Depuis le second semestre de 2014 notre pays subit un choc économique très violent lié à l’effondrement du prix des hydrocarbures.

Pour planter le décor je me dois de faire deux remarques :

  • Tout d’abord, la baisse du prix du pétrole n’est pas la cause de la crise mais en est le révélateur. Refuser cette évidence c’est aussi refuser la remise en cause d’un modèle économique obsolète basé sur la rente et la dépense budgétaire.

J’ai envie de reprendre les propos d’Alexandre Kateb dans El Watan (11 septembre 2016) et  dire: « il ne faut pas confondre les symptômes et les racines du problème. »

Il n’est plus acceptable et il est certainement dangereux que la pérennité de notre économie et de notre modèle social dépendent lourdement d’une variable exogène.

De profondes réformes et transformations structurelles apparaissent donc comme indispensables et souhaitables en vue d’assurer une reproduction endogène de notre système économique.

  • Seconde remarque, il convient de relever que pendant de nombreuses années l’économie algérienne a bénéficié de ressources financières abondantes, et pourtant durant cette longue période, l’Algérie, de l’avis de nombreux experts, n’a pas réalisé son potentiel de croissance à cause d’une intermédiation financière beaucoup plus faible que celle des autres pays de la région mais aussi à cause de l’inefficacité de nos investissements publics.

Au préalable, il me semble important d’analyser la manière par laquelle la crise a été gérée entre 2014 et 2016 et quelles ont été les conséquences de cette crise et de sa gestion sur certains de nos grands agrégats économiques.

Analysons les données des tableaux en annexe au travers desquelles cinq tendances lourdes apparaissent: 

  • Le niveau des réserves de change passe de 194 milliards de $ à fin 2013 à 114 milliards de $ à fin 2016.
  • Le solde budgétaire passe d’un équilibre en 2013 à un déficit évalué à 15-16 % aussi bien en 2015 qu’en 2016.
  • La balance courante passe d’un solde positif d’un milliard de $ en 2013 à un solde négatif d’environ 26 milliards de $ en 2016.
  • L’épargne budgétaire mesurée par les disponibilités au sein du FFR passe de 5563 milliards de DZD à fin 2013 au niveau plancher prévu par la loi de 740 milliards de $ en juin 2016 (probablement épuisé à ce jour suite à la disposition introduite dans  la LF  pour 2017).
  • Une forte poussée de la part de la monnaie fiduciaire dans M2 qui indique une importance croissante du secteur informel dans l’économie,

La dure réalité de la mécanique économique apparait dans ces données.

Très clairement, en 2015 et 2016, l’ajustement a été réalisé par «  réforme minimale ».

Dans ce cadre, 4 remarques s’imposent :

  • Avant la Loi des Finances (LF)  pour 2017 et en dehors de certaines modifications introduites en matière de prix local de l’énergie, l’ajustement budgétaire n’a pas été significatif
  • L’ajustement de la Balance des paiements s’est limité à certains encadrements quantitatifs des importations de nature administrative (contingentements au travers de quotas et autres licences)
  • Au-delà de certains effets d’annonce de nature très superficielle, on observe par ailleurs,  une faible visibilité sur le programme de réformes structurelles attaché au « nouveau modèle économique».  Pourquoi ?Est-ce dû à des divergences d’analyse au sein de  l’appareil de gouvernance économique ? À une mauvaise communication ? Et pourtant la Task force réunie autour du Premier Ministre est de  grande qualité ? Mais a-t-elle bénéficié d’assez de temps, d’assez d’écoute ?
  • Le seul ajustement significatif a été celui réalisé par la Banque d’Algérie et a touché le taux de change.

Pour faire simple, les effets négatifs potentielles du contre choc de 2014 sur la croissance économique et sur le secteur bancaire, notamment la liquidité bancaire (à noter aussi la fin des opérations de reprise de liquidité en juillet 2016), ont été temporairement limités par l’utilisation des marges de manœuvre qui étaient disponibles à la fin de 2014 :

  • La monétisation des avoirs du Fond de Régulation des Recettes (FFR)
  • L’utilisation d’une partie des réserves de change
  • Une hausse de la dette publique

Mais une telle démarche, tout à fait compréhensible car l’agenda politique et social est resté prioritaire par rapport à l’agenda économique, ne peut être que temporaire et transitoire.

Il ne serait pas raisonnable de rester sur une vision implicitement  de court terme basée sur une anticipation de remontée prochaine du prix des hydrocarbures et sur la croyance d’une «  pérennité éternelle » de nos réserves de change.

Des marges de manœuvre, certes de plus en plus réduites, continuent d’exister :

  • Un niveau encore substantiel de réserves de change
  • Un faible niveau de dette extérieure
  • Une  dette publique interne d’un faible niveau

Mais ces marges de manœuvre ne doivent surtout pas être avancées pour justifier un statu quo  et ne rien faire.

L’enjeu n’est pas le sauvetage de notre économie mais celui de la volonté de mise en œuvre d’un ambitieux programme de réformes pour la reconstruction ex-nihilo d’une économie

Le pays a encore l’opportunité de mettre en œuvre ce programme de réformes de manière progressive, pour en atténuer le cout social, mais ne pas faire plus pendant la nouvelle fenêtre d’opportunité qui s’ouvre (2017-2021), serait suicidaire vis-à-vis des générations futures.

ALORS QUE FAIRE ?

Comme disent les anglo-saxons «  action is the name of the game ». Il est, à présent urgent d’accélérer  le rythme des réformes dont tout le monde, en dehors des rentiers, partage les objectifs

Dans ce cadre, il est possible de construire une «  feuille de route » autour d’enjeux immédiats et d’enjeux de nature plus structurelle.

LES ENJEUX IMMEDIATS

Dans le contexte actuel deux priorités se dégagent pour les 3 à 5 prochaines années :

  • La consolidation de nos finances publiques
  • La relance de la production et des exportations dans le secteur des hydrocarbures

Sur la premier volet, il convient de rappeler que nos finances publiques ne sont pas viables ce qui plaide pour plus de rigueur et d’efficience

A noter dans ce cadre la qualité du travail sur la trajectoire budgétaire 2016-2019 réalisé par la Task Force et les services du Ministère des Finances  qui nécessitera  une mise en œuvre rigoureuse, sans interférence,  et probablement quelques approfondissements et durcissements autour de 4 axes

Une meilleure maitrise des dépenses courantes de l’Etat. Ces dernières ont doublé entre 2009 et 2015 passant de 2300 milliards de DZD à 4591 milliards de DZD ……..n’est ce pas là un indice de gaspillage ? A noter dans ce cadre que les dépenses de personnel représentent plus de 10 % du PIB

Une refonte progressive mais totale du système de protection des populations les plus vulnérables. Actuellement les subventions et transferts sociaux représentent une part importante de notre PIB. Ils sont couteux et le plus souvent mal ciblés et certainement injustes. De plus, ils induisent une forte demande d’importation du fait de l’insuffisance de l’offre locale, une consommation excessive d’énergie et génèrent des «  superprofits » pour certains importateurs qui ne répercutent pas toujours  les baisses de prix observées sur le marché international. Tout ceci pèse lourdement sur nos équilibres extérieurs.

On peut aussi comprendre ici  que l’agenda économique ne cadre pas toujours avec l’agenda politique et social visant à assurer  la cohésion et la stabilité sociale suite aux conséquences de la «  décennie noire » mais il est URGENT de remplacer le subventionnement des produits par un dispositif mieux ciblé  de transferts monétaire direct pour mieux protéger les pauvres et plus d’équité

Une meilleure efficacité de nos investissements publics par un renforcement  de leurs processus de maturation, d’exécution et de contrôle. Nos investissements publics génèrent peu de croissance …..Le multiplicateur cher à JM KEYNES ne joue pas chez nous. Le renforcement des pouvoirs et de l’expertise de la CNED apparait indispensable

Une meilleure collecte de l’impot. De nombreux spécialistes estiment qu’il est possible d’élargir les recettes budgétaires en améliorant le rendement de la fiscalité ordinaire et ce en réorientant vers les biens et services la pression fiscale qui est supportés actuellement par les salariés.

La question de la relance de la production et des exportations dans le secteur des hydrocarbures est primordiale  car le repli de la production d’hydrocarbures sur la période 2006-2015 est avéré.

La Banque d’Algérie a, par exemple, évalué à plus de 30 % la baisse de la valeur ajoutée du secteur des hydrocarbures sur la période 2006 – 2014. Les chiffres de production pour 2015 ont été annoncés en en très légère hausse (+ 0.40 %) mais notre Banque Centrale constatait néanmoins «  la poursuite de la contraction des quantités exportées de 0.28 %. Pour 2016, les  chiffres avancés dans la presse  laissent présager une reprise modeste aussi bien de la production que des exportations

A ce niveau, cinq axes d’effort sont à privilégier

Une telle relance passe par un accroissement significatif de l’effort d’exploration, ce qui suppose certaines évolutions du cadre institutionnel jugé trop contraignant (loi actuelle sur les hydrocarbures et fiscalité)

Cette relance passe aussi  par le respect du calendrier de mise en œuvre des nouvelles capacités de production après leurs découvertes. Ce qui pose la question de la position de Sonatrach vis-à-vis des grands EPC mondiaux.

L’accroissement  des volumes exportés passe aussi par une substantielle rationalisation de la consommation locale. Dans ce cadre, il convient de rappeler que l’Algérie consomme environ 50 % du pétrole produit et environ un tiers des 130 milliards de m3 de gaz produits…. Les généreuses subventions touchant les produits énergétiques, évaluées par certains analystes, à plus de 8 % du PIB, ont conduit, sans aucun doute, à d’énormes gaspillages

De la même manière le développement des énergies renouvelables notamment le solaire, apparait comme incontournable en vue de dégager des quantités supplémentaires  exportables de gaz ou disponibles pour une  locale  «  noble » et porteuse d’intégration économique

Il revient aux spécialistes de s’exprimer sur les voies et moyens à déployer pour prendre en charge ces questions touchant nos hydrocarbures

Tout ceci est d’autant plus sensible que 2019 verra l’avènement d’un nouveau facteur d’incertitude : l’échéance d’une large part des contrats  actuels de vente de gaz à long terme

Que va-t-il se passer avec ces contrats dans le contexte d’une concurrence accrue sur le marché du gaz ?

Cette concurrence de plus en plus exacerbée pose aussi  la nécessité d’une réduction sensible des couts et d’une meilleure efficience de notre compagnie nationale (SONATRACH)

LES REFORMES STRUCTURELLES

Les 4 pistes de chantiers qui suivent, ne se veulent pas exhaustives mais apparaissent comme incontournables

Rappelons aussi qu’il ne peut y avoir de mesure unique ou unilatérale mais uniquement des mesures en cohérence entre elles

L’ENJEU DE LA GOUVERNANCE

Deux volets apparaissent prioritaires :

La reconstruction d’une capacité d’analyse prospective

Le recentrage de l’appareil administratif et le développement d’une nouvelle philosophie du service public. Une administration recentrée sur les exigences du terrain et pour laquelle écoute, accompagnement, information et communication sont les maitres mots. Le texte réglementaire n’est plus l’interdit mais trace des manières de faire, promeut et incite les innovations et les initiatives

INCITONS, OUVRONS DES VOIES NOUVELLES ET ENSUITE CANALISONS ET REGLEMENTONS

Cela passe aussi par une simplification («  steamlining ») de toutes les procédures administratives notamment en relevant avec conviction le défi du numérique

L’ENJEU DE LA REGULATION

Une conviction : la croissance pérenne viendra du secteur privé ou ne sera pas. Cela suppose donc :

  • L’élargissement du secteur privé, la facilitation de ses investissements et une promotion volontariste de l’entrepreneuriat. Facilitons la création d’entreprise et encourageons la promotion de l’innovation technologiques et la formation innovante
  • Actuellement l’acte de commercer est très largement plus attractif que celui de l’investissement et de la production. Il est urgent «  d’inverser la vapeur ». Cela passe par des mesures audacieuses dans les domaines fiscaux et douaniers ainsi qu’une profonde réorientation de notre système d’incitations
  • Notre environnement réglementaire est complexe et nos processus longs et compliqués. Malgré quelques améliorations récentes notre climat des affaires reste lourd et contraignant
    • La construction d’une attractivité plus grande pour les investissements étrangers qui seront cruciaux pour le transfert de savoir faire et de technologie. Cela passe par la révision de certaines restrictions et contraintes actuelles.
  •  

L’ENJEU DE L’ECONOMIE INFORMELLE

Le marché informel représente une part conséquente des échanges et canalise dans ses circuits beaucoup d’argent. La mesure de son étendue peut être approchée par le niveau de la circulation fiduciaire hors banque estimée à environ 26-27 % du PIB et à 33 % de la masse monétaire.  L’Informel représente un obstacle majeur à toute politique économique soucieuse d’efficacité ?

La question est donc «  comment l’intégrer sans rupture dans les équilibres sociaux » ?

Je n’ai pas la solution en dehors de la nécessité d’un Etat fort et impartial.

L’ENJEU DU SECTEUR BANCAIRE

Après avoir consommé son épargne, le  pays est en déficit de ressources et restera probablement en déficit de ressources pour de nombreuses années

Un tel contexte nous oblige à  revoir notre paradigme économique car il remet en cause le modèle de fonctionnement de notre économie, qui devient non viable

La cause d’un tel souci n’est pas interne au secteur bancaire et financier mais relève de la sphère des finances publiques

Dans ce contexte l’enjeu touchant le secteur bancaire est simple à énoncer mais plus complexe pour la définition du PERT des réformes à mener et sa mise en œuvre

La problématique devient :

En contexte de rareté des ressources, comment mobiliser le potentiel du secteur bancaire et financier pour soutenir / favoriser la promotion d’un secteur productif hors hydrocarbures qui soit dynamique et compétitif ?

Pour se faire, revenons au «  BABA de l’économie » et tentons d’éviter de possibles illusions !

La rareté des ressources impose :

  • Soit la réduction des dépenses
  • Soit la recherche de nouvelles ressources

Les nouvelles ressources ne pourront venir que de deux origines :

  • La ressource locale
  • Les ressources du reste du monde

Je suis loin de disposer de réponses pour toutes les problématiques, mais je vais essayer à nouveau  de « planter un décor » permettant d’entamer avec vous un débat que j’espère fécond mais surtout professionnel 

Passons en revue les grandes questions qui se posent

LA POLITIQUE MONETAIRE

Le pilotage monétaire du pays sera complexe car il faudra optimiser plusieurs variables, souvent contradictoires, et faire des choix

Le contexte

  • Une baisse de la liquidité bancaire
  • Le maintien d’une situation très tendue pour les finances publiques avec d’importants déficits budgétaires qui devront être financés ce qui se traduira inéluctablement par un substantiel accroissement de la dette publique interne avec un risque très fort d’éviction de l’investissement privé par le Trésor

Restons clairs, la  ressource locale:

  • Pourrait venir de manière artificielle, par un refinancement généreux des banques et donc par la création monétaire avec les risques inflationnistes qui y seraient associés
  • De l’épargne hors circuit bancaire détenue notamment dans le secteur informel  ( ne pas trop se faire d’illusion sur cela après expérience de l’emprunt national de l’an dernier et le processus de mise en conformité fiscale et avant le probable déploiement de la finance alternative
  • D’un ajustement du taux de change favorable à l’élargissement de l’assiette de fiscalité pétrolière

La ressource du reste du monde ne pourra venir que :

  • Du recours à l’endettement extérieur
  • D’une augmentation du flux d’investissements étrangers
  • D’une cession d’actifs, lesquels ?

L’endettement extérieur

J’ai eu l’occasion de m’exprimer sur le sujet dans Maghreb Emergent au printemps 2016

Il convient de ne pas diaboliser la dette

La dette n’est plus  un choix mais une nécessité

La dette c’est comme le cholestérol : il y a la bonne et la mauvaise

A nous d’optimiser l’utilisation de cette dernière

Le recours aux IDE

Il pose la lancinante question du 51 / 49 qui n’a plus, à mon avis, beaucoup de sens non seulement sur le volet financier mais aussi pour le volet technologique

N’oublions pas, qu’il s’agit pour nous de reconstruire ex-nihilo une base industrielle  (une nouvelle économie)

Le cas particulier des PPP nécessite un approfondissement de la réflexion

LA REFORME DU SECTEUR BANCAIRE ET FINANCIER

LE VOLET INSTITUTIONNEL SERA CRUCIAL

8 AXES  D’EFFORT ET D’ACTIONS M’APPARAISSENT  IMPORTANTS

1 / Il convient de montrer  la Direction en définissant et en communiquant une DOCTRINE CLAIRE sur les investissements dans le secteur :

  • Sommes-nous prêts à octroyer de nouvelles licences ?
  • Dans quel cadre ?
  • Et si le 51 / 49 continue d’être la règle, est ce  que le secteur privé aura accès aux 51 % ?

2 / La révision totale de la GOUVERNANCE  des banques publiques autour de 4 axes :

La clarification du rôle ambigüe et contradictoire des banques publiques

  • L’exécution des objectifs des pouvoirs publics qui doit être compensée par des affectations budgétaires transparentes et pas noyée dans les bilans
  • Les activités commerciales en concurrence directe avec les banques privées

L’élargissement et le renforcement des Conseils d’administration des  banques publiques  à / par des experts bancaires et financiers indépendants

La privatisation partielle ou totale d’une à deux banques publiques

Le renforcement des outils de pilotage notamment une refonte totale et une modernisation des systèmes d’information

3/ Un Audit de complet de cohérence puis un relâchement progressif du contrôle des changes : Notre économie a beaucoup changé. Les services ont notamment pris une grande importance

4 / Une libéralisation immédiate du change à terme pour les dettes et créances commerciales (balance courante)  et pour quelques opérations du compte de capital

5/ L’approfondissement du marché financier par la mise sur le marché des effets publics pour chaque maturité

6/ Mettre fin à la situation de répression financière par une libéralisation des taux pour atteindre des taux d’intérêt réels positifs aussi bien pour la rémunération des dépôts que pour le pricing des prêts

7 / le développement massif et immédiat des techniques de paiement modernes (monétique, Internet et mobile banking) pour tenter d’atténuer la prépondérance des paiements en espèces  et essayer de réduire la part de la monnaie fiduciaire dans M2

8 / La réforme  du système judiciaire pour renforcer les droits des créanciers, améliorer le recouvrement des créances et améliorer  le régime des suretés

J’aurais du sans aucun doute traiter de l’enjeu des ressources humaines  qui est déterminant……….mais contrainte de temps

Ce long exposé nous a conduits à la frontière du politique Ce n’est peut être pas opportun d’y pénétrer, mais sachons qu’il est inévitable de l’ouvrir et de s’y ouvrir Comme me disait récemment un ami «  l’avenir ne peut être subi si les volontés  s’expriment, si les choses sont dites » Alors la question devient «  que dire ? Que dire ? »

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