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Le capital immatériel mondial des produits industriels à 5.900 milliards de dollars

novembre 23, 2017

ALGER- La valeur du capital immatériel dans les articles manufacturés a été estimée à 5.900 milliards de dollars en 2014, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) publiés sur son site web. Ce chiffre montre que le capital immatériel (image de marque, dessins et modèles ou la technologie) contribue à près d’un tiers de la valeur des produits manufacturés dans le monde et deux fois plus que les bâtiments, les machines ou d’autres formes de capital matériel, estime cette institution onusienne basée à Genève.  Le capital immatériel établit de plus en plus l’avenir des entreprises. Il est important pour l’attrait et la fonctionnalité des produits et impacte leur succès sur le marché, souligne le Directeur général de l’OMPI, Francis Gurry. La propriété intellectuelle est utilisée par les entreprises pour maintenir leur avantage lié à ce capital.  Selon le rapport de l’OMPI, celui-ci a constitué en moyenne 30,4% de la valeur totale des marchandises vendues sur une quinzaine d’années. Cette part est restée stable depuis dix ans à 31,9%. Les revenus ont ainsi avancé de 75%.  Parmi ce capital immatériel, près de 50% des rentrées viennent des produits alimentaires, des véhicules à moteur et des textiles. Par ailleurs, le rapport montre que c’est dans le secteur des panneaux solaires que l’innovation technologique a suscité de profonds changements.  Les panneaux solaires, qui étaient des produits hautement spécialisés, sont devenus des produits à faible coût, ce qui exerce une pression sur les producteurs.  Selon les estimations, les prix ont chuté d’environ 80% entre 2008 et 2015. En particulier, les entreprises ont réduit leurs coûts de production grâce à des investissements dans des moyens de production plus performants, aux économies réalisées au moyen d’innovations portant sur des processus complémentaires et à une production à grande échelle.   =Hausse de la part de marché de la Chine sur les panneaux solaires=   Les fabricants chinois ont progressivement augmenté leur part de marché, exerçant ainsi une pression concurrentielle sur de nombreux fabricants traditionnels de systèmes photovoltaïques établis aux Etats Unis Ou en Europe, et sur des sociétés établies en Chine, ce qui a entraîné faillites et acquisitions.  En Chine, l’activité de dépôt de brevets continue à se développer dans ce secteur, notamment avec l’apparition de nouvelles sociétés. pourtant, la proportion de demandes de brevet chinoises déposées dans d’autres pays pour des panneaux solaires reste inférieure à 2%.   =Les smartphones accaparent 35% des premiers dépôts de brevets dans le monde=   Sur les smartphones, plus de 40% du prix de vente revient à Apple sur ses produits. Huawei et Samsung enregistrent eux aussi une marge importante sur leurs modèles de smartphones haut de gamme, malgré des prix à la consommation et des volumes de ventes inférieurs.  Selon l’OMPI, jusqu’à 35% des premiers dépôts de brevets dans le monde sont liés à ce type de marchandises. Les graphiques pour les applications mobiles contribuent également largement. Autre exemple, la technologie est aussi élevée pour le café. Dans ce secteur, l’innovation est même plus importante que les activités touchant de près les consommateurs. En raison des changements d’habitude de la clientèle, les revenus des producteurs ont […]

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CNUCED: le progrès des pays les moins avancés passe par l’accès à des services énergétiques modernes

novembre 23, 2017

ALGER – Une étude de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) souligne qu’il est indispensable de développer l’accès à des sources énergétiques modernes adéquates, abordables et fiables pour permettre aux pays les plus pauvres du monde de se libérer du piège de la pauvreté, indique cette organisation sur son site web. Les 47 pays les moins avancés (PMA) sont en train de prendre un retard considérable par rapport au reste du monde en développement pour ce qui est de l’accès des ménages et des entreprises à l’énergie. Malgré les progrès importants qu’ils ont réalisés ces dernières années, ces pays devraient augmenter leur taux d’électrification de 350% par an pour atteindre l’objectif mondial de l’accès universel à l’énergie d’ici à 2030. La réalisation de l’objectif du développement durable n’est pas seulement une question de satisfaction des besoins énergétiques de base des ménages, a déclaré le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi, lors de la  publication du rapport à Genève. Pour que l’électrification ait un effet véritablement transformateur sur les économies des PMA, elle doit reposer sur des services d’approvisionnement en énergie modernes qui stimulent la productivité et la production de biens et de services, a-t-il-ajouté. M. Kituyi a souligné que l’utilisation productive de l’énergie est le facteur qui transforme l’accès à cette énergie en développement économique et qui garantit la viabilité économique des investissements d’infrastructure correspondants. Mais, pour parvenir à ce résultat, il faut aller au-delà de la satisfaction des besoins des ménages et donner un accès qui soit transformateur, c’est-à-dire qui réponde aux besoins des producteurs en leur offrant un approvisionnement énergétique adéquat, fiable et abordable, le même responsable a poursuivi. Cette relation à deux sens entre l’utilisation productive de l’énergie et le développement économique est très faible dans les PMA. Plus de 40% des entreprises sont freinées dans leur activité de production par un approvisionnement en électricité inadéquat, peu fiable et trop coûteux. Chaque mois, les entreprises subissent en moyenne 10 coupures de courant d’une durée approximative de cinq heures chacune, qui leur coûtent environs 7% de leur chiffre d’affaires. Comparant à d’autres pays en développement, 10% de la population en moyenne n’ont pas l’accès à l’électricité, ce taux reste supérieur à 60% dans les PMA. En outre, la capacité de la production d’électricité par habitant des PMA ne représente que 8% de celle des autres pays en développement, et à peine 2% de celle des pays les plus riches. D’autres part, la CNUCED souligne que doter les PMA de l’accès universel à l’énergie moderne d’ici 2030 devrait leur en coûter entre 12 milliards de dollars et 40 milliards de dollars par an. Or, pour que l’énergie devienne un vecteur de transformation, les dépenses seront encore plus supérieures. Le montant total de l’aide publique au développement affectée au secteur énergétique s’élève à seulement 3 milliards de dollars par an. De plus, la plupart des PMA n’ont que peu de ressources intérieures à consacrer aux investissements publics et doivent limiter leurs emprunts pour éviter le surendettement. L’agence onusienne estime qu’il est grand temps pour les donateurs d’honorer leurs engagements en matière d’aide. Dans […]

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 Yousfi évoque le développement du partenariat industriel avec les ambassadeurs tunisien et portugais

novembre 23, 2017

ALGER- Le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi a reçu mercredi à Alger, les ambassadeurs respectivement de Tunisie, Nacer Al Said et du Portugal Carlos Oliveira avec lesquels il a évoqué le développement de la coopération et le partenariat industriel et minier, a indiqué le ministère dans un communiqué. Lors de l’entretien avec l’ambassadeur tunisien, M. Nacer Al Said, les deux parties ont passé en revue l’état de la coopération bilatérale dans les domaines de l’industrie et des mines  dans la perspective de la tenue de la prochaine réunion du comité de suivi et d’évaluation de la coopération industrielle algéro-tunisienne. Tout en se félicitant du niveau actuel de la coopération bilatérale qui traduit la volonté des hautes autorités des deux pays, les deux parties ont souligné « l’importance de renforcer le partenariat entre les entreprises algériennes et tunisiennes notamment dans le secteur de la sous-traitance  mécanique et l’encouragement des projets d’investissement dans les zones industrielles situées dans les wilayas frontalières en particulier les projets portés par les petites et moyennes entreprises (PME) des deux pays » a précisé la même source. Par ailleurs, les discussions avec l’ambassadeur du Portugal ,M. Carlos Oliveira ont porté sur l’état de la coopération dans les secteurs de l’industrie et des mines à la lumière des conclusions de la dernières réunion du groupe de travail conjoint de coopération économique. A cet effet, les deux parties ont examiné « les moyens permettant d’ouvrir de nouvelles perspectives de partenariat entre les entreprises des deux pays » dans les différentes branches industrielles. Dans ce sillage, les aspects relatifs à la formation ont également été abordés, a conclu le communiqué.

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Autoroute Est-Ouest: approbation d’un marché gré à gré simple pour le tronçon de Dréan

novembre 22, 2017

ALGER – Le Président de la république, Abdelaziz Bouteflika, a approuvé la conclusion d’un marché gré à gré simple entre l’Agence algérienne des autoroutes (AAA) et la société chinoise CITIC pour la finalisation du dernier segment de 84 km de l’autoroute Est-Ouest entre la localité de Dréan (wilaya d’El Tarf) et la frontière avec la Tunisie, a indiqué mercredi le communiqué du Conseil des ministres. Dans ce cadre, M. Bouteflika a instruit le gouvernement pour que la réalisation du tronçon se concrétise dans les meilleurs délais, précise le communiqué. Pour rappel, le coup d’envoi des travaux de ce tronçon, à l’arrêt depuis 2012, a été lancé il y a une semaine. Lire aussi: Autoroute Est-Ouest: le dernier tronçon livré au début de l’année 2019 Selon le ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaalane, le parachèvement de ce chantier, traversant huit communes d’El Tarf, dont le Lac des oiseaux, Besbes et Ain Lassel, interviendra au début de l’année 2019, et a nécessité la mobilisation d’un investissement public de l’ordre de 84 milliards de dinars. Ce chantier devra générer 6.000 postes d’emplois directs et indirects dans diverses disciplines des travaux publics, et permettra d’insuffler une nouvelle dynamique à la région et fera d’El Tarf une région de transit par  excellence.

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Approbation d’un avenant à un contrat entre Sonatrach et des compagnies étrangères

novembre 22, 2017

ALGER – Un décret présidentiel portant approbation d’un avenant à un contrat liant Sonatrach et Alnaft à trois sociétés énergétiques étrangères a été adopté mercredi par le Conseil des ministres réuni sous la présidence du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Ce contrat avait été signé le 17 janvier 2010 entre Alnaft, Sonatrach et les sociétés Enel (Italie), Repsol (Espagne) et GDF Suez (France) pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures sur le périmètre dénommé « sud-est Illizi, blocs 232 et 241.a » Lire aussi: Sonatrach présente son potentiel d’investissement à Washington L’avenant en l’objet consiste au transfert à titre gracieux au profit de Sonatrach des parts détenues par les sociétés étrangères Enel et GDF Suez sur ce champ du sud-est Illizi. En vertu de cet avenant, Sonatrach détiendra 64,5% des parts sur ce champ alors que la société espagnole Repsol en possédera 35,5%.

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Bouteflika instruit le gouvernement d’assurer le paiement des créances des entreprises

novembre 22, 2017

ALGER – Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a appelé mercredi le gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour honorer les créances détenues par les entreprises sur l’Etat. « Le Chef de l’Etat a instruit le gouvernement de prendre les dispositions appropriées pour assurer, sans délai, le paiement des créances détenues par des entreprises publiques, privées et étrangères ayant fourni à l’Etat des  prestations en biens ou en réalisations », indique un communiqué du Conseil des ministres. Pour rappel, le projet de Loi des finances de 2018, qui sera soumis, la semaine prochaine, au vote de l’Assemblée populaire nationale (APN), prévoit dans son  budget d’équipement une provision de 400 milliards DA pour le remboursement des entreprises algériennes et étrangères qui détiennent des créances sur l’Etat et ses démembrements. A ce propos, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avait considéré que cette mesure était salutaire pour les entrepreneurs, d’autant que les pouvoirs publics ont prolongé les délais de réalisation en vue d’accorder  davantage de temps aux entrepreneurs qui subissent des pressions financières. Pour sa part, le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la ville, Abelwahid Temmar, avait affirmé, il y a quelques mois, lors d’une réunion avec les représentants des organisations d’entrepreneurs, qu’un travail était en cours pour améliorer le cadre organisationnel relatif au paiement des créances des entrepreneurs pour éviter les retards, ajoutant que des instructions ont été données dans ce contexte à la Caisse nationale du logement (CNL). Dans le secteur de l’habitat, le gouvernement avait annoncé en mai dernier que près de 60 milliards de dinars seraient payés au titres des redevances dues aux maîtres d’oeuvre en charge des projets de réalisation de  logements. Ainsi, la CNL avait débloqué 74,6 milliards de dinars au profit des entrepreneurs et maitres d’oeuvre chargés de la réalisation des projets de logement dans les formules Location-vente (AADL) et logements publics locatifs (LPL-social). Un montant de 14,78 milliards de dinars avait été débloqué au profit des maitres d’oeuvre chargés de la réalisation de logements AADL et 59,82 milliards de dinars au profit des maitres d’oeuvre chargés de la  réalisation des projets de logements LPL (social). Ce secteur bénéficie d’une allocation budgétaire jusqu’à la fin de l’année 2017 d’une valeur de 125 milliards DA. A cela s’ajoute à l’enveloppe financière consommée durant le premier semestre 2017 estimée à plus de 241 milliards de DA. La loi des finances de 2018 prévoit un budget d’équipement pour le secteur de l’habitat de 141,9 milliards de dinars, et ce, outre un montant de 78,41 milliards de dinars au titre du compte d’affectation spéciale.

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Protection du consommateur et répression des fraudes : Nouvelles mesures prises

novembre 22, 2017

ALGER – Le Conseil des ministres, réuni mercredi sous la présidence du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adopté un projet de loi portant amendement de la loi de 2009 relative à la protection du consommateur et à la répression des fraudes. Présenté par  le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, ce projet législatif vise à palier aux insuffisances de la loi en vigueur apparues après une dizaine d’années de sa mise en oeuvre. Ainsi, il est proposé d’enrichir la loi de 2009 notamment en matière de spécifications de conformité, de modalités du service après-vente et de mesures conservatoires pour des produits suspectés de contrefaçon. Les nouvelles dispositions de ce projet de loi portent également sur la clarification du régime de l’admission temporaire notamment au niveau des établissements spécialisés et des zones sous douanes, et l’adaptation du  régime de sanctions prévues pour la protection des consommateurs et la répression des fraudes. Pour rappel, le Plan d’action du gouvernement prévoit d’intensifier les actions de contrôle afin d’instaurer la transparence et de lutter contre les pratiques commerciales déloyales. Ainsi, des actions d’encouragement et de facilitation sont menées en vue d’insérer le secteur informel dans l’espace formel, afin d’établir une plus grande transparence dans l’activité économique et commerciale. En matière de régulation du marché, le gouvernement compte poursuivre ses efforts à travers le développement du circuit de la grande distribution et des infrastructures commerciales et la poursuite des opérations d’éradication des marchés informels. C’est dans ce sens que le ministère de l`Intérieur et des collectivités locales avait lancé en août 2012, en collaboration avec le ministère du Commerce, une large opération d`éradication des marchés informels. Ainsi, une enveloppe de 12 milliards de DA a été dédiée à la réalisation de 784 marchés de proximité relevant du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales. Dans ce sillage, le gouvernement prévoit aussi d’achever le programme de réalisation de huit (8) marchés de gros de fruits et légumes à vocation nationale et régionale et d’encourager le secteur privé à participer à la réalisation de cette catégorie de marchés. Cependant, le nombre de marchés informels qui restent encore à éradiquer est de plus de 400 sur les 1.453 marchés recensés en 2012, alors que le nombre de marchés informels réapparus après leur éradication est de plus de 200. Sur les 50.677 intervenants informels qui activaient dans ces marchés, plus de 21.000 ont été réinsérés dans le circuit commercial légal, soit 42%. En parallèle, de nombreuses mesures destinées à la résorption de ce commerce illégal ont été prises dont la réalisation de centaines de projets de marchés de proximité et de marchés couverts. Sur les 784 marchés de proximité prévus, plus de 600 ont été réceptionnés tandis que vingt (20) ont été annulés. Concernant le programme de réalisation de 291 marchés couverts, initié par le ministère du Commerce pour un montant de dix (10) milliards de DA, seulement 20 ont été réceptionnés alors que sept (7) ont été annulés. Par ailleurs, pour ce qui est des pratiques commerciales déloyales, rien qu’en 2016, le chiffre d`affaires dissimulé de transactions commerciales sans factures, mises au jour par les services de […]

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Conseil des ministres: adoption d’un projet de loi sur les activités commerciales

novembre 22, 2017

ALGER – Un projet de loi modifiant et complétant la loi de 2004 relative aux conditions d’exercice des activités commerciales a été adopté par le Conseil des ministres réuni mercredi sous la présidence du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Cette révision a pour but de promouvoir la modernisation de la gestion des activités commerciales ainsi que leur régulation de manière plus efficace au profit des consommateurs. Présenté par le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, ce texte propose d’abord un ancrage juridique à l’avènement du portail électronique au niveau de l’administration du commerce, avec le concours des services de la justice. Ce portail, accompagné de l’utilisation de la signature électronique en la matière, permettra l’accomplissement par voie électronique de nombreuses procédures relatives à la création des entreprises. En outre, ce projet de loi introduit un assouplissement procédural au profit des candidats à l’exercice d’une activité ou d’une profession réglementée. Ce faisant, la délivrance du registre du commerce se fera préalablement à l’obtention des différentes autorisations requises auprès des autres administrations compétentes. Lire aussi: Baisse de l’activité commerciale au 2ème trimestre 2017 (ONS) D’autre part, cette révision de la loi en vigueur permettra d’améliorer le service commercial au profit du consommateur, notamment en relation avec les fermetures annuelles des entreprises pour raison technique ou pour  congé annuel, question pour laquelle sont prévues des obligations et, le cas échéant, des sanctions pour défaut de permanence et de garantie de continuité du service. Après l’approbation de ce texte et celui relatif à la protection du consommateur et à la répression des fraudes lors de ce Conseil des ministres, M. Bouteflika a invité l’administration chargée du commerce ainsi que les autorités locales et les services de sécurité à unir leurs efforts dans la lutte contre toutes les formes des fraudes économiques et commerciales qui portent atteinte non seulement à la santé et au pouvoir d’achat des consommateurs mais aussi à l’épanouissement d’une activité économique saine, respectueuse des lois et des règles de la concurrence loyale. Le Chef de l’Etat a également demandé à la justice d’accompagner la lutte contre les fraudes économiques et commerciales par « une application rigoureuse et dissuasive de la loi ». Par ailleurs, le Président de la République a salué l’avancée dans la modernisation des procédures de l’administration du commerce et a pris note également du lancement par le gouvernement d’un chantier pour  l’accélération de la numérisation et de la modernisation du service public. Dans ce sens, le président Bouteflika a instruit le gouvernement de conduire cette action avec dynamisme et harmonie pour en faire bénéficier pleinement les citoyens, ainsi que le fonctionnement des services de l’Etat  dans une plus grande célérité et une transparence accrue. Pour rappel, un projet de loi relatif au commerce électronique avait été adopté en octobre dernier par un Conseil des ministres. Ce texte vise à donner une assise légale à cette activité, qui est déjà apparue en Algérie, et à instaurer autour de cette activité un climat de confiance propre à son extension. Concernant le registre du commerce électronique (RCE), il a été mis en place en mars 2014. Le nombre global des opérateurs détenteurs du RCE […]

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Les jeunes et le marché du travail : adoption d’un avant-projet de loi

novembre 22, 2017

ALGER – L’avant-projet de loi relative à l’apprentissage, adopté mercredi lors d’un Conseil des ministres, présidé par Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a pour objectif principal de refondre et d’adapter le système de formation professionnelle aux les besoins de l’économie nationale et de faciliter l’insertion des jeunes  demandeurs d’emploi dans le monde du travail. L’Algérie possède un dispositif de formation et d’enseignement professionnels en mesure de prendre en charge 600.000 stagiaires chaque année, souligne le communiqué du Conseil des ministres, précisant que ce dispositif est notamment encadré par une législation qui a déjà subi plusieurs amendements, et qu’il s’avère utile de refondre totalement en tenant compte de la Constitution révisée qui dispose que l’Etat oeuvre à a promotion de l’apprentissage, orientation déjà prise en charge dans le programme du secteur pour la période en cours. Le projet de loi qui accorde une place centrale à l’apprentissage propose une démarche qui s’adapte aux besoins de l’économie nationale et qui associe largement les entreprises et les employeurs. Ainsi, il est prévu l’implication des employeurs dans la définition des besoins en matière de formation et d’apprentissage, ainsi que l’ouverture de toutes les entreprises présentes dans le pays, à l’accueil des apprentis. L’encadrement de l’apprentissage sera assuré par les pouvoirs publics, y compris avec la création d’un corps d’inspecteurs dédiés. Lire aussi: Formation professionnelle: une nouvelle stratégie orientée vers l’économie alternative aux hydrocarbures Le projet de loi prévoit également des encouragements aux apprentis à travers le versement d’un présalaire et la garantie de leurs droits sur les brevets de leurs inventions éventuelles. Enfin, un dispositif de conciliation est prévu pour statuer sur les éventuels litiges lors de l’exécution des contrats d’apprentissage. Intervenant à l’issue de l’approbation de ce projet de loi, Monsieur le président de la République en a salué l’avènement, et appelé l’ensemble des secteurs d’activités et notamment les opérateurs économiques, à s’associer  pour la promotion d’une formation et d’un apprentissage professionnels de plus en plus performants, au service d’une économie nationale plus compétitive. Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, avait indiqué à maintes reprises que l’apprentissage demeure un « objectif capital » pour le système national de la formation professionnelle  dans la mesure où il est considéré le mieux adapté aux les besoins de l’économie nationale en matière de main oeuvre qualifiée, à même de faciliter l’insertion des jeunes demandeurs d’emploi dans le monde du travail, notamment les diplômés du secteur, d’où la nécessité, selon le ministre, d’accorder plus importance à l’apprentissage. Dans ce contexte, il avait qualifié l’apprentissage de « socle » sur lequel est basée l’ouverture de la formation d’une manière plus large sur l’économie nationale et ce, par l’élargissement et le renforcement du partenariat avec les différents secteurs d’activités, l’objectif étant d’identifier les spécialités et les programmes de formation adaptés aux besoins du développement économique et social. Evoquant les spécificités de l’apprentissage, le ministre avait mis l’accent sur ce mode de formation, dispensé à hauteur de 80% au sein des entreprises économiques et à 20 % dans les établissements de formation, faisant remarquer que cette formule a été prônée dans plusieurs pays développés. Lire aussi: Mebarki: une loi pour […]

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La stratégie d’innovation industrielle fin prête en début 2018

novembre 21, 2017

ALGER – La stratégie d’innovation industrielle du ministère de l’industrie et des mines sera fin prête en janvier 2018, a indiqué, mardi à Alger, Hocine Bendiff, Chef du projet de jumelage institutionnel entre l’Algérie et un consortium de l’Union européenne portant sur l’Appui à ce ministère dans sa stratégie d’innovation industrielle. En marge d’un séminaire portant sur la veille stratégique dans le cadre du Programme d’appui à la mise en oeuvre de l’Accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne (P3A), M. Bendiff a indiqué à la presse que le projet de cette stratégie d’innovation industrielle serait le premier résultat attendu du projet du jumelage institutionnel entre l’Algérie et un consortium européen (France-Espagne-Finlande). Ce projet, le premier en Algérie, sera un « grand indicateur » pour le ministère devant lui permettre d’évaluer et de concevoir l’innovation au sein des entreprises, a-t-il expliqué. Pour rappel, le programme de jumelage institutionnel entre l’Algérie et ce consortium européen, d’une durée de 24 mois (2016-2018), portant sur l’appui au ministère de l’Industrie et des mines dans sa stratégie d’innovation industrielle, s’inscrit dans le cadre du P3A. Ce consortium entend apporter l’expérience des trois pays qui le composent, dans l’objectif d’appuyer ce ministère dans la définition et la mise en oeuvre d’une stratégie de promotion de l’innovation industrielle à  travers le renforcement du système national de l’innovation et le développement de sa bonne gouvernance. Lire aussi: Industrie: baisse de l’activité dans le secteur public et hausse dans le privé Le déploiement de compétences en veille stratégique et intelligence économique territoriale auprès de l’ensemble des structures d’appui à l’innovation des entreprises (ministère de l’Industrie et organismes  d’accompagnement) et des entreprises elles-mêmes, figure parmi les objectifs prioritaires de ce jumelage. La veille stratégique et l’intelligence économique sont des enjeux forts pour l’amélioration du climat des affaires, le développement des entreprises et le renforcement de leur compétitivité à l’international, explique-t-on. D’un montant de 1,45 million d’euros, ce programme de jumelage prévoit également de renforcer les structures d’appui à l’innovation des PME et la structuration de pôles de compétitivité comme outils de développement  économique territorial. Le projet permettra également de réaliser des études, notes et analyses stratégiques conformes aux standards  internationaux. Son déploiement s’inscrit dans le cadre des priorités de l’Etat et de toutes les parties prenantes pour la stimulation d’une véritable dynamique territoriale conformément au programme du gouvernement. A ce propos, le chef de projet de ce consortium européen, Françoise Roure, a expliqué que ce jumelage permettrait de renforcer les capacités du ministère de l’Industrie et des mines en matière de veille stratégique à  travers l’évaluation du cadre règlementaire existant, la formulation de propositions d’évolution centrées sur les besoins et les priorités dans le domaine de l’innovation industrielle stratégique, moteur d’une diversification économique compétitive. Pour sa part, Mustapha Bouroubi, professeur à l’Institut supérieur de gestion et de planification (ISGP), a axé son intervention sur la vulgarisation de certains concepts telles que l’intelligence économique et la veille stratégique. Lire aussi: Nette concentration des investissements dans le secteur industriel sur les 9 premiers mois Il a ainsi expliqué que l’intelligence économique est l’ensemble d’actions coordonnées, à savoir la production de l’information, la protection de l’information […]

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