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La baisse des prix du logement LPP n’est pas à l’ordre du jour

novembre 30, 2017

ALGER- Le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la ville, Abdelwahid Temmar a déclaré, jeudi à Alger, que les prix du Logement Public promotionnel (LPP) ne peuvent être revus à la baisse, car il s’agit d’une formule commerciale destinée à une certaine catégorie. Lors d’une séance consacrée aux questions orales à l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre a précisé que la révision du prix du LPP n’est pas à l’ordre du jour étant une formule purement commerciale, indiquant que son mode de paiement ne peut être le même que celui du logement de type location-vente (AADL). « Les facilités dont ont bénéficié les souscripteurs de la formule AADL ne peuvent être accordées aux souscripteurs du LPP en raison des engagements envers les banques des organismes chargés de la réalisation de ces projets », a ajouté M. Temmar. Lire aussi: Wilaya d’Alger: plus de 250.000 logements en cours de réalisation Le programme du LPP ne représente que 2% du nombre global des projets de logement à travers le territoire national, contre 19% pour le programme AADL et 37% pour le Logement public locatif (LPL), a-t-il fait savoir. S’agissant des souscripteurs de la formule LPP n’ayant pas pu contracter de crédit pour payer leurs logements en raison de leur âge, le ministre a précisé qu’une concertation est en cours avec toutes les parties concernées, dont le Crédit populaire d’Algérie (CPA) pour examiner l’éventualité du transfert du paiement des échéances aux ascendants des souscripteurs. Concernant les logements AADL, le premier responsable du secteur a précisé que la réalisation du programme de logement arrêté se chiffre à 330 milliards de DA. Le ministre a fait état du lancement de 80.000 unités de logements AADL en 2019 qui viendront s’ajouter aux 120.000 inscrits au titre 2018, ce qui couvre le nombre global de dossiers des souscripteurs ayant versé leurs tranches et dont le nombre est de 195.000 inscrits. A une question concernant le programme AADL dans la wilaya de Souk Ahras, M. Temmar a évoqué la nécessité d’aplanir toutes les entraves pour faciliter le lancement des projets inscrits, indiquant que 1500 logements AADL ont été livrés à Souk Ahras en 2016. « Lors de ma prise de fonction, il y’avait un écart entre les ordres de versement (450 000) et les projets en cours de réalisation (230 000 unités) », a indiqué le ministre, rappelant les recommandations du gouvernement concernant le lancement des projets inscrits et la remise des ordres de versement aux bénéficiaires des programmes de logements dont les projets ont été lancés. Lire aussi: Plus de 129.000 logements livrés au cours du 1er semestre de 2017 Le ministre a insisté sur l’impératif de garantir le financement nécessaire pour chaque programme lancé pour éviter d’éventuels problèmes après le lancement des travaux de réalisation. Il est procédé à l’assainissement des listes des bénéficiaires des logements actuels, a indiqué le ministre, assurant que les citoyens inscrits aux nouveaux programmes et possédant déjà des logements seront écartés. Un retard est accusé dans la réalisation du programme AADL de type location-vente au niveau de 20 wilayas, a indiqué M. Temmar, ajoutant que le secteur veille à rattraper ce retard à travers […]

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L’UA  et l’UE favorables à une nouvelle approche économique

novembre 30, 2017

ABIDJAN- Les dirigeants africains et européens, réunis mercredi et jeudi à Abidjan (Côte d’Ivoire) dans le cadre du 5ème sommet Union africaine-Union européenne, sont favorables à l’instauration d’une nouvelle approche économique entre les deux continents pour l’établissement un partenariat économique durable, équilibré et équitable. Lors d’une conférence de presse, organisée jeudi à l’issue de ce sommet, le président guinéen, Alpha Condé, dont le pays assure la présidence actuelle de l’Union africaine (UA), a assuré que l’Afrique était décidée à « prendre son destin en main », évoquant notamment le volet économique, indispensable pour le développement du continent. M. Condé a affirmé que lors de discussions « franches » avec les Européens durant ce sommet, il a été convenu d’ouvrir une « nouvelle page de partenariat » entre les deux continents, avec l’intensification des efforts et des investissements « d’égal à égal » en faveur de l’Afrique. Lire aussi: Sommet UA-UE : les dirigeants insistent sur les investissements pour la transformation économique de l’Afrique Il a ainsi considéré que la coopération entre l’Afrique et l’Europe ne devrait plus reposer sur les aides et les contributions, mais plutôt sur les investissements et des partenariats gagnant-gagnant permettant à chacune des deux parties de tirer profit des points forts de l’autre et d’être complémentaires pour l’intérêt des deux continents. Pour sa part, le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker, a souligné qu’entre l’Afrique et l’Europe, les relations économiques doivent s’établir sur la base d’un partenariat d’égal à égal, profitables aux deux parties à travers des investissements majeurs, susceptibles de développer le continent africain et de servir également l’intérêt de l’Europe. Il a, à cet effet, rappelé que l’Europe avait décidé de consacrer un plan d’investissements de plus de 44 milliards d’euros en Afrique d’ici 2020, précisant que c’est aux dirigeants africains et opérateurs de choisir les domaines peuvent accueillir ces investissements. Pour sa part, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a affiché la volonté de l’Europe d’intensifier ses investissements en Afrique dans un cadre de partenariat durable et équilibré, permettant d’assurer le développement et la prospérité des deux continents. Intervenant à la même occasion, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki, a insisté sur le partenariat équitable qui doit régir les relations économiques entre l’Afrique et l’Europe, soulignant le rôle important de la jeunesse qui doit être un moteur de croissance économique pour les deux continents.   ==Un accord fixant les priorités et les objectifs de chacun==   De son côté, le président du Parlement panafricain, Roger Nkodo Dang, a indiqué que l’UA est une entité juridique, au même titre que toute autre entité juridique régionale ou continentale, et peut, de ce fait, discuter du partenariat de toute l’Afrique avec les autres unions, surtout en ce moment où le monde est multipolaire. A cet effet, M. Dang a insisté sur la nécessité de définir la manière avec laquelle l’UA et l’UE doivent établir leur partenariat, soulignant que le renforcement du dialogue et des négociations entre les deux continents permettront de trouver un accord fixant les priorités et les objectifs de chacun. Lire aussi: Sommet UA-UE: adoption d’une Déclaration commune sur la situation des migrants en Libye Une vision […]

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Signature d’une convention CPA-CAAR pour le e-paiement des polices d’assurance

novembre 30, 2017

ALGER- Une convention a été signée jeudi à Alger entre le Crédit populaire d’Algérie (CPA) et la Compagnie algérienne d’assurance et de réassurance (CAAR) pour le lancement du service de paiement par internet (e-paiement) des polices d’assurance. Ce document a été paraphé par les P-dg du CPA et de la CAAR, respectivement, Omar Boudieb et Brahim Djamel Kessali, en présence du ministre des Finances, Abderrahmane Raouya. Dans une première phase, ce mode de souscription en ligne s’appliquera au produit d’assurance Multirisque Habitation (MRH), permettant aux clients de la CAAR, détenteurs d’une carte interbancaire (CIB) émise par n’importe quel établissement bancaire activant en Algérie, de payer leur police d’assurance MRH à travers le portail web de cet assureur public. Ce service de paiement en ligne se verra prochainement généralisé à d’autre produits d’assurance commercialisés par la CAAR, dont notamment l’assurance catastrophe naturelle (CatNat), a expliqué le P-dg de cette compagnie d’assurance dont le réseau commercial dispose de pas moins de 42  Terminaux de paiement électronique (TPE). Lire aussi: Le CNRC adhère au système d’acceptation de e-paiement de la BNA Cette opération « s’inscrit dans le cadre de la dynamique engagée par les pouvoirs publics visant à conforter davantage le processus de modernisation des moyens de paiement électronique en Algérie et la numérisation de l’économie », a indiqué le P-dg du CPA. Selon lui, ce service vient renforcer le partenariat CPA-CAAR à la faveur de la mise en place, à travers les guichets du CPA, des activités de bancassurances pour la vente des produits d’assurance-dommages et de personnes de la CAAR et de sa filiale CARAMA.   ==Plus de 100.000 opérations de e-paiement  effectuées depuis octobre 2016==   Pour sa part, le ministre des Finances a déclaré à la presse qu’une convention similaire serait signée à la fin décembre 2017 entre la Banque algérienne de développement rural (BADR) et la Société algérienne des assurances (SAA). Par ailleurs, il a relevé que plus de 100.000 opérations de e-paiement avaient été effectuées depuis octobre 2016. Affirmant que les sociétés d’assurance ont « entamé le virage du numérique » avec la mise ne place d’un certain nombre de service d’assurance via le net, M. Raouya a estimé que cette avancée intervenait suite à la démarche de modernisation engagée par les pouvoirs publics pour répondre aux attentes des consommateurs. Dans ce cadre, il a mis en exergue l’importance des mesures prises dans le cadre du texte de Loi des finances 2018 qui stipule que tout agent économique qui offre des biens ou services à des consommateurs doit mettre à leur disposition des TPE pour leur permettre, à leur demande, de régler le montant de leurs achats par carte de paiement électronique. Lire aussi: CACOBATPH: lancement d’un service de paiement en ligne des cotisations Selon le ministre, les entreprises qui veulent rester compétitives et réaliser un niveau de performance élevé tout en assurant une réelle proximité avec la clientèle sont tenues d’investir dans les nouvelles technologies. Il a alors précisé que son département ministériel accordait une grande importance à la digitalisation des transactions dans l’ensemble des secteurs financiers, appelant à poursuivre les efforts de numérisation et de modernisation pour réunir les […]

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Opep-non Opep: l’Algérie engagée à respecter l’accord

novembre 29, 2017

 VIENNE – Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni a réitéré mercredi à Vienne l’engagement de l’Algérie à soutenir l`accord de l’Opep, en faveur d`une stabilisation durable des marchés pétroliers. L’Algérie tiendra à cet accord et est, à ce titre, engagée à respecter ses engagements, a déclaré M. Guitouni avant la tenue de la réunion ministérielle des pays Opep et non Opep. Il a rappelé le rôle prépondérant qu’a jouée l`Algérie, lors de la réunion de l’Opep en septembre 2016 à Alger, et ce, dans le rapprochement des points de vue entre les pays de l`Opep mais aussi les producteurs non-Opep. Cette initiative est venue de l’Algérie et prise par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika , a-t -il souligné. A propos de la réunion ministérielle des pays Opep et non Opep, le ministre a fait savoir qu’elle permettra d’examiner les conclusions des travaux des différents comités des pays de l’Opep.   Lire aussi: Réunion Opep-non Opep: deux experts en énergie abordent les enjeux du marché pétrolier mondial (TROIS QUESTIONS) Cette réunion devra nous permettre de prendre des décisions relatives à l’accord de l’Opep et son extension qui pourrait intervenir jusqu’à la fin de l’année 2018, a indiqué M. Guitouni. Pour rappel, lors de la tenue à Alger de la 170ème réunion extraordinaire de la Conférence ministérielle de l’Opep en septembre 2016, les pays membres de l’Opep avaient décidé d’ajuster leur production dans un intervalle de 32,5 à 33 mbj et de créer un Comité de haut niveau présidé par l’Algérie en vue d’élaborer les détails de l’accord. Ces détails ont été définis dans une proposition algérienne adoptée lors de la 171ème réunion ordinaire de la Conférence tenue en novembre 2016 à Vienne. En fin 2016, l’Opep et des pays non Opep avaient ainsi fini par entériner un accord prévoyant de réduire la production quotidienne de 1,8 million de barils par jour (mbj) sur une période de six mois à partir du 1er janvier, avec 1,2 mbj pour l’Opep et 600.000 bj pour les producteurs hors-Opep. Les 11 pays producteurs de pétrole non Opep concernés par cet accord sont l’Azerbaïdjan, Brunei, Bahreïn, la Guinée équatoriale, le Kazakhstan, la Malaisie, le Mexique, Oman, la Russie, le Soudan et Sud Soudan. Mais pour réduire les stocks de pétrole à leur niveau moyen des cinq dernières années et souligner la détermination des producteurs à assurer la stabilité du marché, les deux parties avaient décidé en mai dernier de prolonger de neuf mois l’accord de réduction de la production en vigueur depuis janvier 2017.

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Réunion Opep-non Opep: deux experts en énergie abordent les enjeux du marché pétrolier mondial

novembre 29, 2017

ALGER- Deux experts dans les questions énergétiques, Abdelmadjid Attar et Mourad Preure, s’expriment sur les enjeux de la Conférence ministérielle de l’Opep et la réunion ministérielle des pays Opep et non Opep prévues jeudi à Vienne.   -QUESTION: Le principal enjeu est la reconduction de l’accord de réduction de la production. Selon vous, la réunion Opep-non Opep va-t-elle aboutir à une telle décision?     – ABDELMADJID ATTAR: Cette position sera certainement défendue par la majorité des membres de l’Opep et des pays producteurs non-Opep, parce qu’ils savent tous que la récente augmentation du prix du baril est conjoncturelle, qui est liée à quatre facteurs: une situation géopolitique au Moyen-Orient aggravée par les tensions entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, une instabilité en Irak, en Iran et en Turquie née des ambitions d’indépendance du Kurdistan, une forte spéculation sur des achats massifs de Brent par rapport au WTI, et des conditions météorologiques exceptionnelles. C’est pour toutes ces raisons que la prudence doit être de mise, et qu’une reconduction de l’accord de réduction est la meilleure sinon la seule décision à prendre.    – MOURAD PREURE: Je pense que la reconduction de l’accord est quasiment actée et, d’ailleurs, intégrée par le marché. Le niveau des prix s’en ressent d’ailleurs. Les analystes sont surtout convaincus que les deux principaux producteurs impliqués dans cet accord, soit l’Arabie Saoudite et la Russie, ont fortement subi le choc de la guerre des prix et ont grand intérêt à un raffermissement de ces derniers.  Le président Poutine s’est montré ferme avec les douze compagnies pétrolières qui représentent 90% de la production de son pays et n’avaient pas affiché une adhésion à la poursuite de la politique de réduction de la production. Il tient cette position car la baisse durable des prix a induit  des conséquences économiques très dures (autant que pour tous les pays producteurs) et contrarient la stratégie qu’il a tracée pour son pays.  D’un autre côté, l’Arabie Saoudite traverse une crise financière dans un contexte politique interne particulièrement délicat. Les déficits publics ont atteint 200 milliards de dollars les trois dernières années alors que l’ouverture du capital de l’Aramco, la compagnie pétrolière saoudienne,  prévue en février, risque un grave échec avec des prix bas. Car, en effet, la valeur boursière d’une compagnie pétrolière réside dans la valorisation de ses réserves. Si le prix est bas, la valeur boursière est d’autant basse.  Cet argument me semble majeur dans le changement de cap saoudien, étant entendu aussi que l’expérience a montré aux dirigeants saoudiens qu’à chaque fois que ce pays a engagé l’Opep dans une guerre des prix, ce fut un échec. C’est d’ailleurs une absolue aberration en l’espèce puisqu’une  guerre des prix ne réussit que lorsque le producteur le plus coûteux est exclu du marché. Or, comme depuis 1986, on sait que les investissements dans l’amont pétrolier sont si coûteux que le producteur le moins compétitif continuera à produire au coût marginal pour payer l’entretien des infrastructures et les frais financiers. De plus, s’agissant des schistes, la guerre des prix a donné un élan au progrès technique qui a permis de diviser les coûts par deux avec des approches nouvelles […]

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Abdelmoumen Ould Kaddour: Sonatrach n’a pas quitté la Libye

novembre 29, 2017

OUARGLA- Le Président directeur général (Pdg) du groupe Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour a affirmé que l’entreprise n’a pas quitté la Libye où elle détient encore des activités. S’exprimant au terme d’une visite de travail mardi à Hassi-Messaoud (900 km Sud d’Alger), M. Ould Kaddour a indiqué que « Sonatrach n’a pas quitté la Libye, malgré les circonstances sécuritaires que connaît ce pays voisin ». « On a toujours un appareil de forage sur place et nous voulons continuer à être en Libye », a déclaré le Pdg de Sonatrach lors d’un point de presse, en marge de sa visite de terrain. Lire aussi: Avec ses 154 filiales, Sonatrach est la seule compagnie africaine à développer de multiples activités Le Groupe Sonatrach, qui dispose d’un portefeuille de plus d’une centaine de filiales exerçant à l’échelle nationale ainsi que dans différents pays, dont la Libye, s’engage à développer ses relations de partenariat, comme dans le cas de l’Organisation Ourhoud considéré comme un exemple d’une  coopération réussie. « Ce projet est extrêmement important et démontre le type de relation que l’on peut avoir avec un partenaire », a-t-il souligné, ajoutant que « la relation entre les partenaires est quelque chose d’essentielle pour nous ». « Chacun a un savoir-faire et si on peut marier les deux savoir-faire, de notre part et de la part du partenaire, nous pouvons aller de l’avant, raison pour laquelle nous sommes en train de revoir la loi des hydrocarbures qui permettra d’attirer plus d’investisseurs », a noté M. Ould Kaddour. « Nous travaillons aussi actuellement sur la stratégie, et d’ici le début de l’année prochaine, nous aurons une vision globale, notamment sur les prévisions de l’entreprise et ses objectifs », a-t-il déclaré. Créé par Sonatrach le 1er juillet 1997, en association avec différents partenaires étrangers (Anadarko, Cepsa et Pertamina), le champ d’Ourhoud, dont la production a atteint un (1) milliard de barils, de 2002 à ce jour, s’étend sur une superficie de 254,54 km2 au niveau du bassin de Berkine  (320 km au Sud-est de Hassi-Messaoud), a-t-on fait savoir.

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Opep-non Opep: La question de reconduction de l’accord au cœur de la réunion

novembre 29, 2017

 ALGER- La question de la reconduction de l’accord de baisse de la production de pétrole, au-delà du 31 mars 2018, sera au menu, jeudi à Vienne, de la réunion entre l’Opep et les pays non membres associés à cet accord dont la Russie. En fait, deux rendez-vous majeurs sont prévus jeudi dans la capitale autrichienne: la Conférence ministérielle de l’Opep et la réunion ministérielle des pays Opep et non Opep, auxquelles prendra part le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni. Très attendue, la réunion Opep-non Opep intervient dans un contexte d’incertitudes liées notamment à la nouvelle vague d’offre concurrentielle provenant des Etats-Unis, une situation qui préoccupe particulièrement la Russie dont les sociétés pétrolières craignent de perdre des parts de marché alors que la hausse des cours du pétrole profite aussi aux entreprises américaines. En octobre, la Russie a vu sa production quotidienne de pétrole augmenter à 11,3 millions de barils de brut, dépassant les 10 millions de barils produits par l’Arabie saoudite, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Toutefois, des analystes estiment que si les compagnies pétrolières russes veulent réussir, elles ne peuvent pas se permettre de trop se détacher de la ligne de conduite du gouvernement. Pour les observateurs, en entrant dans le jeu de l’Opep, la Russie a acquis une position excellente dans la région. Pour l’Opep comme pour la Russie, il s’agit ainsi de faire face à l’insatiable appétit des  producteurs de schiste aux Etats-Unis. En effet, alors que l’Opep accentue ses efforts à l’effet d’assurer une stabilité sur le marché, la hausse de la production américaine, qui devrait se poursuivre dans les années à venir, bouscule toujours le marché. Lire aussi: Pétrole: la reconduction de l’accord Opep-non Opep au delà de mars 2018 débattue vendredi à Vienne  Selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les Etats-Unis vont dominer le marché mondial de pétrole d’ici 2025. Ils représenteront à eux seuls 80% de la croissance de la production mondiale de brut d’ici 2025 grâce à l’essor de la production de pétrole de schiste.   =Une bonne décision est de mise=   Selon Bloomberg, l’Opep a fait récemment appel à des analystes pétroliers pour discuter des répercussions de la baisse qu’elle a consentie sur une éventuelle montée en puissance de l’offre non conventionnelle américaine. Mais ces experts ont exprimé des avis divergents sur l’ampleur de l’approvisionnement concurrentiel américain. La durée de prolongation de l’accord dépendra en partie des estimations de l’évolution de la production américaine et d’autres bruts concurrentiels. Selon les mêmes sources, les responsables de l’Opep s’inquiètent du fait que le marché et les cabinets de consulting n’aient pas jusqu’ici une estimation claire et exhaustive des quantités de pétrole de schiste américain qui risquent de remplacer l’offre de cette organisation pétrolière. La croissance du schiste américain pour 2018 devrait osciller entre 500.000 barils par jour et 1,7 mbj, ce qui complique les prévisions de l’Opep. Face à cette situation d’abondance de l’offre, les observateurs estiment que des réajustements sont nécessaires pour donner plus de consistance à l’accord de l’Opep-non Opep. C’est à ce titre que le ministre de l’Energie des Emirats arabes unis, Suheil al-Mazrouei, a […]

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FAO: l’agriculture de demain exigera beaucoup d’innovations techniques

novembre 29, 2017

ALGER – L’agriculture de demain « exigera beaucoup de connaissances si l’on veut garantir un avenir alimentaire durable », a indiqué le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), José Graziano da Silva, rapporte cette agence onusienne sur son site web. Selon lui, « l’agriculture de demain n’exigera pas beaucoup d’intrants mais surtout beaucoup de connaissances. C’est le nouveau paradigme ». S’exprimant devant le think tank Chatham House à Londres, M. da Silva a relevé que durant les dernières décennies, la production alimentaire a augmenté aux dépens de l’environnement, entraînant des déforestations, des pénuries d’eau, un appauvrissement des sols et des niveaux élevés d’émissions de gaz à effet de serre. Les systèmes alimentaires actuels se sont révélés inefficaces pour pouvoir éradiquer la faim dans le monde, a-t-il avisé. Il a, à cet effet, fait remarquer que si la production actuelle était plus que suffisante pour nourrir la population mondiale, 800 millions de personnes souffraient encore de sous-alimentation. « Nous devons promouvoir l’innovation et mettre en place des pratiques durables qui permettent de fournir une alimentation nutritive et accessible, des services écosystémiques et qui contribuent à renforcer la résilience face au changement climatique », a-t-il indiqué. Lire aussi: FAO: l’agriculture de demain exigera beaucoup de connaissances Cela implique de réduire l’utilisation des pesticides et des produits chimiques dans l’agriculture, d’améliorer la diversification des cultures et d’améliorer les pratiques liées à la conservation des terres, entre autres. La FAO a soutenu plusieurs initiatives prometteuses dans ce sens, dont l’agriculture intelligente face au climat, la création et la protection de systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial, ainsi que de nombreuses pratiques agro écologiques. « Pour fournir aux populations une nourriture plus saine, nous devons intervenir à chaque étape du système alimentaire, de la production à la consommation », a déclaré le Directeur général de la FAO. Cela implique de se focaliser sur les aspects immatériels  des systèmes alimentaires, tels que le comportement des consommateurs et d’appliquer de nouvelles règles légiférant sur la publicité des produits alimentaires, a-t-il ajouté. Il s’agira également d’agir de manière coordonnée sur des problèmes mondiaux tels que les organismes nuisibles et maladies transfrontalières, la résistance aux antimicrobiens et les normes sur la salubrité alimentaire, a-t-il noté. Les pertes et le gaspillage alimentaires est un thème essentiel où il est nécessaire d’intervenir et qui fait également partie des secteurs clés pour parvenir à un développement durable. Selon la FAO, un tiers de la nourriture produite à travers le monde est soit perdue, soit gaspillée chaque année – provoquant des émissions de gaz à effet de serre et des effets négatifs sur les ressources naturelles – et est plus que suffisante pour subvenir aux besoins de la population mondiale d’ici 2050. Mais les pertes alimentaires dans les chaines de valeur alimentaires peuvent s’avérer importantes, en particulier dans les pays en développement avec le manque ou l’inadéquation des infrastructures, a-t-il expliqué, notant que les pertes liées au secteur de la pêche en Afrique de l’ouest pouvaient atteindre deux tiers de la production. « Nous avons besoin d’investir davantage », a-t-il indiqué, soulignant qu’une approche holistique visant à réduire les pertes et le gaspillage alimentaires pouvait contribuer à réaliser […]

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SITP-2017: signature de 7 conventions entre des entreprises publiques économiques

novembre 29, 2017

ALGER – Sept (07) conventions de coopération entre des entreprises publiques économiques ont été signées mardi, en marge de l’inauguration de la 15e édition du Salon international des travaux publics (SITP) au Palais des expositions d’Alger, en présence de plusieurs ministres. Le ministre des Travaux publics et des Transports, Abelghani Zaalane, a présidé la cérémonie de signature de ces conventions entre plusieurs entreprises publiques, notamment celles signée entre la Société de gestion des gares routières d’Algérie (SOGRAL) et l’entreprise Algérie Poste, portant sur le lancement d’un programme d’installation et d’exploitation de distributeur automatique de billets (DAB) et une autre pour la création d’un centre de colis postaux au niveau des gares routières. Par ailleurs, Algérie poste a signé des conventions avec la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) et l’Etablissement de gestion de services aéroportuaires (EGSA) pour l’installation et l’exploitation de  distributeur automatique de billets (DAB) au niveau des gares ferroviaires et des aéroports. Lire aussi: Plus de 300 exposants au 15e Salon international des Travaux publics Une convention a été signée entre l’Agence nationale des autoroutes (ANA) et l’entreprise publique Télédiffusion d’Algérie (TDA) pour la réalisation d’un réseau « FM » au niveau de l’autoroute Est-Ouest pour garantir un  bouquet d’émission de la Radio au profit des usagers, notamment des orientations et des indications sur l’état de la circulation et d’autres informations liées à cette infrastructure publique. Au volet de la formation, une convention a été signée entre le groupe des travaux maritimes, filiale  du ministère des Travaux publics et des Transports et l’Université Lounissi Ali d’El Afroun (Blida). Par ailleurs, une convention pour le développement des projets et programmes d’infrastructures a été signée entre l’Agence italienne de gestion des autoroutes (ANAS) et l’organisme de Contrôle technique des travaux publics (CTTP). S’exprimant en marge de la cérémonie de signature, le ministre et des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaalane, a affirmé que ces conventions s’inscrivaient dans le cadre du renforcement de la coopération entre les entreprises publiques économiques dans divers domaines dans le but de relever le niveau de compétitivité et fournir des services de qualité aux citoyens.

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Plus de 300 exposants au 15e Salon international des Travaux publics

novembre 29, 2017

ALGER – La 15e édition du Salon international des travaux publics (SITP) a ouvert ses portes mardi au Palais des expositions (Pins maritimes) à Alger, avec la participation de 300 exposants, dont 104 étrangers issus de 12 pays européens et asiatiques pour prendre part à cette manifestation qui se poursuivra jusqu’au 2 décembre prochain. Il s’agit de la Chine, invitée d’honneur, présente à travers 17 entreprises activant dans les secteurs des travaux publics et des grandes oeuvres d’art, outre l’Italie représentée par 30 exposants, la France (19 exposants), l’Allemagne (15 exposants), le Portugal (11 exposants), la Turquie (5 exposants) et la Pologne (2 exposants), auxquels s’ajoutent des représentants venus d’Iran, d’Inde, du Danemark, de la Belgique, des Pays-Bas et d’Espagne. Les grandes entreprises algériennes publiques et privées sont également présentes à ce salon professionnel, notamment le groupe Cosider, le groupe ERTHB, l’Entreprise publique de matériels des travaux publics et des entreprises de réalisation de structures en préfabriqué. « Le Gouvernement s’emploie à mettre en oeuvre le programme du président de la République dans ses volets ayant trait principalement à la consolidation des acquis socio-économiques » (Zaalane) S’exprimant à l’ouverture de cette 15e édition qui a pour thème « Des réalisations, des projets et des défis », le ministre des Travaux publics et des transports, Abdelghani Zaalane, a indiqué que cette manifestation économique se tient alors que le Gouvernement s’emploie à mettre en oeuvre le programme du président de la République dans ses volets ayant trait principalement à la consolidation des acquis socio-économiques réalisés au  titre des différents plans de développement et le recours à des alternatives permettant de diversifier les sources de financement de l’économie nationale et réduire la dépendance totale aux hydrocarbures. Lors de sa visite aux différents stands du SITP, le ministre a affirmé que le secteur des travaux publics et des transports était le principal moteur du développement économique et de l’amélioration des taux de croissance, et  par conséquent il est appelé plus que jamais -a-t-il dit- à valoriser les infrastructures stratégiques réalisées, notamment les différentes extensions d’aéroports, ports commerciaux et de pêche, autoroutes, installation ferroviaires au niveau des Hauts-plateaux, l’extension des routes au Sud et au niveau des frontières, la réalisation des lignes de métro et de tramway ainsi que le téléphérique. Pour M. Zaalane, l’importance de cette manifestation réside dans le fait qu’elle soit un terrain propice à l’échange d’expertise et expérience, à l’établissement de relations de coopération entre les différents opérateurs nationaux et étrangers à la faveur du climat d’affaires propice et des différentes mesures incitatives, facilitations et exonérations prévues par les textes législatives régissant l’investissement en Algérie, qui sont, a-t-il déclaré, parmi les raisons qui ont amenés plusieurs opérateurs à prendre part à cette édition du SITP.     « L’importante participation des partenaires étrangers à ce salon témoigne de l’attractivité du marché algérien », a souligné le ministre. Il s’agit en outre d’une opportunité pour des partenariats permettant le transfert de nouvelles technologies dans le domaine des travaux publics et de l’entretien des infrastructures, a-t-il ajouté. « Nous nous attelons aujourd’hui à favoriser l’émergence et la structuration d’un réseau d’opérateurs spécialisés dans l’entretien et la maintenance des infrastructures, maîtrisant […]

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