sécurisation de la disponibilité de l’eau. Intervenant à l’occasion de cette rencontre organisée en marge de la 15e édition du Salon international des équipements, des technologies, des services de l’eau et de l’environnement (SIEE Pollutec 2019), le directeur central de la mobilisation des ressources en eau (DMRE) au ministère de tutelle, Abdelwahab Smati, a fait savoir que l’Algérie a depuis plusieurs années entrepris une démarche de diversification de production de cette ressource pour faire face au stress hydrique. Dans ce sens, il a cité les différentes techniques de mobilisation de l’eau pour couvrir les besoins de l’ensemble du pays notamment à travers les infrastructures de retenue (barrages), les transferts d’eau d’une localité à une autre, l’exploitation des eaux souterraines et le dessalement d’eau de mer. Considérées, au même titre que le dessalement comme des sources hydriques non conventionnelles, il existe des ressources en eau issues de l’épuration, a fait savoir M. Smati. Selon le même responsable, cette ressource pourrait se développer et être utilisée dans l’industrie, dans le réseau urbain et dans le secteur agricole. Cela permettra au pays d’économiser l’eau conventionnelle qui provient des barrages et d’être ainsi moins tributaire de la pluviométrie. « Le remplissage des barrages n’est pas forcément synonyme de sécurité en alimentation en eau potable. C’est seulement une sécurité supplémentaire », a-t-il affirmé, soulignant l’importance du concept de la « sécurité hydrique » du pays, au même titre que la sécurité alimentaire et celle énergétique. L’eau des barrages ne représente que 30 % de l’alimentation en eau potable du pays, contre 50 % s’agissant de la ressource souterraine et 17 % issue du dessalement d’eau de mer. Concernant le dessalement, M. Smati, a fait savoir que les stations dédiées à cette activité sont principalement situées à l’ouest du pays. Une disposition qui répond au niveau de pluviométrie « plus élevé à l’Est qu’à l’Ouest du pays ». Questionné lors de cette table ronde à propos du coût onéreux du procédé de dessalement, le représentant du ministère a indiqué que les coûts ont réellement chuté au cours des dernières années avec les avancées des procédés d’épuration (techniques membranaires) pour ce type d’opération. « A titre de comparaison, une station de dessalement qui distribue son eau dans un rayon de 50 km représente le même coût qu’un transfert d’eau sur 150 km », a-t-il expliqué. Présent à cette table ronde, le directeur central de l’hydraulique agricole (DHA) sous tutelle du ministère des Ressources en eau, Abderrahmane Aflihaou, est revenu sur l’utilisation des eaux épurées dans le secteur agricole. Il a indiqué que 12.000 hectares (ha) de terres agricoles à travers le territoire national sont irrigués à partir d’eaux usées épurées . M.Aflihaou a également rappelé l’objectif du ministère, à savoir atteindre les 2 millions ha de terres agricoles irriguées. Ce chiffre pour l’année 2018 a atteint 1,3 million ha. Intervenant également lors de cette rencontre, le directeur central de l’alimentation en eau potable (DAEP), Omar Bougueroua, a pour sa part rappelé les ouvrages de captage d’eau réalisés […]

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Prochaine installation d’une usine de production de véhicules Nissan en Algérie

février 13, 2019

ALGER – Un accord de partenariat entre le groupe algérien privé Hasnaoui et le constructeur japonais d’automobile Nissan Motor a été signé mercredi à Alger pour l’installation d’une usine de production de véhicules en Algérie avec un investissement de 160 millions de dollars. Le document a été paraphé par les co-présidents du groupe algérien, Sefiane et Feriel Hasnaoui, et le vice-président sénior de Nissan Motor, chargé de la région Afrique, Moyen-Orient et Inde, Peyman Kargar, en présence du secrétaire général du ministère de l’Industrie et des mines, Kheireddine Medjoubi. La signature de cet accord, qui intervient suite à l’approbation du projet par le gouvernement en décembre 2018, sera suivie par la création, dans les prochains mois, d’une joint-venture qui lancera les travaux de construction de l’usine pour une durée de 12 mois. Cette société mixte sera dénommée Groupe Hasnaoui automotive production (GHAP SPA) et prévoit la création de plus de 1.800 emplois en Algérie. Quant à l’entrée en production des véhicules par cette usine, elle est prévue à partir du premier semestre 2020, avec une capacité initiale de 63.500 véhicules touristiques et utilitaires légers/an, selon les explications de M. Sefiane Hasnaoui. Cette usine de Nissan sera implantée dans la région de l’Oranie, a-t-il indiqué sans donner plus de détails sur le lieu précis du site lequel sera annoncé dès la finalisation de toutes les procédures administratives nécessaires. Lire aussi: Développer la sous-traitance pour parvenir à une véritable industrie automobile Selon lui, les équipes techniques de Nissan se chargeront, avec les intervenants locaux, du développement du taux d’intégration des composants entrant dans la fabrication des véhicules, ainsi que du soutien technique et de la formation, a avancé le co-président du groupe Hasnaoui qui avait été le distributeur officiel des véhicules Nissan depuis près de 25 ans. S’agissant de l’export, M. Hasnaoui a indiqué que cette future usine prévoit, dans son plan de développement, de consacrer une part de la production aux marchés extérieurs: « Si notre projet n’aura pas une approche régionale, on aura raté un épisode ». De son côté, le vice-président sénior de Nissan Motor, chargé de la région Afrique, Moyen-Orient et Inde, M. Kargar, a mis en exergue le caractère « stratégique » que revêt l’Algérie dans le plan de développement à moyen terme de Nissan à l’international (2019-2022). « Nissan est en pleine croissance en Afrique, et l’Algérie est un marché-clé pour nous. Son potentiel lui permet d’être le deuxième plus gros marché africain d’ici 2022 », a soutenu M. Kargar, en affirmant que le constructeur japonais apportera son savoir-faire et son expertise pour construire une usine répondant aux normes mondiales « rigoureuses » qui feront de cette usine en Algérie un « centre d’excellence ». Selon lui, à travers ce projet d’investissement, Nissan proposera en Algérie une gamme de véhicules dotés d’une technologie japonaise « innovante », et ce, à travers quatre (4) modèles. Lire aussi: Industrie: imposition d’une taxe aux bénéficiaires de terrains inexploités depuis plus de 3 ans Concernant le taux d’intégration nationale, il a considéré qu’il devrait augmenter en fonction du développement du réseau des fournisseurs qui fabriqueront localement des pièces de mêmes standards que ceux à l’international. Dans ce cadre, Nissan compte s’appuyer sur son alliance internationale […]

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Industrie et mines: des investissements d’une valeur de 8.000 mds DA entre 2002 et 2018

février 13, 2019

ALGER – Le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi a affirmé, mardi à Alger, que son secteur avait enregistré durant la période allant de 2002 à 2018 des investissements d’une valeur de 8.000 milliards DA, dont plus de 5.200 milliards de DA dans le seul secteur de l’industrie. Intervenant au forum du quotidien Echaab, M. Yousfi a précisé que « le secteur de l’industrie et des mines a connu une dynamique durant les dernières années par une grande demande interne et une volonté politique pour la diversification de l’économie, qui s’est manifestée par le souci permanent du gouvernement d’assurer un cadre légal et un climat d’affaires conforté par des incitations attractives pour les investissements locaux et étrangers ». A cet effet, « 8.000 milliards de DA d’investissements ont été enregistrés durant la période allant de 2002 à 2018 (55.000 projets), dont plus de 5.200 milliards de DA dans le seul secteur de l’industrie (plus de 10.200 projets industriels), ce qui a permis de créer 634.000 postes d’emploi », a fait savoir le ministre. Près de 2.300 projets industriels ont été enregistrés sur un total de 4.100 projets inscrits auprès de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), d’une valeur de 1.000 milliards de DA, a encore fait savoir le ministre qui a ajouté que cela a permis de créer plus de 92.000 emplois. Le premier responsable du secteur a évoqué la dynamique industrielle enregistrée dans le secteur de l’industrie du ciment où l’Algérie à pu passer de grand pays importateur de ciment (6 millions de tonnes importés en 2015) à celui d’exportateur à partir de 2017 pour que la valeur des exportations de cette matière s’élève à 25 millions USD en 2018, en attendant d’atteindre entre 80 à 100 millions USD en 2019 et 500 millions USD dans les cinq prochaines années. Quant aux investissements dans la filière des industries sidérurgique, mécanique, électrique et électronique, le ministre a indiqué qu’ils s’élèvent à près de 300 milliards de DA, alors que ceux des industries agroalimentaires à 240 milliards de DA suivis de la filière des industries chimique et plastique à 230 milliards de DA. Lire aussi : L’industrie algérienne se développe avec force grâce à la stabilité du pays  Les exportations des industries alimentaires s’élèvent à 370 millions USD contre 261 millions USD en 2017,  selon les chiffres donnés par le ministre. En ce qui concerne l’industrie sidérurgique, la production a atteint environ 4 millions de tonnes en 2018 contre 3 millions en 2017, et ce après l’entrée en service de plusieurs nouveaux projets, ce qui a permis l’exportation de 67 millions USD en 2018 des produits sidérurgiques dont « 60 millions USD des exportations ont été acheminés par le Complexe d’El Hadjar en dépit des difficultés auxquelles il est confronté ». S’agissant des industries mécaniques, le ministre a indiqué que la production s’était élevée à 180.000 véhicules en 2018 contre 110.000 en 2017, en sus de la production de 4.500 véhicules industriels en 2018, ajoutant que le volume de production de véhicules au niveau local atteindrait 400.000 unités dans les années à venir. Pour ce qui est des matériaux de construction, le ministre a fait savoir […]

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La valorisation des boues pour des besoins agricoles nécessite une réglementation adaptée

février 13, 2019

ALGER – La valorisation des boues d’épuration des eaux usées pour les besoins de l’agriculture dans le pays nécessite une réglementation adaptée, a indiqué mardi à Alger, la directrice de l’assainissement et de la protection de l’environnement au niveau du ministère des Ressources en eau, Nora Frioui. S’étant exprimée lors d’un atelier portant sur l’assainissement et la valorisation des boues organisé en marge de la 15e édition du Salon international des équipements, des technologies, des services de l’eau et de environnement (SIEE Pollutec 2019), cette responsable a déclaré que « Ces boues sont actuellement utilisées et elles sont offertes ». « Il est nécessaire pour une plus ample utilisation d’instaurer une réglementation adaptée », a encore ajouté cette responsable à l’APS en marge de la rencontre, notant que ces boues utilisées, et dont le coût est important à la production, sont offertes gratuitement aux agriculteurs à l’instar des eaux épurées. « Aujourd’hui nous avons une norme qui nous permet de valoriser les eaux épurées dans l’agriculture, mais il est actuellement non possible d’en tirer profit vu que cette eau c’est considérée comme un déchet », a expliqué Mme Frioui. Selon elle, au vu des sommes financières importantes investis dans le traitement des eaux usées et l’extraction des boues et les rendre utilisables dans les cultures agricoles, « nous voudrions bien que celles-ci soient vendues à des investisseurs privés -pour ce qui est des boues-, et ce pour pourvoir rentabiliser et réinjecter ces financements dans cette industrie, surtout que le tarif de l’eau est subventionné l’Etat ». Lire aussi : Ressources en eau : des charges de 400 milliards DA pour lancer des appels d’offre Les boues, un fertilisant produit en même temps que les eaux épurées A l’arrivée des eaux usées et des eaux pluviales brutes vers les stations d’épuration, elles sont d’abord débarrassées des déchets solides tels le sable, le plastique et les différentes matières solides et débris emmenés par le torrent, mais aussi, des huiles et matières grasses qui peuvent causer un effet d’imperméabilité (filme) avant de passer à l’étape de traitement biologique, a expliqué Mme Frioui. Apres cette première étape de prétraitement, survient ensuite l’étape du traitement de l’eau dans un bassin biologique où intervient l’oxygénation de cette eau, une oxygénation qui permet alors aux bactérie présentes dans l’eau de consommer les produits polluant qui y sont contenus. Ce sont ces bactéries-là qui au fil du processus évoluent et se prolifèrent que l’on appelle les boues, car ce sont des matières organiques mélangées à du phosphore et de l’azote, des matières « excellentes comme engrais pour les cultures agricoles ». Ces boues récupérées alors et débarrassées de l’eau à travers notamment une déshydratation mécanique et est fin prête à être utilisée dans l’agriculture.    Dans une vision qu’elle définie comme « maximaliste », Mme Frioui explique que le département ministériel des Ressources en eau ambitionne une réutilisation intégrale des eaux usées épurées et des boues produites dans le pays à l’horizon 2030, pour le bien de l’agriculture et de la nature, en « redonnant vie à l’eau ». Lire aussi : Environnement: signature d’un protocole d’accord pour la valorisation énergétique des déchets Et d’ajouter: « actuellement 60 millions de m3 d’eaux usées épurées sont […]

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