En 2019, le gouvernement lancera dans une wilaya-pilote le premier programme de transferts monétaires ciblés. L’objectif sera de compenser les pertes de pouvoir d’achat, conséquences des futures baisses des subventions.

Pour l’application de ce programme, le gouvernement envisage de s’appuyer sur des listes de ménages démunis, établies par des mécanismes administratifs.

Cette solution de ciblage administratif sera déployée dans un environnement dépourvu de système d’information et de statistiques fiables et exhaustifs, « importé de pays beaucoup plus inégalitaires ». Forcément,  il ne pourra donc couvrir qu’une faible partie des couches sociales démunies, moins de 20% selon ce que démontrent les expériences similaires dans le monde, alors qu’il est impératif de protéger plus largement les franges les plus fragiles ainsi qu’une partie des classes  moyennes inférieures.

Les difficultés qui émaillent d’ores et déjà le programme gouvernemental de transferts ciblés augurent de retards inévitables dans sa mise en application.

C’est ce contre quoi le collectif NABNI met en garde dans le document intitulé « Réforme des subventions et transferts monétaires : Inventer le modèle algérien de transferts monétaires directs».

Dans sa contribution au débat sur la réforme des subventions sociales, NABNI soumet deux solutions alternatives « permettant de couvrir bien plus largement la population, plus rapidement, avec des risques d’exclusion beaucoup plus faible des plus démunis. »

Pour en parler, CARE invite un panel composé de trois experts qui aborderont la question des réformes des subventions, de leur utilité et des conditions de leur mise en œuvre.

Mabrouk AIB, NABNI

Abdelkrim BOUDRA, NABNI

Mouloud HEDIR, CARE

Modération: Nadhir LAGGOUNE, CARE

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