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Algérie-Royaume-Uni: les opportunités bilatérales de partenariat et d’investissement évoquées

octobre 31, 2018

ALGER- Le représentant personnel de la Première ministre britannique pour le partenariat économique avec l’Algérie, Lord Richard Risby, a évoqué mercredi à Alger, les différentes opportunités de partenariat et d’investissement entre l’Algerie et le Royaume-Uni, notamment dans le secteur énergétique. Lors d’une conférence de presse tenue à Alger, Lord Risby s’est dit confiant s’agissant de l’attrait, vis-à-vis des investisseurs, du projet de loi sur les hydrocarbures dont la mouture définitive est prévue pour la fin du mois de juillet 2019. Lord Risby a également évoqué l’accord signé lundi entre Sonatrach et British Petrolium (BP) pour explorer et développer les ressources non conventionnelles. Selon lui, cet accord vise à hisser les activités d’exploration entre les deux compagnies y voyant là « un signe de plus de la confiance placée par le Royaume-Uni dans le secteur énergétique de l’Algérie et dans son souhait de diversifier ses activités au sein de ce secteur ». Lire aussi: l’Algérie est un « partenaire stratégique » en matière de sécurité énergétique Par ailleurs, Lord Risby est revenu sur les différentes possibilités de coopération économique entre les deux pays dans les secteurs hors-hydrocarbures. Ainsi, il a cité le secteur de la Défense ainsi que divers secteurs productifs pouvant constituer des alternatives aux importations algériennes. Le même responsable a également évoqué ses entretiens tenus au cours de sa visite en Algérie avec plusieurs ministres du gouvernement, notamment avec le ministre du Commerce, Said Djellab. Cette rencontre a permis aux deux responsables d’échanger sur la manière dont la technologie peut être déployée en faveur du renforcement des liens commerciaux entre les deux pays. Lord Risby a cité, à titre d’exemple, la plateforme mise en place par le Royaume-Uni permettant aux entreprises, notamment algériennes, d’identifier d’éventuels partenaires commerciaux britanniques. Lire aussi: La consolidation des investissements britanniques en Algérie au centre d’un entretien Messahel-Lord Risby Il s’est également félicité de l’initiative similaire du ministère du Commerce qui a permis d’identifier six secteurs économiques principaux constituant des opportunités pour les investisseurs étrangers. Lord Risby a également indiqué que son pays considérait, tout comme l’Algérie, l’Afrique comme étant un marché « clé ». Le représentant britannique a également évoqué ses échanges avec le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, sur la modernisation du système bancaire algérien notamment en faveur du financement des jeunes entrepreneurs. Se disant « impressionné » par les jeunes chefs d’entreprises algériens, Lord Risby a rappelé que l’une des préoccupations des jeunes entrepreneurs en Algérie comme au Royaume-Uni est l’accès au financement. Pour lui, il s’agit d’une communauté dont l’Algérie peut être « très fière » en terme d’innovation et de dynamisme notamment dans le domaine de la technologie appliquée au secteur environnemental. Le représentant britannique a en outre évoqué sa réunion avec la ministre de l’Environnement et des énergies renouvelables, Fatma-Zohra Zerouati, qui a abouti à la signature d’un accord sur la création d’un groupe de travail bilatéral destiné à évoquer les problématiques environnementales et à échanger les expertises. Selon lui, la création de ce groupe de travail intervient au moment où les  deux pays font face aux impacts du réchauffement climatique. « Il y a pour nos deux pays ce besoin de bien s’organiser face à ce contexte », a-t-il estimé. […]

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Installation de l’Observatoire national de l’épargne, un outil pour hisser l’inclusion financière  

octobre 31, 2018

ALGER- Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, a procédé mercredi à Alger à l’installation de l’Observatoire national de l’épargne, à l’occasion de la journée mondiale de l’épargne, célébrée en Algérie cette année sous le thème « L’épargne, pierre angulaire de l’inclusion financière ». L’observatoire dont la création a été décidée il y a une année, a été mis en place par M. Raouya en présence du gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, le président de l’Association professionnelle des banques et des établissements financières (ABEF), Aboud Achour, les PDG des banques et des assurances, le Président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Hadad ainsi que des experts du monde de la finance.  Dans son discours inaugural, le ministre a affirmé que cet Observatoire composé de représentants des banques et des sociétés d’assurances, de l’Office national des statistiques  (ONS) et du Conseil national économique et social (CNES) ainsi que des experts du secteur est un outil au service de la communauté bancaire et de tous les acteurs intéressés par l’épargne et ses enjeux économiques.   « C’est également une force de proposition concernant l’innovation sur les produits à mettre sur le marché en couvrant les aspects conceptuels, réglementaires et fiscaux « , a-t-il poursuivi, en appelant les banques et les institutions financières à développer les produits d’épargne pour attitrer la masse monétaire qui circule dans le circuit de l’informel.  Le ministre a assuré par ailleurs que son département  « demeure très attentif » aux résultats (des enquêtes et études) établies par l’observatoire.  A propos de l’évolution de l’épargne des ménages, il a fait observer que ce dernier a connu une certaine stagnation durant ces deux dernières années en précisant que le chiffre est passé de  2.089 milliards en 2016 à  2.138 milliards en 2017. Il a par ailleurs précisé que l’épargne des ménages en 2013 était de1.662 milliard de dinars.  « Cette relative stagnation doit nous interpeller pour améliorer davantage notre offre », a-t-il commenté, en invitant dans ce contexte « toute la communauté bancaire à développer des produits adaptés afin de promouvoir la dynamique vertueuse de l’épargne » .  Lire aussi: Mise en place prochaine d’un Observatoire national de l’épargne A ce titre, il a insisté sur le fait que la sensibilisation à l’épargne doit être également un indicateur positif sur la population et particulièrement la jeunesse. M.Raouya a appelé également à mettre des dispositifs spécifiques adaptés à la demande de la clientèle afin de capter l’épargne au maximum et faire en sorte que des comptes d’épargne soient des produits bancaires attractif et un vecteur de la bancarisation. Pour sa part, le gouverneur de la Banque d’Algérie M.Loukal a expliqué que l’épargne ne concerne pas uniquement les ménages, mais le thème est plus large puisqu’on parle d’inclusion financière pour la croissance économique. « Lorsqu’on évoque l’épargne, depuis toujours notre esprit va aux ménages, aux petits épargnants mais aujourd’hui le thème est plus large en parle d’inclusion financière pour la croissance inclusive c’est le concept international qui préside à la collecte des ressources et au financement de l’économie » , a-t-il expliqué , estimant que ces deux fonctions sont indissociables.  A ce sujet, il a affirmé que la Banque d’Algérie avait décidé tout au […]

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Afrique du Nord: Volatilité de la croissance économique en raison de la dépendance des matières premières  

octobre 31, 2018

TUNIS- La croissance économique en Afrique du Nord demeure volatile en raison de la dépendance des économies de cette sous-région de l’Afrique aux ressources primaires comme l’agriculture et le secteur minier, a indiqué mercredi à Tunis un expert onusien. Intervenant lors au deuxième jour des travaux de la 33ème réunion du Comité intergouvernemental d’experts (CIE), qui relève de la Commission économique pour l’Afrique de l’ONU (CEA), M. Zoubir Benhamouch a relevé une croissance de 2,9% en Afrique du nord en 2016 et de 4,8% en 2017, malgré un ralentissement de la croissance en Algérie, en raison des conditions climatiques dans cette  région et d’une hausse importante de la production de pétrole en Libye. Selon cet expert onusien, l’inflation demeure élevée atteignant 15,9% en 2017 contre 9,8% en 2016, en raison des dépréciations du taux de change (Egypte, Soudan et Tunisie) et des réductions de subventions (Egypte, Libye). La faible diversification des économies des pays de l’Afrique du Nord se fait également ressentir sur la volatilité des finances publiques et du solde du compte courant, a-t-il expliqué. Avec la remontée des prix du pétrole, le déficit budgétaire de la sous-région est tombé à -8,9% du PIB en 2017 contre -11,2% en 2016. Le déficit courant est quant à lui passé de -9,7% du PIB en 2016, à -5,9% en 2017. Pour cette expert, la hausse des prix du pétrole a fortement profité aux économies algérienne (déficit de -6,6% en 2017 contre -16,6% en 2016) et libyenne (un excédent de 2,2% en 2017 contre un déficit de -48,1% en 2016). Lire aussi: Les experts de l’ONU relèvent les lacunes des systèmes statistiques des pays de l’Afrique du Nord Il a, par ailleurs, estimé que les progrès sociaux sont indéniables en Afrique du Nord, même si tous les pays ne sont pas dans la même situation. Les conditions de vie se sont améliorées notablement et la pauvreté a reculé sensiblement grâce à des investissements importants dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des services de base, l’accès à l’eau, à l’électricité et au logement. Entre 2012 et 2017, les pays qui ont le mieux progressé en termes de l’Indice de développement humain (IDH) sont le Soudan (20,29%), le Maroc (12,86%) et la Mauritanie (11,35%). M . Benhamouch a indiqué que les pays comme la Tunisie, l’Egypte et la Libye, qui ont connu à partir de 2011 des bouleversements profonds, ont vu un ralentissement de l’évolution de l’IDH, ce qui a détérioré leur position au niveau mondial. La Libye, qui était la mieux classée durant la première décennie des années 2000, a connu un recul important dans le développement humain, témoignant du fait que les progrès ne sont ni linéaires ni garantis, et que les crises peuvent les inverser. Lire aussi: ONU: le développement de l’Afrique du nord dépend aussi d’un système de statistiques fiable   L’insuffisante diversification des économies en Afrique du Nord a également des conséquences sur l’emploi, avec un taux de chômage qui demeure à un niveau relativement élevé: 12% en 2016. Malgré une croissance dynamique, la création d’emplois est insuffisante pour répondre aux besoins d’une population en forte croissance, a-t-il […]

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Tomate fraîche: plus de 13 millions de quintaux durant la campagne 2017-2018

octobre 31, 2018

ALGER- La production nationale de la tomate fraîche s’est établie à 13,72 millions de quintaux (qx) durant la campagne 2017-2018, a indiqué mercredi le ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche dans un communiqué. Le rendement a été de 428 qx/hectare pour la tomate plein champ et 1.225 qx/hectare pour la tomate sous serre, a précisé la même source. Les plus grandes wilayas productrices de la tomate fraîche sont Biskra avec une production de 2,33 millions de qx, Mostaganem avec une production de 1,33 million de qx, Tipaza avec 1,04 million de qx et Ain Defla avec 728.250 qx. Outre la tomate fraiche, la production de la tomate industrielle (destinée à la transformation), elle a été de 15,4 millions de qx durant la campagne 2017-2018, avec un rendement de 651 qx/hectare. Lire aussi: Développer la filière tomate industrielle et arrêter l’importation du triple concentré de tomate Les plus grandes wilayas productrices de la tomate industrielle sont Skikda avec une production de 4,65 millions de qx, Tarf avec 3,5 millions de qx, Guelma avec 2,06 millions de qx et Ain Defla avec 1,68 million de qx. Par ailleurs, le ministère a fait savoir que l’assemblée générale élective de l’ensemble des professionnels de la filière tomate a élu mercredi M. Mustapha Mazouzi en qualité de président du Conseil national interprofessionnel de la filière tomate. M.Mazouzi s’est engagé à travailler avec tous les acteurs de la filière pour la promotion et le développement de cette culture à travers l’accompagnement des agriculteurs, notamment les producteurs de la tomate, et la prise en charge de leurs préoccupations. « Le Conseil national interprofessionnel de la filière tomate est appelé à jouer un rôle moteur et constitue un espace de communication et de concertation entre la profession et les pouvoirs publics, outre la promotion et le développement du progrès technique », a-t-il indiqué. Par ailleurs, le Conseil aura pour tâche de collecter les données nécessaires à l’élaboration d’une feuille de route devant guider, à l’avenir, l’activité de cette filière. Pour rappel, les assemblées générales pour l’élection des présidents des Conseils nationaux interprofessionnels des filières agricoles ont déjà élu ceux de quatorze (14) filières: pomme de terre,  ail et oignon, lait, céréales, dattes, avicole, viande rouge, huile d’olive, agrumes, légumes secs, apiculture, aviculture, biculture et arboriculture fruitière. Ces assemblées générales électives se sont tenues suite aux recommandations issues des assises nationales de l’Agriculture liées aux organisations professionnelles et interprofessionnelles des filières agricoles, tenues en avril dernier à Alger.

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Sonelgaz réalisera 37 km de réseau haute tension à l’horizon 2021

octobre 31, 2018

ORAN – La Société nationale de l’électricité et du gaz (Sonelgaz) prévoit à l’horizon 2021 la réalisation de 34 Km de réseau haute tension, a annoncé, mercredi à Oran, le Président-directeur général (PDG) du groupe, Mohamed Arkab. « L’Algérie, qui est un pays continent, produit actuellement 19.000 MGW d’électricité et couvre l’ensemble de la demande nationale », a précisé le responsable, lors d’une conférence de presse animée en marge d’une rencontre régionale des cadres de la RDO (Région de Distribution de l’électricité et du gaz de l’Ouest). Mohamed Arkab a rappelé que l’objectif du groupe est d’accroître cette production à 22.000 MGW et d’en exporter vers les pays voisins, ceci passant par l’application d’un programme ambitieux qui s’étale jusqu’en 2021. Lire aussi: Le groupe Sonelgaz œuvre à s’ouvrir davantage sur l’innovation et l’investissement Par ailleurs, le PDG de Sonelgaz a indiqué que son groupe détient des créances de l’ordre de 60 milliards DA à l’échelle nationale. Ces dettes sont passées de 86 milliards DA, ces dernières années, à 60 milliards DA durant l’exercice actuel, a-t-il souligné. Il a relevé la nécessité de recouvrer ces créances qui permettront au groupe Sonelgaz « d’atteindre ses objectifs de développement, de mener ses investissements et de rémunérer ses employés ». « Nous organisons ces rencontres régionales afin de sensibiliser les cadres du groupe et les travailleurs sur le recouvrement des créances, car cet argent sert à conduire de nouveaux projets pour améliorer les prestations « , a relevé Mohamed Arkab, rappelant que le volume des investissements dans les réseaux de l’électricité et du gaz a atteint 380 milliards DA en 2017. Dans ce contexte, le PDG du groupe Sonelgaz a précisé que les rencontres régionales permettent de dresser un bilan des activités et de multiplier les efforts pour améliorer le service public et de fournir l’énergie électrique et le gaz de qualité et dans les meilleures conditions. Auparavant, le Secrétaire Général de la Fédération Nationale des Travailleurs des Industries Electriques et gazières, Achour Telli, a appelé les travailleurs à fournir davantage d’efforts pour atteindre les objectifs tracés par le groupe Sonelgaz. « D’ici le 31 décembre 2018, tous les travailleurs et les cadres du groupe doivent se mobiliser 24 heurs/24 pour récupérer les pertes et recouvrer les créances, car ceci permettra de régler une bonne partie des problèmes « , a noté l’intervenant.  

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Sonelgaz produira 34.000 MGW d’électricité à l’horizon 2021

octobre 31, 2018

ORAN – La Société nationale de l’électricité et du gaz (Sonelgaz) prévoit à l’horizon 2021 une production de 34.000 MGW d’électricité, a annoncé, mercredi à Oran, le Président-directeur général (PDG) du groupe, Mohamed Arkab. « L’Algérie, qui est un pays continent, produit actuellement 19.000 MGW d’électricité et couvre l’ensemble de la demande nationale », a précisé le responsable, lors d’une conférence de presse animée en marge d’une rencontre régionale des cadres de la RDO (Région de Distribution de  l’électricité et du gaz de l’Ouest). Mohamed Arkab a rappelé que l’objectif du groupe est d’accroître cette production à 22.000 MGW et d’en exporter vers les pays voisins, ceci passant par l’application d’un programme ambitieux qui s’étale jusqu’en 2021 et qui prévoit d’atteindre, à terme, une production de 34.000 MGW. Par ailleurs, le PDG de Sonelgaz a indiqué que son groupe détient des créances de l’ordre de 60 milliards DA à l’échelle nationale. Ces dettes sont passées de 86 milliards DA, ces dernières années, à 60 milliards DA durant l’exercice actuel, a-t-il souligné. Lire aussi: Le groupe Sonelgaz œuvre à s’ouvrir davantage sur l’innovation et l’investissement Il a relevé la nécessité de recouvrer ces créances qui permettront au groupe Sonelgaz « d’atteindre ses objectifs de développement, de mener ses investissements et de rémunérer ses employés ». « Nous organisons ces rencontres régionales afin de sensibiliser les cadres du groupe et les travailleurs sur le recouvrement des créances, car cet argent sert à conduire de nouveaux projets pour améliorer les prestations « , a relevé Mohamed Arkab, rappelant que le volume des investissements dans les réseaux de l’électricité et du gaz a atteint 380 milliards de dinars en  2017. Dans ce contexte, le PDG du groupe Sonelgaz a précisé que les rencontres régionales permettent de dresser un bilan des activités et de multiplier les efforts pour améliorer le service public et de fournir l’énergie électrique et le gaz de qualité et dans les meilleures conditions. Auparavant, le Secrétaire Général de la Fédération Nationale des Travailleurs des Industries Electriques et gazières, Achour Telli, a appelé les travailleurs à fournir davantage d’efforts pour atteindre les objectifs tracés par le groupe Sonelgaz. « D’ici le 31 décembre 2018, tous les travailleurs et les cadres du groupe doivent se mobiliser 24 heurs/24 pour récupérer les pertes et recouvrer les créances, car ceci permettra de régler une bonne partie des problèmes « , a noté l’intervenant.

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Système des statistiques en Afrique du Nord: l’ONS pour une coopération internationale 

octobre 31, 2018

TUNIS- Le directeur général adjoint de l’Office algérien des statistiques (ONS), Hamid Zidouni, a appelé mercredi à Tunis à une coopération internationale plus accrue à même de permettre aux pays de l’Afrique du Nord une plus grande maîtrise de la production et la publication des données statistiques. Intervenant lors de la 33ème réunion du Comité intergouvernemental d’experts (CIE), qui relève de la Commission économique pour l’Afrique de l’ONU (CEA), M. Zidouni a estimé que la coopération internationale reste une dimension importante pour le renforcement des capacités nationales dans le domaine de la statistique. Ce partenariat international doit reposer sur un cadre plus intégré,  assurant les synergies et les complémentarités tout en prenant en considération les besoins spécifiques d’un pays. Il est nécessaire, a-t-il avancé, de diversifier les partenaires et les formes de coopération pour une prise en charge effective des besoins nationaux et régionaux en matière de statistiques. M.Zidouni a affirmé que la priorité doit de plus en plus être accordée à la coopération Sud-Sud qui apporte une valeur ajoutée et des dividendes supplémentaires. Le grand défi pour les années prochaines est aussi de concilier la coopération Sud-Sud avec la coopération Nord-Sud qui restent complémentaires, a-t-il affirmé. Les approches d’assistance technique doivent également être révisées pour accorder la priorité à l’appropriation collective et nationale des méthodologies statistiques, a-t-il indiqué. Lire aussi: Les experts de l’ONU relèvent les lacunes des systèmes statistiques des pays de l’Afrique du Nord Evoquant l’expérience de l’ONS en matière de coopération internationale, M. Zidouni a fait savoir que la Banque mondiale avait coaché une équipe de cet organisme sur les méthodologies et les logiciels utilisés dans les études sur la pauvreté. Il a également évoqué une coopération avec l’Union européenne (UE) visant un rapprochement entre l’ONS et les médias à travers la formation des journalistes. Concernant la production de statistiques fiables à même d’aider à la prise de décision, M. Zidouni a recommandé une plus grande implication du secteur privé et une mobilisation intense des TIC afin d’améliorer l’efficacité du système national de statistique. A noter que l’Algérie assure la vice-présidence de la 33ème réunion du Comité intergouvernemental d’Experts qui se tient du 30 octobre au 2 novembre à Tunis.  Initiée par le Bureau de la CEA de l’ONU en Afrique du Nord, cette réunion représente une occasion pour les experts et représentants des pays nord africains d’échanger sur les besoins de la région en matière de production de statistiques de qualité, les protocoles régissant la production de données et leur analyse dans cette sous-région du continent africain.  Cette rencontre se tient avec la participation de représentants de haut niveau des gouvernements et des institutions nationales des statistiques des pays concernés (Algérie, Tunisie, Maroc, Mauritanie, Libye, Egypte, Soudan).  Les recommandations issues de cette réunion seront soumises à la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement Economique de la CEA dans la perspective de leur mise en oeuvre. La Commission Economique pour l’Afrique est l’une des cinq commissions régionales du Conseil Economique et Social de l’ONU (ECOSOC).  Son Bureau en Afrique du Nord a pour mission de soutenir le développement des sept pays de […]

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Les experts de l’ONU relèvent les lacunes des systèmes statistiques des pays de l’Afrique du Nord

octobre 31, 2018

TUNIS- Les Objectifs de développement durable (ODD) ont mis les systèmes statistiques nationaux des pays de l’Afrique du Nord à « rude épreuve », ont affirmé mercredi à Tunis des experts de l’ONU qui ont relevé les grandes lacunes des systèmes statistiques des pays de cette région du continent africain. Intervenant lors du deuxième jour des travaux de la 33ème réunion du Comité intergouvernemental d’experts (CIE), les experts du Bureau de la Commission économique pour l’Afrique de l’ONU (CEA) ont relevé, tout d’abord, que les pays de l’Afrique du Nord doivent renforcer leurs capacités à définir, planifier et évaluer les politiques du développement durable pour réussir le Programme de développement durable de l’ONU à l`horizon 2030 (Programme 2030) et de l’Agenda 2063. Pour rappel, l’Agenda 2063, initié par l`Union africaine, se veut un plan d`action pour catalyser le développement du continent et renforcer l`intégration et l`unité africaines et ambitionne de faire de l`Afrique un continent prospère fondé sur une croissance inclusive et un développement durable. Lire aussi: ONU: le développement de l’Afrique du nord dépend aussi d’un système de statistiques fiable Dans leurs interventions, ces mêmes experts ont considéré que la définition des politiques de développement appropriées, leur suivi et évaluation nécessitent avant tout un large éventail de « données statistiques de qualité ». Il est ainsi essentiel, selon eux, de disposer de données de qualité et à jour pour doter les pays de l’Afrique du Nord de moyens pour définir les priorités, procéder à des choix éclairés et mettre en oeuvre des politiques meilleures au service du développement durable. « La pénurie chronique de données, dont souffrent ces pays, associée à l’insuffisance des incitations à remédier à cette déficience et au manque de capacités techniques et financières, constitue, toutefois, un obstacle majeur à la réalisation de ces objectifs fixés dans le cadre des Nations Unies », ont-ils relevé.       ==Les ressources humaines et financières des statistiques ne sont pas à la hauteur des besoins==   Selon eux, les Objectifs de développement durable (ODD) ont mis les systèmes statistiques nationaux (SSN) des pays de l’Afrique du Nord à une « rude épreuve ». A ce propos, ils ont observé que la plupart des pays de cette région ne collectent pas de données pour bon nombre de statistiques fondamentales (naissances, décès, croissance économique, fiscalité, commerce, agriculture, environnement…) et encore moins pour les indicateurs du développement durable (programme 2030 et de l’agenda 2063). Tous les pays de l’Afrique du Nord « rencontrent des difficultés qui sont exacerbées par la faiblesse de leurs capacités statistiques », ont-ils précisé. Ainsi, la plupart des pays de cette région du continent disposent de « données insuffisantes » sur la pauvreté et éprouvent des difficultés à produire des données pour des intervalles inférieurs à cinq ans ou à le faire en temps voulu. Dans tous ces pays, pour près de deux tiers sur les 242 indicateurs relatifs aux ODD, les données font défaut, sans compter que la plupart les données ne sont pas à jour. Même lorsque des données sont disponibles, « elles ne sont pas souvent suffisamment ventilées. D’où l’impossibilité, pour les décideurs politiques, d’élaborer des programmes ou des mesures pour suivre ou comparer les situations de différentes catégories de […]

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L’Algérie gagne neuf places dans le classement Doing business de la BM

octobre 31, 2018

WASHINGTON- L’Algérie a amélioré son score de neuf places dans le classement Doing Business 2019 de la Banque Mondiale, selon le nouveau rapport de l’institution financière internationale, publié  mercredi à Washington. Avec un score de 49,65 points sur cent, l’économie algérienne s’est hissée à la 157ème place cette année après avoir été à la 166ème en 2017. Le rapport de la BM qui évalue le cadre réglementaire s’appliquant aux PME dans 190 économies, examine notamment les conditions dans lesquelles les entreprises peuvent lancer leurs activités, avoir accès à l’électricité, au crédit ou payer leurs impôts. L’amélioration dans le classement de l’Algérie s’explique en particulier par deux réformes menées en matière de commerce transfrontalier et d’accès à l’électricité. Selon la Banque Mondiale, l’Algérie s’est classée cette année à la 106ème place en matière de raccordement à l’électricité avec un score de 69,58 points sur cent. L’économie algérienne a figuré également à la 76ème place dans le domaine de règlement de l’insolvabilité, la 112ème pour ce qui de l’exécution des contrats, la 129ème pour l’obtention de permis de construire et à la 150ème en matière de création d’entreprises. Lire aussi: La Banque Mondiale actualise son évaluation de l’économie algérienne L’Algérie et la Banque Mondiale avaient signé en 2014 un accord d’assistance technique visant à améliorer la position de l’Algérie dans ce classement. Dans le cadre de cet effort, le gouvernement avait également créé un comité dédié à l’amélioration du climat des affaires. Il y a lieu de rappeler que le nouveau rapport de la BM intervient quelques mois après les révélations fracassantes de son ancien économiste en chef, Paul Romer, sur les « changements de laéthodologie de ce classement qui ont été motivés par des considérations politiques ». L’économiste américain, Nobel de l’économie pour 2018, qui a démissionné après ces révélations avait cité le cas du Chili, dont la notation aurait été volontairement abaissée depuis l’arrivée au pouvoir en 2014 de la socialiste Michelle Bachelet. Le Chili qui a enregistré depuis 2010 une progression constante dans le Doing Business, a vu son classement chuter de la 34 place en 2014 à la 57 ème place en 2017 en raison de l’introduction d’un indicateur sur les délais de paiement des impôts, imposé aux entreprises, qui a coûté cher à ce pays en matière d’attractivité économique. L’audit indépendant commandé ensuite par la Banque Mondiale a pointé  » les changements fréquents de la méthodologie  » suivie dans l’élaboration de Doing business qui auraient eu des répercussions politiques sur certains pays évalués. Si l’audit a soutenu qu’il n’y a pas eu de manipulation politique dans le cas du Chili, il a cependant conclu que « les changements fréquents de la méthodologie réduisent la valeur des indicateurs pour les chercheurs, les décideurs et les médias « . Il ressort de cet examen, publié en juillet dernier, que les changements dans les scores obtenus par les pays évalués font l’objet  » d’un suivi intensif de la part des médias nationaux et internationaux, souvent sans tenir compte des modifications apportées à la méthodologie et peuvent  affecter de manière plausible les politiques nationales et même les élections « , a relevé l’audit.

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Algérie-Mauritanie: les moyens de promouvoir les échanges économiques et commerciaux examinés à Alger

octobre 31, 2018

ALGER – Le ministre du Commerce, Saïd Djellab a reçu, mardi à Alger, l’ambassadeur de la République de Mauritanie en Algérie, Boulah Ould Mogueye, avec lequel il a examiné les moyens de promouvoir et de développer les échanges économiques entres les deux pays, a indiqué le ministère dans un communiqué. Lors de cette audience, le ministre a fait état de « la grande réussite » qu’a connue la Foire des produits algériens, abritée, la semaine dernière, par la capitale mauritanienne Nouakchott, une réussite traduite, selon le responsable, par le nombre de conventions commerciales signées entre les entreprises algériennes et leurs homologues mauritaniennes. A ce propos, M. Djellab a précisé que la foire a été couronnée par la signature de 15 conventions en attendant l’aboutissement des concertations en cours entre les opérateurs commerciaux des deux pays, devant donner lieu à d’autres conventions dans le domaine de la commercialisation des produits algériens en Mauritanie. A l’occasion de cette rencontre, le premier responsable du secteur du Commerce a souligné l’impératif de poursuivre la coordination entre l’ensemble des instances afin de mettre en œuvre les voies et moyens à même de promouvoir le partenariat commercial entre les deux pays. Pour sa part, l’ambassadeur mauritanien a félicité l’Algérie pour le succès qu’a connu sa foire économique à Nouakchott, exprimant, à ce titre, la satisfaction du consommateur mauritanien vis-à-vis de la qualité et la diversification des produits algériens. Le diplomate mauritanien s’est également félicité de la coopération fructueuse réunissant les deux pays notamment en termes d’échanges commerciaux, invitant par la même les opérateurs mauritanien à tirer profit de l’expérience algérienne avérée dans plusieurs domaines, ainsi qu’à renforcer les visites entre les délégations économiques des deux pays.

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