Lancé officiellement en 2013 par le Président chinois XI JINPING, le projet dit des  « Routes de la Soie »  – communément désigné comme le projet BRI (Belt and Road Initiative) – est sans conteste l’une des propositions de coopération économique globale les plus ambitieuses et les plus consistantes qui aient été formulées sur la scène économique mondiale.

Cette initiative consiste, notamment, à appuyer le financement et la réalisation d’un vaste réseau d’infrastructures visant à promouvoir sur le long terme la coopération entre la Chine et ses différents partenaires économiques, en facilitant la connectivité et les échanges, en réduisant les coûts commerciaux et logistiques et en stimulant l’investissement et la croissance. Selon les autorités chinoises, l’objectif poursuivi est de « favoriser l’interconnexion entre les continents asiatique, européen et africain ainsi que les mers et océans adjacents ».

A ce jour, ce ne sont pas moins de 600 opérations d’infrastructures qui sont déjà inscrites ou en cours de réalisation, parmi lesquelles  quelques 160 projets d’investissements de très grande envergure, pour des financements mobilisant quelques 855 Mds d’Euros.

Du fait de la qualité de sa relation politique avec la Chine, mais aussi du fait de son poids économique, de son potentiel énergétique et de son positionnement stratégique à l’intersection entre Europe, Afrique et Monde arabe, l’Algérie est particulièrement bien placée pour se positionner en partenaire pivot  pour de gros investissements en infrastructures orientés notamment vers le désenclavement du continent africain.

L’Algérie porte un intérêt évident au projet du « Belt and Road Initiative ». Le Maroc et la Tunisie, pour leur part, ont déjà signé solennellement des accords d’adhésion au programme chinois. On peut seulement regretter que chacun des pays maghrébins se soit positionné de manière individuelle et par certains égards, concurrentielle, face à l’initiative chinoise, là où une approche coordonnée aurait, à coup sûr, maximisé les retombées économiques positives pour l’ensemble de la région.

Dans ce contexte, CARE a souhaité y consacrer une de ses Rencontres Matinales, et ainsi contribuer à un fructueux débat sur l’intérêt potentiel, pour l’Algérie comme pour les pays de la région, de ce projet majeur des « Routes de la Soie ».

Modération: Slim OTHMANI, Président de CARE.

Bio-Express:

Consultant expert des politiques commerciales. Ancien fonctionnaire des services économiques de la Présidence de la République. Ancien Directeur Général du Commerce Extérieur au Ministère du Commerce, en charge notamment des négociations d’accession de l’Algérie à l’OMC. Membre de CARE.

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