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L’économie nationale continue à se développer mais nécessite encore des réformes

février 28, 2019

ALGER – Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a affirmé jeudi à Alger, que l’économie nationale a continué, en dépit des difficultés financières, à se développer mais nécessitait encore « un redressement et des réformes ». « Le processus de développement dans le pays ne s’est pas arrêté, en dépit du recul des cours de pétrole de 110 USD en 2014 à 30 USD en 2016 (…), mais nous ne sommes pas ici pour dire que nous avons atteint la perfection. Nous avons encore besoin de réformes et de redressement des certains aspects en économie » a indiqué M. Ouyahia en réponse aux préoccupations des membres de l’Assemblés populaire nationale (APN) dans le cadre du débat de la Déclaration de politique générale. A ce propos, il a estimé que la diversification économique a franchi de grands ces dernières années, précisant que le secteur des hydrocarbures ne représentait que 19,1% du PIB de l’année 2017 contre 27% pour le secteur tertiaire, 12% pour celui du BTP et 6% pour l’industrie. Cependant, a-t-il dit, ces niveau demeurent « insuffisants » ce qui requiert l’augmentation du taux de couverture des besoins du marché local par le produit national, soulignant l’importance des mesures relatives au droit additionnel provisoire de sauvegarde applicable aux importations de marchandises. Par ailleurs, M. Ouyahia a relevé que le secteur du Tourisme connaissait une relance mais nécessitait « davantage de développement » pour la réalisation des objectifs escomptés. Selon les chiffres avancés par le Premier ministre, le nombre des établissements activant dans ce secteur est estimé à 1.300 d’une capacité globale de 115.000 lits. Ce parc, a-t-il ajouté, sera renforcés par 809 établissements en cours de réalisation d’une capacité de 103.000 lits, outre 1.037 autres projets (145.000 lits), dont les dossiers ont été approuvés. Evoquant la réhabilitation de 119 zones d’extension touristique (ZET) dans plusieurs wilayas, dont celles de l’extrême sud, M. Ouyahia a fait savoir que la réception de ces projets, dont la gestion sera décentralisée, est prévue avant fin 2020. Lire aussi : Baisse sensible du taux de chômage en Algérie en dessous de 10%  Le secteur économique public a bénéficié de 1.1000 mds de Da depuis 2011 Concernant la situation du secteur économique public, le Premier ministre a rappelé que les entreprises de ce secteur avaient bénéficié, depuis 2011, de crédits de réhabilitation s’élevant à 1.100 mds DA, ce qui confirme, a-t-il dit, qu’elles « ne sont nullement marginalisées par le Gouvernement comme le prétendent certains ». Dans ce cadre, il a précisé que le Complexe d’El Hadja (Annaba) a bénéficié, en 2018, d’un rééchelonnement de 122 Mds de Da de dettes, en sus de crédits à long terme de l’ordre de 23 mds de Da accordés par le Fonds national d’investissement (FNI) « en attendant la concrétisation effective du partenariat avec le groupe étranger ». Le secteur privé, a bénéficié, quant à lui, de 4.200 mds Da sous forme de crédits bancaires subventionnés par l’Etat, dont 900 mds de Da en microcrédits. Ces chiffres confirment, a déclaré M. Ouyahia, « qu’il n’existe aucun monopole de crédits bancaires en faveur d’une partie au détriment d’une autre ». Abordant les efforts consentis en matière de lutte contre la fraude, le Premier ministre a affirmé […]

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Baisse sensible du taux de chômage en Algérie en dessous de 10 % 

février 28, 2019

CONSTANTINE- L’Algérie a enregistré l’année passée une baisse « sensible » du taux de chômage en dessous de 10 %, selon des statistiques établies par des organisations arabes et internationales, a indiqué, mercredi à Constantine, le conseiller du directeur général de l’Organisation arabe du travail (OAT), Mohamed Chérif. Lors d’une rencontre avec la presse, en marge de l’ouverture d’un atelier national de deux jours sur « le rôle des organisations patronales dans la réalisation des objectifs de développement durable », le même responsable a souligné que l’Algérie a enregistré un taux de chômage de plus de 14%, selon les études élaborées au cours des 10 dernières années estimant que l’Algérie est « l’un des pays arabes qui empruntent la bonne voie dans ce domaine ». Il a affirmé s’attendre à « une plus grande baisse » du chômage au regard de la stabilité qui prévaut sur les plans économiques et sociales, appelant à transmettre les expériences de l’Algérie aux autres pays arabes. Lire aussi: La lutte contre le chômage : la nécessité de l’implication des acteurs locaux soulignée M.Chérif a relevé que l’OAT s’intéresse à l’emploi et au chômage dans la région arabe, estimant qu’actuellement, le chômage est lié à des « évènements politiques » dans certains pays arabes dont l’Irak, le Yémen, la Syrie, la Libye et la Tunisie. Il a également souligné que des milliers de licenciements ont été opérés dans la zone arabe qui accueillait par le passé les travailleurs pour la disponibilité des postes d’emploi. Le taux de chômage a cru à hauteur de 18 % dans la zone arabe qui compte désormais des travailleurs légaux et d’autres activant dans l’informel, a ajouté le même intervenant qui a soulevé la problématique de recensement, évoquant les rapports d’organisations internationales dont celle de l’émigration internationale. Le même conseiller a estimé également à 3,7 % le taux de croissance économique arabe et à 5 millions le nombre de chômeurs annuellement enregistrés dans la région arabe. Il a en outre relevé que les 10 prochaines années verront le nombre de chômeurs dans la région arabe passer à 50 millions, constituant un défi pour la société arabe sur les plans économique et sécuritaire.  

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Salon de l’agriculture de Paris: des opérateurs algériens explorent le marché extérieur

février 27, 2019

PARIS – La trentaine d’opérateurs économiques algériens du secteur de l’agroalimentaire, présents au Salon international de l’agriculture de Paris, ne manquent pas d’exprimer leur volonté d’accéder aux différents marchés internationaux exhibant à l’occasion de produits de haute qualité. « Ce salon est une occasion pour nos opérateurs économiques pour montrer la diversité et la qualité de nos produits, se mettre en liaison avec des opérateurs du marché international et s’informer des innovations dans les secteurs agricole et agroalimentaire », a expliqué à l’APS le chef de la délégation algérienne et secrétaire général du ministère du Commerce, Cherif Omari, soutenant que les autorités du pays veulent « assurer la qualité de la représentation » de l’Algérie dans ce genre de salon professionnel. Il est vrai que la participation de l’Algérie à ce salon, qui attire chaque année près de 700.000 visiteurs français et internationaux, professionnels et grand public, pour découvrir la richesse du monde agricole, était timide dans les précédentes éditions (2017 et 2018), après 25 ans d’absence, en dépit des efforts de Makhlouf Chalal, membre de la communauté algérienne organisateur de salons et de foires, qui tentait tant bien que mal à faire venir des opérateurs algériens. Mais cette année, le stand Algérie est bien agencé avec un espace de 350 m2 et la participation des opérateurs est bien étoffée par la présence des responsables de l’Algex (Agence nationale de promotion du commerce extérieur), de la Safex (Société algérienne des foires et expositions), qui prend en charge la participation des opérateurs à hauteur de 80%, et de Chambre nationale de l’agriculture (CNA). Lire aussi: L’Algérie a franchi d’importantes étapes pour assurer sa sécurité alimentaire Mercredi, les visiteurs, qui se sont déplacés au salon dans une journée parisienne ensoleillée, ont découvert les produits algériens qui tirent leur force qualitative du soleil et du climat du plus grand pays d’Afrique situé à deux heures de vol du continent européen. De la belle tomate, des variétés de pommes de terre, du poivron, piment, olives, figues, en passant par les dattes, les raisins, la mandarine et l’orange, les visiteurs ont pu constater que ces produits déclasseront aisément ceux qui sont vendus aux marchés européens. « L’Algérie dispose de produits de contre-saison qui peuvent facilement pénétrer les marchés internationaux », se vante le SG du ministère du Commerce. Reste, cependant, tout le travail en appoint et en soutien à ces produits, comme la labellisation, la certification et la logistique. Pour cela, a expliqué Cherif Omari, la dynamique est installée et un certain nombre d’opérations « sont menées dans ce sens », comme la mise sur pied d’un réseau de laboratoires (une cinquantaine) pour les équiper pour devenir des laboratoires de certification. La feuille de route pour la mise en place d’une chaîne d’exportations, approuvée par le gouvernement, prévoit également l’ouverture du fret aérien (cargo) au secteur privé, a-t-il ajouté.   Des produits engorgés de soleil à la conquête des marchés européens   Les responsables de la CNA ont saisi cette opportunité pour entamer des discussions avec les responsables de Rungis afin d’examiner avec eux les possibilités d’écoulement des produits algériens en France et dans d’autres pays européens. Comme des pourparlers ont été engagés avec […]

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Accord entre Sonelgaz et un groupe mauritanien pour des projets communs

février 27, 2019

ALGER – Un protocole d’accord entre Sonelgaz et le groupe mauritanien HB a été signé mercredi à Alger pour la réalisation conjointe de projets énergétiques et la commercialisation d’équipements électriques algériens en Mauritanie et d’autres pays africains. Ce document a été paraphé par le P-dg du groupe Sonelgaz, Mohamed Arkab, et celui de HB, Hamadi Bouchraya. A travers ce protocole d’accord, les deux groupes algérien et mauritanien confirment leur intention de réaliser un partenariat durable permettant à leurs filiales de prendre en charge, conjointement, sous forme de groupements ou de sous-traitance, des ouvrages de transport et de distribution d’électricité et du gaz en Mauritanie et dans d’autres pays d’Afrique. Il permettra aussi aux filiales du groupe Sonelgaz, qui activent dans la production industrielle, d’exporter leurs produits (équipements et matériels) vers la Mauritanie et d’autres pays du continent, selon les explications données lors de la cérémonie de signature. Le groupe Sonelgaz comprend, entre autres, trois (3) filiales de fabrication d’équipements et cinq (5) autres dédiées aux travaux. Le partenariat envisagé consiste en l’implantation du groupe Sonelgaz en Mauritanie à travers la création de plusieurs groupements d’entreprises avec les sociétés relevant du groupe mauritanien HB. Ces groupements de droit mauritanien assureront aussi le transfert de savoir-faire de Sonelgaz (formation, encadrement…). L’accord prévoit également d’assurer un stock minimum de sécurité des produits fabriqués par les filiales de Sonelgaz pour satisfaire la demande d’approvisionnement immédiat des clients futurs dans le cadre des exportations. Selon M. Arkab, le groupe Sonelgaz va offrir à la Mauritanie, dont le réseau électrique et gazier est actuellement en plein expansion, « une qualité supérieure et des prix compétitifs pour ses produits (câbles, accessoires, moteurs, pylônes…) et les projets réalisés en commun ». « Notre objectif est d’ouvrir des perspectives de partenariat à long terme, qui peuvent aller au-delà des frontières mauritaniennes en commençant par le Mali et le Sénégal », a indiqué le même responsable. Ce partenariat s’étendra également à l’étude, l’engineering, la gestion et l’exploitation des projets, a-t-il précisé. Pour sa part, le P-dg de HB a considéré qu’il s’agit d’un accord avec un partenaire (Sonelgaz) « solide » et un « allié » capable d’accompagner ce groupe mauritanien dans des projets de développement en Mauritanie et dans d’autres pays en Afrique. « Nous avons opté pour Sonelgaz parce que nous ne voulons pas d’opérateurs étrangers qui viennent vendre ou construire puis partir, mais plutôt des partenaires véritables qui nous transmettent leur expertise et savoir-faire », a soutenu M. Bouchraya. Il a appelé, par ailleurs, à réunir toutes les conditions nécessaires pour la réussite de ce partenariat notamment en matière de procédures administratives et bancaires. Présent à cette cérémonie, le président de la Chambre mauritanienne de commerce et d’industrie, Ahmed Baba El Aya, a souligné que la signature de ce document s’inscrit dans le cadre de la relance des relations économiques algéro-mauritaniennes, qui connaissent depuis 2018 un dynamisme inédit. « Nous voulons construire un partenariat fort avec un opérateur de renommée comme Sonelgaz qui fabrique une grande partie des intrants qu’il utilise dans ses projets », a-t-il avancé. Le groupe HB est un opérateur leader sur le marché mauritanien dans divers domaines notamment l’électricité industrielle, les travaux publics, la logistique […]

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Yousfi reçoit le président de la chambre de commerce de Mauritanie

février 27, 2019

ALGER – Le ministre de l’Industrie et des mines, Youcef Yousfi, a reçu mercredi à Alger, une délégation de la chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Mauritanie conduite par son président, Ahmed Baba Ould Eleye, avec laquelle il a examiné les voies et moyens de renforcer la coopération économiques, a indiqué un communiqué du ministère. A cette occasion, M. Yousfi a souligné la volonté de l’Algérie d’intensifier la coopération et les échanges économiques avec la Mauritanie, se félicitant du développement des relations économiques et commerciale entre les deux pays ces derniers temps. Evoquant les filières industrielles qui connaissent un développement en production, à l’instar des matériaux de construction, la sidérurgie, l’électronique et le textile, le ministre a rappelé les efforts du gouvernement pour l’encouragement et la promotion de l’exportation dans ces filières, et ce, dans le cadre des priorités de diversification de l’économie nationale. Il a également mis en exergue les efforts du gouvernement dans l’accompagnement des opérateurs économiques pour garantir des produits industriels de qualité à des prix concurrentiels avec le respect des engagements pris. Lire aussi: Yousfi évoque la coopération industrielle avec le président de la Chambre roumaine de commerce et d’industrie Pour sa part, le président de la chambre de commerce de Mauritanie a salué le niveau de coopération économique entre l’Algérie et son pays mettant en avant les axes essentiels pour faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays, notamment l’aspect administratif et bancaire ainsi que les infrastructures. Dans ce sillage, la délégation mauritanienne a exprimé sa volonté d’établir un partenariat économique « permanant » et « constant » avec l’Algérie à même de permettre graduellement la réalisation de sociétés industrielles de production, notamment dans les domaines de l’électronique et la céramique. Cette rencontre intervient en marge du forum d’affaires Algérie-Mauritanie, organisé dimanche dernier dans le cadre de la coopération entre la Chambre algérienne du commerce, de l’industrie et la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Mauritanie. Ce forum a vu la participation d’une délégation importante, d’hommes d’affaires mauritaniens et des opérateurs économiques des secteurs public et privé.

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Déclaration de politique générale: appel à accorder davantage d’importance aux projets de développement à travers les wilayas

février 27, 2019

ALGER – Plusieurs membres de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont appelé, mardi, lors du débat de la déclaration de politique générale du gouvernement, à accorder davantage d’importance aux projets de développement, afin de « consolider » le processus de réformes et s’affranchir de la dépendance aux hydrocarbures. Au deuxième jour des séances consacrées au débat de la déclaration de politique générale, les députés de la majorité parlementaire (FLN et RND) ont estimé que « la valorisation des efforts du Gouvernement implique la poursuite des réformes dans les domaines du développement local, la levée des entraves bureaucratiques et la lutte contre la corruption, dans le cadre de la loi et de l’indépendance de la justice ». Se disant convaincu par la déclaration de politique générale, le député Lezhar Chebili (RND) a affirmé que « c’est un bilan satisfaisant dans l’ensemble », citant le montant des crédits alloués aux plans communaux de développement (PCD), ayant augmenté de 60 Mds Da à 100 Mds Da. De son côté, le député Ahmed Menai de la même formation politique a plaidé pour « l’accélération » de la cadence des projets de développement au profit des régions frontalières, faisant référence au projet de transformation du phosphate d’El Aouinat, générant, a-t-il dit, des recettes estimées à 2 Mds USD/an et 12.000 postes d’emploi permanents, outre ses avantages sur les wilayas limitrophes de Tébessa. Lire aussi: Déclaration de politique générale: appel à remédier aux insuffisances d’ordre économique Les députés du FLN se sont dits favorables à « davantage de réformes en vue de s’affranchir de la dépendance aux hydrocarbures » et à « la révision du marché national local » dans le but de sa réorganisation et de la lutte contre la fraude. Pour sa part, le député Slimane Saadaoui (FLN) a évoqué « un choc financier » révélé dans la déclaration de politique générale, citant les indicateurs économiques annoncés par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, concernant les dettes liées à l’investissement (49,7%), la dette intérieure (36%), la production pétrolière (moins de 13% contre 10% de revenus seulement) et les réserves de change (138 Mds USD), ajoutant que « les échecs dans la gestion sont une vérité à dire en toute franchise et loin de toute offense à l’égard des responsables ». Les députés du RCD ont exprimé, de leur côté, plusieurs critiques au Premier ministre et aux membres de son gouvernement, qualifiant les chiffres avancés dans la déclaration d’ »incorrects » et ne reflétant pas la réalité. La député Fetta Sadat (FFS) a évoqué, quant à elle, « l’absence du principe de séparation des pouvoirs », alors que le député Hamdous Mohamed a abordé, pour sa part, « les restrictions aux libertés et l’exode des cerveaux vers l’étranger », outre « l’absence d’une politique réelle et saine à même de garantir la dignité aux citoyens ».

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Algérie-Danemark: appel à développer la coopération bilatérale dans le domaine des infrastructures logistiques

février 27, 2019

ALGER – Le ministre du Commerce, Said Djellab a affirmé, mardi à Alger, que l’Algérie a réalisé de grands acquis dans le domaine des infrastructures logistiques, appelant les opérateurs danois à tirer profit des opportunités de coopération et de partenariat disponibles en Algérie, dans ce domaine qui connaît actuellement une dynamique croissance d’année en année. « L’Algérie connaît une grande évolution dans le domaine des infrastructures et une diversification industrielle remarquable, particulièrement dans le domaine des industries alimentaires, la plasturgie et de l’électronique », a précisé M. Djellab lors d’un forum d’affaires algéro-danois, organisé par la Chambre Algérienne du Commerce et d’Industrie (CACI). Il a, à ce titre, appelé les opérateurs danois à développer la coopération dans le domaine des infrastructures et des services logistiques. Le ministre a mis l’accent sur la nécessité de la coopération et du partenariat dans le secteur de la logistique, étant un outil essentiel et un maillon décisif, à même d’impulser les exportations. L’Algérie, poursuit M. Djellab, réitère sa forte volonté de soutenir la coopération avec le Danemark, en vue de la concrétisation d’un partenariat économique et commercial mutuellement bénéfique, et ce, dans plusieurs domaines, a-t-il dit avant de relever que l’Algérie œuvrait à ce qu’elle s’érige en portail d’accès aux marchés d’Afrique, ce qui exige du pays, l’élargissement de ses plateformes logistiques. Lire aussi: Algérie/Danemark: Accord pour la production de traitements par immunothérapie allergénique Le climat de l’investissement en Algérie assure toutes les facilités, en vue d’asseoir une coopération bilatérale diversifiée et durable entre les deux pays, a-t-il enchaîné. L’ambassadrice du Danemark en Algérie, Mme Julie Elisabeth Pruzan-Jigensen, a indiqué, pour sa part, que le travail se poursuivait avec l’Algérie, en vue de donner une forte impulsion aux relations bilatérales dans de nombreux domaines commerciaux et économiques. L’organisation de tels forums économiques permet, sans doute, d’identifier les atouts et potentiels dont recèlent les deux pays, en vue d’examiner les opportunités de partenariat dans différents domaines, a précisé Pruzan-Jigensen. Par ailleurs, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de la wilaya de Tipasa, Djellal Serdani Maamar, a affirmé que l’Algérie ne ménagera aucun effort, notamment en ce qui a trait aux facilitations accordées aux investisseurs étrangers, faisant remarquer à cet égard, que la stabilité dont jouit l’Algérie demeure un puissant levier à même d’attirer les investisseurs de différents pays. Le même responsable a expliqué que le Danemark est considéré comme un partenaire privilégié pour l’Algérie, de par sa volonté exprimée à maintes reprises, en matière d’examen des opportunités de coopération et de partenariat avec l’Algérie, notamment dans les secteurs disposant de potentialités de complémentarité économique. Rehaussé par la présence de représentants d’entreprises danoises activant en Algérie, dans plusieurs domaines, tels que l’industrie pharmaceutique, l’industrie alimentaire et le transport maritime, ce forum algéro-danois a été une occasion pour ces acteurs économiques danois de discuter, avec leurs homologues algériens, des possibilités de renforcement du partenariat et de la coopération dans de nouveaux secteurs économiques.

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Déclaration de politique générale du gouvernement: la gestion du développement local critiquée par les députés

février 27, 2019

ALGER – Les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont poursuivi mardi les débats autour de la déclaration de politique générale du Gouvernement, lors d’une séance plénière présidée par Mouad Bouchareb, président de l’APN, où plusieurs intervenants ont souligné les lacunes enregistrées en matière de gestion du développement local qui a impacté négativement l’économie nationale. Dans ce contexte, la députée Fatiha Mosli du Rassemblement national démocratique (RND) a salué « les réalisations accomplies dans tous les domaines » présentées par le Premier-ministre, Ahmed Ouyahia, déplorant le fait que le développement local n’ait pas été adapté au développement économique du pays. « Les problèmes du développement local ont créé un fossé entre le Gouvernement et le peuple notamment dans les communes les plus éloignées », a-t-elle fait savoir. Pour sa part, Saida Azzoug du Front de libération nationale (FLN) a évoqué les problèmes du développement local dans la wilaya de Bejaia ayant mené à « une effervescence populaire », ajoutant « nous sommes arrivés à ce stade car l’ensemble des projets de développement sont gelés ». De son côté, la députée Fouzia Tahraoui Douma du Front démocratique libre (FDL), a imputé le retard de certaines communes en terme de développement « au caractère corrompu de certains élus locaux ». A son tour, le député du Front Moustakbal, Houcine Damen a fait état du retard du cadre réglementaire relatif à la révision des codes de la commune et de la wilaya susceptibles de renforcer la démocratie participative et de conférer aux communes davantage de prérogatives dans la gestion du développement ». Le député du FLN, Toufik Torch a appelé à davantage de décentralisation au niveau local alors que Mme. Fatiha Tarai (même formation) a soutenu que la décentralisation avait remarquablement réussi dans sa wilaya (Constantine). Le député Habri Nabi du MSP a estimé que la Déclaration de Politique générale du Gouvernement n’a pas porté ses fruits en matière de développement. « Nous avons dépensé des milliards de dollars et continuons à importer du lait et du blé, à geler les postes d’emploi, et à voir le Dinar dégringoler ». M. Said Zouar, de la même formation politique, a tenu a souligné « la détérioration du pouvoir d’achat des citoyens, du fait de l’inflation et de la planche à billets ». Pour sa part, la députée Nadia Chouitem (PT) a qualifié les chiffres présentés par la Déclaration de politique générale du Gouvernement de « falsifiés », considérant le contenu de la Déclaration comme une « tentative avortée de falsifier la vérité », dénonçant plus particulièrement la hausse du taux de chômage, la propagation de la migration clandestine, la fuite des cerveaux et l’augmentation du volume des impôts non recouvrés. Considérant la Déclaration de politique générale du Gouvernement comme étant une « pré-campagne électorale », Lakhdar Ben Khellaf de l’Alliance Nahdha-Adala-Bina, a relevé « des paradoxes flagrants entre les avertissements autrefois émis par le Gouvernement sur la crise de la conjoncture financière voire économique du pays, et les assurances présentées aujourd’hui devant l’assemblée ». . Certains députés intervenants ont évoqué la faible croissance hors hydrocarbures, à l’instar de Fathallah Chaabni (FLN) qui s’est interrogé sur « notre place vis-à-vis du slogan portant augmentation de l’exportation hors hydrocarbures ». Toutefois, les députés représentants des partis au Pouvoir ont mis en […]

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APN : avis mitigés autour de la déclaration de politique générale du gouvernement

février 26, 2019

  ALGER- Les avis des députés de l’Assemblée populaire nationale (APN), étaient mitigés, mardi à Alger, autour de la déclaration de politique générale, entre ceux qui se sont félicités de son contenu et d’autres qui l’ont critiqué, et ce lors d’une plénière présidée par M. Mouad Bouchareb, président de l’APN, en présence du Premier ministre, Ahmed Ouyahia et des membres du gouvernement. Dans le cadre de la poursuite du débat autour de la déclaration de politique générale du gouvernement, pour la 2ème journée consécutive, les députés ont évoqué la teneur de ladite déclaration tant au niveau de la forme que du fond. A ce propos, certains députés ont estimé que la déclaration « résume de grandes réalisations accomplies, renferme des indices positifs et une vision prospective prometteuse », tandis que d’autres l’ont qualifié de « campagne électorale anticipée au profit du candidat Abdelaziz Bouteflika ». Intervenant lors de la séance consacrée au débat, la députée Imen Arada du parti du Rassemblement national démocratique (RND), a indiqué que la Déclaration de politique générale a présenté en son volet économique,  » des indices positifs des réalisations enregistrées dans les différents secteurs et une vision stratégique élargie des paris de l’avenir », saluant  » les choix stratégiques du gouvernement, notamment en matière de mobilisation des ressources financières intérieures et le recours au financement non conventionnel, à même d’impulser le développement ». Le député Sid Ahmed Abeiri de même parti, a estimé, pour sa part, que ladite Déclaration « est intervenue dans des circonstances difficiles mais inévitables », relevant à ce propos, que les chiffres et les indices qu’elle contient, « témoignent » des efforts fournis par les gouvernements successifs à la faveur de l’impulsion du développement national, ajoutant que le document a évoqué le bilan des vingt (20) années et se veut  » un éclaircissement de l’opinion publique quant aux réalisations accomplies lors des deux dernières décennies et n’est pas une campagne électorale anticipée au profit du président de la République, comme le relayaient certains ». Dans ce même contexte, le député Elhocine Dellali du parti Tajamoua Amel El Djazair (TAJ), a salué les  » grandes réalisations économiques » accomplies depuis 1999, telles que les projets de développement, le paiement anticipé de la dette extérieure, ainsi que les évolutions qu’avait connues la production nationale industrielle et agricole. Saluant, de son côté, la teneur de la Déclaration de politique générale, la députée Hayet Benchouche de l’Alliance nationale républicaine (ANR), a appelé à la nécessité d’ » accélérer la relance des réformes et du parachèvement des politiques engagées par le gouvernement au profit de l’économie nationale, à travers le soutien à la production industrielle et agricole et la relance du Partenariat public-privé , drainer les investissements étrangers,  mobiliser les ressources financières intérieures, réformer le secteur financier et bancaire et lutter contre l’évasion fiscale ». Pour sa part, le député El Houari Tighersi du parti du Front de libération nationale (FLN) a appelé le gouvernement à « prendre en considération les revendications économiques du peuple, notamment celles des jeunes », fustigeant « l’échec de l’application des politiques directes » tels que le e-commerce, la réforme du système bancaire et la révision de la loi sur la monnaie et le crédit. Du même parti, le […]

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L’OCDE relève une « profonde » inégalité des chances en France

février 26, 2019

PARIS – L’Organisation pour la coopération et de développement économiques (OCDE) a relevé mardi une « profonde » inégalité des chances entre les catégories socio-professionnelles en France se reproduisant à travers le système éducatif et les générations. Dans une analyse écrite par Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE et Antoine Goujard, économiste principal, l’OCDE constate que si la redistribution par les impôts et les transferts sociaux est un « puissant » outil de réduction des inégalités de revenu, les inégalités d’opportunités sont « importantes », largement liées au système éducatif ». « Les disparités entre catégories socio-professionnelles et territoires s’ancrent dès le plus jeune âge et les désavantages d’un milieu socio-économique moins favorisé se poursuivent à l’école », a jouté l’analyse qui se base sur les enquêtes du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA). Pour l’OCDE, les divergences de niveau d’éducation conditionnent ensuite l’accès à l’emploi, « ce qui a des conséquences tout au long de la vie, notamment parce que le système de formation professionnelle ne permet pas de remédier à ces inégalités chez les moins qualifiés ». Selon l’Organisation basée à Paris, les récentes manifestations des « gilets jaunes » pourraient n’être qu’une variante des fractures territoriales et sociales potentiellement liées à un même phénomène de rejet de la mondialisation qui s’est retrouvé dans plusieurs pays de l’OCDE. Pour les auteurs de l’analyse, les raisons de ce mouvement « trouvent aussi leur racine dans une profonde inégalité des chances », soulignant qu’en France, il faut plus de 6 générations à une personne du bas de la distribution des revenus pour en rejoindre la moyenne. « Plus de 15 % des adolescents de 15 ans ont de faibles compétences numéraires et de compréhension, ce qui se traduira probablement par des difficultés d’insertion dans la vie professionnelle », ont-ils ajouté, faisant remarquer que ces divergences d’accès au marché du travail se poursuivent tout au long de la vie, notamment parce que le système de formation professionnelle « ne permet pas de remédier à ces inégalités chez les moins qualifiés ». Selon l’OCDE, la France se classe au 5ème rang des pays où les compétences des adultes sont les plus faibles. Par ailleurs, l’analyse indique que les écarts de revenus reflètent les disparités d’accès au travail et la fiscalité, ajoutant qu’en France, « le revenu des 20 % les plus pauvres, comme le revenu disponible médian, n’a pas cru de 2008 à 2016 ». « A ces écarts de distribution de revenus, il faut ajouter des dépenses contraintes de logement importantes », a-t-on souligné, recommandant l’urgence de redonner la possibilité à chacun de réussir qui doit passer par une réforme du système éducatif.

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