390 milliard DA pour l'alimentation des wilayas frontalières en eau potable

ALGER – Une enveloppe de plus de 390 milliards Da a été allouée, depuis 2000, aux wilayas frontalières pour la réalisation de projets d’alimentation en eau potable, a indiqué, samedi à Alger, le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib.

Cette enveloppe a été affectée à la réalisation de « 254 opérations centralisées et locales ayant permis d’améliorer l’alimentation en eau potable et de résoudre des problèmes chroniques dans ces régions, notamment la qualité des eaux », a précisé M. Necib, lors d’une allocution prononcée en son nom par le SG du ministère, Elhadj Belkateb à l’occasion de la rencontre nationale sur l’aménagement et le développement des zones frontalières.

Détaillant les réalisations du secteur des Ressources en eau, depuis 2000, dans les wilayas frontalières, M. Necib a fait état de la réalisation de (16) barrages implantés sur la bande frontalière avec une capacité de 1,5 milliard M3, (71) retenues collinaires, (23) stations de déminéralisation, (46) stations d’épuration, outre 320.000 hectares de terres irriguées.

Il a également cité les grands transferts notamment celui d’Ain Salah – Tamanrasset sur une distance de 750 km, assurant, à ce titre, que son secteur s’employait à la modernisation des équipements de pompage afin d’en garantir la durabilité.


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Le ministre a également fait état de l’entrée en exploitation du transfert du Chott ouest permettant l’alimentation des wilayas de Nâama, Tlemcen et Sidi Bélabès grâce à un réseau de 650 km.

A Béchar, les travaux ont été lancés pour alimenter la wilaya en eau potable à travers le forage de puits à Béni Ouenif. S’agissant du volume des eaux partagées avec les pays voisins, M. Necib a affirmé qu’elles ne dépassaient pas les 3% des capacités hydriques, ajoutant que cela se faisait par l’exploitation des oueds et des nappes phréatiques du Sahara de l’est (1 millions M²), et ce en application du mécanisme conjoint signé par l’Algérie, la Tunisie et la Lybie en 2005.

A ce propos, le ministre a souligné la disposition de son secteur à adhérer une démarche collective et solidaire pour le développement des régions frontalières à laquelle prendront part les départements ministériels, les élus locaux, les opérateurs économiques, les représentant de la société civile ainsi que les instances techniques et académique.